Om

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Nom du groupe Negura Bunget
Nom de l'album Om
Type Album
Date de parution Octobre 2006
Style MusicalBlack Atmosphérique
Membres possèdant cet album124

Tracklist

DISC
1. Ceasuri Rele 03:07
2. ?esarul de Lumini 12:48
3. Primul Om 04:22
4. Cunoa?terea T?cut? 07:11
5. Înarborat 06:22
6. Dedesuptul 06:39
7. Norilor 03:00
8. De Piatr? 05:36
9. Cel Din Urm? Vis 10:03
10. Hora Soarelui 05:55
11. Al Doilea Om 02:03
Total Playing Time 01:07:06
DVD
1. Cunoasterea Tacuta (Video Clip)
2. Norilor (Video Clip)
3. Primul Om (Slideshow)
4. III (Video Clip)
5. Vazduh (Video Clip)
6. Bruiestru (Live in Bucarest, May 2003)
7. IIII (Live in Zella-Menhis, April 2004)
8. Wordless Knowledge (Live in Munchen, November 2005)
9. Negura Bunget (Interview, February 2006)

Chronique @ Corwin

26 Juin 2007
Que dit-on lorsque l'on tombe pour la première fois devant ce disque? Un nOM de groupe qui fleure bon les pays de l'est(en l’occurrence, le roumain archaïque, vous connaissez beaucoup de groupes qui utilisent le roumain archaïque?). Un artwork étrange et mystérieux, presque aussi abstrait que son nom: OM. L'auditeur pressent peut-être un peu ce qu'il va y trouver, mais sans aucune certitude.

Que cela cache-t-il? Du true bien hargneux ou du black folk? Eh bien... La musique de Negura Bunget est assez indéfinissable mais ce très beau magma sonore pourrait être appelé black pagan atmosphérique aux ambiances folkloriques sombres et aériennes discrètes, supportée par des claviers éthérés et quelques rares orchestrations (Trompe et clochettes sur Primul OM ou percussions bizarres genre xylophone en os ou que sais-je ainsi qu'une flûte sur Cunoas Terea Tacuta) moins métal. Le chant black domine sur tout l'album, mais negura Bunget se permet quelques envolées de chant clair masculin, avec un mélange de chant rêveur et de hurlements furieux et graves sans être frénétiques.

Les guitares jouent sur deux tableaux, un son gras et magmatique principalement, mais absolument pas brouillon, qui sert de corps à une grande partie des compos, mais aussi beaucoup plus clair, sachant se faire parfaitement audible. on retrouve ainsi des lignes de guitares assez psychédéliques qui viennent égayer de temps à autres les compositions de leur son clair et rêveur. ce qui m'amène forcément à une chose: encenser, vénérer la production de ce disque. Le son est tout simplement énorme, monstrueux, titanesque, gigantesque, j'en passe et des meilleurs, rendant au mieux les instrus atmosphérique (claviers et autres petits ajouts folk) et les guitares légères par un son d'une clarté absolue et envoûtante, tout en sachant graisser franchement lorsque l'occasion se présente (on notera d'ailleurs que le groupe n'hésite pas à mélanger les deux sons avec succès, se permettant entre autres d’accompagner une guitare craspec par de la basse conservant presque systématiquement son son clean sans se retrouver noyée dans la déferlante sonore). Quand à la batterie, elle est true et garde ce son résonnant si typique que la qualité de la production aurait très bien pu éviter mais que le génie des musiciens a eu la fameuse idée de conserver, et se marie très bien avec l'ensemble.

Alors voilà. Avoir un son énorme et de bons musiciens ne sert à rien si on ne sait pas composer quelque chose de correct. Est-ce le cas de Negura Bunget? Non. Non, non, non, mille fois non, le talent de ces gars là est on ne peut plus clair. L'emballage n'est pas seulement beau, il est aussi bien rempli. On se retrouve face à des morceaux ambiants/remuants complexes, aux structures recherchées et finement travaillées, trouvant comment imbriquer les passages atmosphériques, les instrus folk et le clavier dans avec leurs éléments black alternant furie et tempos plus posés. Le résultat se trouve être une des meilleures choses que j'ai pu entendre dans le genre. Si pas la meilleure tout court. Très certainement, en fait, d'ailleurs.

Cet album est une grosse claque, qui vaut absolument le détour. Un voyage de 57 minutes qui oublie d'être ennuyeux et nous en met plein les oreilles. On notera quelques titres particulièrement excellents, comme l'orchestrale percussionniste Norilor, et le kilométrique et terrassant Terasul de Lumini (sans mauvais jeu de mot).

Fascinant et exemplaire.

10 Commentaires

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Icare - 03 Fevrier 2010: Waow, voilà une belle chronique qui donne sacrément envie de découvrir l'album...
Un groupe que je ne connais pour l'instant que de nom, mais je crois que je vais me faire un devoir de palier au plus vite cette lacune dans ma culture black. Merci pour la chro' en tout cas!
Syrdon - 02 Fevrier 2011: Une découverte de cette automne, l'unique album que j'ai écouté du groupe jusqu'à présent (N crugu bradului devrait suivre prochainement).
C'est vrai que j'ai été soufflé par la richesse de la musique. Par contre, gros bémol pour moi, j'ai trouvé la prise de son exécrable. Si c'est un choix pour faire blackeux, il était pas très judicieux pour cette musique ci. Ca gâte un peu les ambiances qui restent pourtant somptueuses malgré tout.
GoD_AsS - 29 Mars 2011: Très bonne chronique !

Contrairement à Syrdon je ne trouve pas que la prise de son soit si dégueulasse que ça..

Je vois ça comme ça, cette album nous transcende, nous fait voir le film d'une vie bien remplie, avec des hauts et des bas et rendre le son plus aseptisé mettrait de côté certains sombres passages.

Je me répète, cette album est comme une vie, avec ses soucis et ses émotions !

Envoutant .........
David_Bordg - 09 Fevrier 2017: un chef d'œuvre absolu et ce sur tous les plans! L'un des monuments du black atmosphérique!
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