Primordial

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Nom du groupe Shadow Of Intent
Nom de l'album Primordial
Type Album
Date de parution 10 Janvier 2016
Labels Self-Produced
Style MusicalDeath Symphonique
Membres possèdant cet album22

Tracklist

1.
 The Prelude to Bereavement
 05:50
2.
 The Shaping Sickness
 04:06
3.
 The Invoking of the Execution of Worlds
 04:20
4.
 The Cosmic Inquisitor (ft. Dan Watson of Enterprise Earth)
 06:33
5.
 The Didact's Will
 07:43
6.
 The Last Bastion
 04:04
7.
 The Battle of the Maginot Sphere
 04:04
8.
 The Twin Revelation
 05:06
9.
 The Aftermath in Jat-Krula
 06:21
10.
 The Indexing
 04:41

Durée totale : 52:48


Chronique @ Groaw

19 Janvier 2017

Une pépite dans un monde intergalactique

Dans un genre rempli de milliers et de milliers de groupes et régné par des titans (Thy Art Is Murder, Whitechapel, Suicide Silence ..), difficile de trouver une place et d'être dans les meilleurs de ce monde, surtout lorsqu'il s'agit d'un premier album. Technique (instrumental et vocal), prises de risques et qualité doivent être de rigueur afin de sortir dans le trou noir de l'anonymat-deathcore. Il est aussi Primordial de proposer une galette soignée, qu'il s'agisse de la pochette ou des morceaux présentés, et qui ne soit pas indigeste pour notre ouïe.

C'est donc avec ce premier opus du nom de Primordial que les Américains de Shadow Of Intent vont essayer de relever ce défi de taille. Un artwork qui nous met directement dans une ambiance intersidérale avec, ce qui pourrait nous sembler la Terre au premier plan sous une pluie de météorites et la Lune au second plan. Une bien belle pochette qui ne peut que présager le meilleur. Aliencore vous vous dites ? Un album .. Primordial dans notre collection (fallait bien la faire cette petite blagounette :P) ? Eh bien, parcourons cet album pour donner des réponses à ces questions.

Le premier morceau (The Prelude To Bereavement) nous déroute très vite puisque celui-ci commence par une très belle introduction symphonique, progressive mais nous mettant tout de suite dans ce monde spatial. Une introduction parsemée au bout d'une trentaine de secondes de riffs decrecendo-crescendo. Une fois celle-ci terminée, ça envoie du lourd, très lourd avec la voix, qui certes, ne réinvente rien mais qui surprend après un début relativement calme. Aussitôt servi par cet en-cas vocal, voici, contre toute attente, le premier breakdown arrivant seulement au bout de deux minutes de chanson et d'album, merveilleusement bien réalisé et qui sera agréablement surprendre l'auditeur. Un morceau qui se terminera par un joli solo de guitare, et comme au début, très sereinement.

Le second extrait (The Shaping Sickness) est ce qu'on pourrait appeler un exact contraire du précédent morceau. On commence par du lourd, on y ajoute ici et là de belles touches symphoniques et des riffs venus d'un autre temps. On fait bien sûr attention à ne pas trop noyer le tout afin que le résultat ne soit pas pâteux. Mélangez le tout et vous obtiendrez un morceau bien moelleux et mielleux pour nos oreilles.

Tous les autres extraits gardent un aspect similaire aux deux premiers morceaux. Certains sortent quand même du lot : The Cosmic Inquisitor (quelle claque, un travail vocal à la limite de inimaginable, des riffs sortis tout droit d'une autre planète et une demi-fin totalement inattendue pouvant, à la première écoute, faire penser à du Black Symphonique), The Didact's Will (sept minutes qui vous sembleront finalement bien courtes, un début faisant presque penser à du Septicflesh, la chanson à laquelle je fais allusion étant Anubis, un morceau qui tire beaucoup plus sur du Death Symphonique que sur du Deathcore mais qui en reprendra quand même les couleurs après deux minutes d'écoute) et The Indexing (ses touches égyptiennes, son breakdown et ce riffing de fin terminent cet opus de la plus belle des façons).

Le mixage entre programmation et instrumental est des plus plaisants : aucun des deux viennent nuire à la grande et haute qualité des morceaux et même si parfois, l'un est ascendant sur l'autre, cela est à peine dérangeant puisque le tout est encore audible. Le travail vocal est impressionnant : qu'il s'agisse d'aller dans les graves ou dans les aigus, qu'il s'agisse même de tenir la voix résulte d'un énorme travail technique et Shadow Of Intent prouve qu'il a cette maîtrise technique avec cet opus. Un dernier point que je n'ai pas vraiment traité dans cette chronique et qui aurait pu faire défaut à un grand nombre de groupes de Deathcore : la batterie. En effet, pour beaucoup, la trop grande utilisation de la double pédale, le fait de vouloir atteindre une trop grande rapidité ou encore le fait de vouloir taper dans toutes les caisses et cymbales nuisent aux compositions. Là, ce n'est pas du tout le cas : l'équilibre de la double pédale, la rapidité et le tape-partout ont été maîtrises et procurent une agréable écoute de cet album.

Vous l'aurez compris, pour leur premier coup de pinceau, Shadow Of Intent vient de réaliser son premier coup de génie, un album plein de surprises et de beauté, une pépite dans un monde intergalactique, un mélange osé mais réussi entre Deathcore, Aliencore et symphonique (du Death-Aliencore-Symphonique en tout point). Il ne vous faudra pas plus de deux ou trois écoutes pour savourer pleinement de ce joli bijou. Que vous cherchez des riffs, des breakdowns, du vocalisme ou même des solos, Primordial contiendra tout ce que vous recherchez. Si vous étiez à la recherche d'un nouvel ensemble musical, celui-ci mérite amplement le coup d'oreille. Avec le temps et si le groupe continue dans sa lignée, il ne serait pas du tout impossible que celui-ci vienne se positionner dans les Titans du Deathcore.

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