Navigator

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Nom du groupe Disbelief
Nom de l'album Navigator
Type Album
Date de parution 23 Fevrier 2007
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album33

Tracklist

1. Navigator 04:33
2. When Silence Is Broken 04:06
3. The One 05:37
4. The Thought Product 04:05
5. Between Red Lines 05:01
6. It Is Simply There 04:16
7. Falling Down 04:24
8. Passenger 06:15
9. Selected 03:45
10. Sacrifice 04:26
Bonustracks (Special Edition)
Recorded live at Summer Breeze Festival, 2005.
11. For God 04:47
12. Sick 04:39
13. God Master 03:56
14. To the Sky 05:17
15. Misery 05:31
16. Crawl 04:51
17. Rewind It All 05:05
Total playing time 46:48

Chronique @ MercuryShadow

23 Mai 2007
Des baffes! Des baffes pour tous ceux qui n'ont pas fait à 66(Sick), la précédente tuerie des Teutons de Disbelief, le triomphe qu'elle méritait! Comment ça, je ne peux pas imposer à mes contemporains d'apprécier les même groupes et/ou albums que moi? C'est parfois bien dommage, tant ce groupe fabuleux pourrait séduire de métalleux s'il était un peu plus exposé, un peu plus sous les projecteurs. "Navigator", même s'il n'est peut-être pas aussi démentiel que son prédécesseur, est un nouveau petit bijou à porter à l'actif d'un groupe vraiment à part et malheureusement encore sous-estimé.

On retrouve ici tout ce qu'on aime chez Disbelief: les riffs dissonants joués par une guitare accordée très grave ("Falling Down"), les mélodies, omniprésentes même au coeur de la tourmente, les mid-tempos pachidermiques ("When Silence Is Broken"), et surtout la voix ahurissante de Karsten Jäger. Qu'il s'empare du rôle du forcené impossible à maîtriser sur "It's Simply There" ou qu'il donne dans le registre de la mélancolie contemplatrice avec "The One", le chanteur confirme qu'il occupe décidément une place à part parmi les hurleurs modernes. Car oui, les racines de son chant plongent au coeur du death-métal le plus lourd; mais le vocaliste ne perd jamais de vue que la mélodie est le pilier sur lequel s'érige la musique de Disbelief, et sa prestation fait une fois de plus le grand écart entre la brutalité la plus totale et les mélodies les plus accrocheuses. C'est bien simple, Disbelief est sans doute le seul groupe affilié à la scène death dont on se retrouve à chantonner les refrains dans la rue!
Parmi les pépites que renferme "Navigator", citons "Between Red Lines", qui remporte haut la main le concours du mid-tempo le plus écrasant du mois, et surtout le chef-d'oeuvre absolu qu'est "Passenger", un morceau aux allures de grand huit qui passe en revue toutes les facettes de Disbelief sans jamais perdre en cohérence, puisque tout nous ramène à un refrain absolument irrésistible. Du grand art.
Mais il me faut être honnête, et concéder que cet album n'est pas exempt de défauts, ou plutôt d'imperfections qui l'empêche de s'élever au même niveau que ses deux illustres prédécesseurs, "Spreading the Rage" et "66(Sick)". Les morceaux, aussi puissants soient-ils, souffrent d'une certaine linéarité qui empêche "Navigator de décoller totalement; et la production est un cran en-deçà de celle, abrasive, de 66(Sick).De plus, un ou deux titres sont franchement dispensables, à l'instar de "Selected", par exemple, qui plombe un peu la fin de l'album. Heureusement, "Sacrifice" vient nous faire oublier cette baisse de régime et conclure en beauté un disque qui demeure une franche réussite.

Tous ceux qui avaient apprécié les brulôts précédents de Disbelief peuvent donc se jeter les yeux fermés sur ce "Navigator" de grande tenue, où ils retrouveront tout ce qu'ils apprécient chez ce groupe hors-norme. Toutefois, les néophytes feraient mieux de jeter leur dévolu sur 66(Sick), qui demeure le sommet de la carrière des quatre Allemands; ils pourront ensuite embarquer en connaissance de cause pour ce nouveau voyage que nous aurions quand même souhaité un peu plus surprenant.

2 Commentaires

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Kivan - 23 Mai 2007: Arg !! un nouveau Disbelief !! il me le faut de suite... surtout après avoir lu cette chronique !!
Merci beaucoup MercuryShadow !!
grogwy - 08 Novembre 2016: Disbelief fait parti de ces nombreux groupes qui restent, et malgré leurs qualités, trop méconnus du public.Pourtant, le groupe est en activité depuis 1990, et son Death Metal a quelque chose d'assez unique (chose assez rare pour être souligné), ce qui le rend rapidement reconnaissable.En effet, Disbelief propose un Death Metal mi-tempo, dont les parties de guitares lancinantes sont souvent influencées par les groupes industriels (Godflesh, Scorn).Le groupe est plus ou moins sorti de l'anonymat en 2014, lors du recrutement de leur vocaliste karsten Jager par Morgoth (en remplacement de Marc Grewe), pour l'enregistrement de l'album "Ungod" (2015).Disque marquant le grand retour de Morgoth au sein de la scène Death Metal, après 9 ans d'absence.Malgré la qualité indéniable du dernier disque de cette incontournable formation, j'espère tout de même, que cette collaboration n'entraînera pas la séparation de Disbelief.
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