Patient 0

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16/20
Nom du groupe Enterprise Earth
Nom de l'album Patient 0
Type Album
Date de parution 11 Décembre 2015
Style MusicalDeathcore
Membres possèdant cet album24

Tracklist

1. Shallow Breath 03:16
2. Theophany 04:59
3. Hollow Face 03:13
4. Amid Vultures 03:04
5. Porcelain Whore (ft. Dickie Allen of Infant Annihilator) 03:20
6. Kiss of the Recluse (ft. Orion Stephens of In Dying Arms) 03:43
7. Sus Cibum 02:52
8. Transorbital Awakening 04:17
9. Patient Zero 05:12
10. Amorphous (ft. Adam Warren of Oceano) 03:30
Total playing time 37:26

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Enterprise Earth


Chronique @ cm91

17 Décembre 2015

Efficace, mais pas complètement réussi pour autant.

Sur la planète deathcore, je voudrais Enterprise Earth. Quoi ?!! Vous ne connaissez pas ?!! Ah oui, il est vrai qu'aujourd'hui, ce style n'a quasiment plus rien de neuf à apporter... Bref, passons, Enterprise Earth est un groupe américain fondé en 2014 non pas par un inconnu, il s'agit de Dan Watson, que nombre d'entre vous ont certainement connu à travers son ancien projet "Infant Annihilator". A peine un an après sa formation, le groupe débarque déjà avec un premier album nommé: "Patient 0". J'ai toujours eu des doutes quant à la scène deathcore, mais ma curiosité n'ayant pas de limite, j'ai donc décidé de me lancer dans la chronique de cet album.

Et les hostilités commencent avec "Shallow breath", pas de piste introductive, on lance les hostilités d'entrée de jeu avec un Dan Watson lançant une vocifération d'outre-tombe à glacer le sang, le tout accompagné de guitares et d'une batterie dopées à je-ne-sais quelle substance illicite, mais ça joue très vite, et le tout se termine par un gros breakdown. Bien que l'influence principale semble être leurs compatriotes de Rings Of Saturn, le côté gamer en moins, Enterprise Earth s'en distingue car ses prouesses techniques à la guitare comme sur "Theophany" ou "Hollow face" ne tombent jamais dans la surenchère, et la batterie ne sonne pas synthétique.

Même si les chansons sont plutôt classiques pour le style, seule une aura un petit effet: c'est l'éponyme avec son intro en chant clair qui déstabilisera (en bien comme en mal, c'est à vous de voir), mais cela sera vite entrecoupé par la brutalité deathcore qui reprendra le dessus. On sent que la formation a la rage au ventre et nous le fait bien comprendre avec des morceaux très rentre-dedans comme "Amid Vulture" qui ne fait pas de cadeaux dans son riffing.

On pourrait crier à la réussite, mais des erreurs viennent malheureusement gâcher le plaisir. En effet, Enterprise Earth tombe dans les mêmes pièges que beaucoup de formations du même style, à savoir, premièrement, des breakdowns clichés et monotones ("Porcelain whore" et "Transorbital Awakening") qui n'apportent rien et qui sont placés juste pour faire joli... Deuxièmement, le chant de Dan Watson peut se révéler lassant à long terme, entre ses hurlements stridents qui peuvent agacer l'oreille ou ses grognements presque pig squeal à la limite du vomissement qui peuvent être particulièrement dégueulasses, on ne sait plus trop quoi penser. Troisièmement, la lassitude pointe très vite le bout de son nez. J'ai parfois eu l'impression d'avoir écouté le premier titre en mode repeat pendant 30 minutes tant les pistes suivent quasiment le même schéma: Une grosse intro bien lourde, une accélération, un sweeping et/ou un breakdown par-ci par-là et on finit sur un gros breakdown.

Pour faire simple, Enterprise Earth n'est pas un mauvais groupe pour autant, juste que ces jeunots ont encore du mal à organiser leurs idées et ils ont encore besoin de temps pour s'améliorer. Espérons que le futur soit de meilleur acabit pour ces jeunes Américains.

Vous l'aurez donc compris, "Patient 0" est efficace, mais pas complètement réussi pour autant. Si vous aimez le deathcore bourrin, vous ne devrez pas avoir de problèmes pour l'écouter. Quant aux autres, je vous conseille d'attendre un peu avant de jeter une oreille dessus.
13/20

5 Commentaires

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cm91 - 17 Décembre 2015: Si le chant ne te pose pas de problème, alors tu dois être plus habitué que moi à ce type de voix ultra criarde (c'est ce qui m'a le plus agacé).
Je suis d'accord pour dire que 30 minutes de bourrinage valent parfois mieux que 30 d'originalité ratée, mais vient toujours un moment où on a envie d'autre chose.
Quant au manque d'originalité, c'est un fait, près des 3/4 des groupes deathcore se ressemblent. On ne peut pas y faire grand chose et ce n'est pas ce disque qui apportera un nouveau souffle au style. Mais il y a quand même de bonnes choses, espérons que l'avenir soit de meilleur acabit.
Juli1hard - 18 Décembre 2015: Honnêtement je sais pas. Pour moi qui n’y connais pas grand-chose dans les autres styles, ¾ des groupes d’un même style que j’écoute se ressemblent, c’est d’ailleurs ce qui définit un style. Il est vrai que des scènes comme la scène black et death sont ultra riches et que chaque sous genre constitue un genre à part entière. Mais ces scènes sont bien plus vielles que le deathcore qui a à peine 15 ans. Et pourtant je trouve que le style évolue dans le bon sens : entre le deathcore oldschool (Animosity, début All Shall Perish et Suicide Silence), le brutal deathcore (Lorna Shore, A Night In Texas, Boris The Blade), le deathcore qui tire vers le djent/mathcore (Born of Osiris et toutes la troupe, Vildhjarta), le deathcore prog/atmosphérique (débuts The Contortionist, Kardashev), le deathcore totalement barré (Iwrestleabearonce), le beatdown (Black Tongue), le deathcore qui essaye d’implémenter un peu de black (Ovid’s Withering, Lorelei), le deathcore « sympho » (début Winds of Plague), le deathcore vraiment unique (As They Burn, War From A Harlot Mouth) etc…. L’autre jour j’ai même découvert un groupe qui se proclame blackened deathcore symphonic (Temple of Demigod). Bref je trouve que la scène a plein de chose à proposer. Alors oui les gens sortent souvent « il y a tout le temps des breakdown ». Mais bon, c’est un peu comme si je disais qu’il y a tout le temps du blast dans le black (oui je sais, pas tous les genres de black mais tu m’as compris). Après il est vrai que la scène deathcore n’a pas encore développé de caractéristiques propres à un pays (swedish death metal, finish death melo etc…). Ce qui est sûr c’est que les ricains, l’Australie et UK dominent totalement la scène.
Après je n’ai absolument rien contre les gens qui peuvent pas blairer le deathcore. Je conçois totalement que les breakdown peuvent énerver parce qu’ils cassent la dynamique et que du 000-00-000 casse les couilles à la longue. Bref tout ça pour dire que je trouve ça un peu con de dire qu’une scène n’a plus rien à proposer alors que justement, elle est en pleine progression. Je souhaite pas lancer un débat mais juste donner mon avis (je le fais pas souvent). De toute façon j’aurais trop la ramme de réécrire un message ;)
cm91 - 19 Décembre 2015: Je constate surtout que tu es une encyclopédie du deathcore !!! Je ne pensais pas qu'on pouvait regrouper autant de sous-catégorie dessus !!! Je suis allé écouter quelques exemples de ce que tu proposes, pour certains, je n'arrive pas à les discerner d'une formation quelconque pratiquant le même style... Peut-être est-ce moi qui ne suis pas assez habitué au style.
Remarque, tu mets le doigt sur le point où de nombreux groupes pèchent: les breakdown. Je ne crachent pas dessus, certains sont très réussis, mais je trouve que ce n'est pas le cas de la majorité d'entre eux. Si ça trouve, la réponse est certainement dans ce que tu dis sur la jeunesse du mouvement. Peut-être que dans 10 ou 15 ans cette scène aura créé des caractéristiques propres à un pays. Mais ça, seul l'avenir le dira.
vinyard - 08 Janvier 2016: on en reviens ou- toujours au même débat,il en faut pour tous les goûts.celui qui veut du mélodique ou du bon solo de guitare,bé faut pas qu'il se tape un skeud de deathcore.Dans chaque style,il y a toujours 2,3 chef de file une dizaine qui sortent du lot,après ...le courant s'essoufle (voir néo-metal fin 90,métalcore début 2000,...).désolé,me suis emporté,çà doit être l'âge.Merci pour la chronique,et j'ai découvert Black Tongue grâce à Juli1hard.
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