Mozaiq

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Nom du groupe Blood Stain Child
Nom de l'album Mozaiq
Type Album
Date de parution 18 Juillet 2007
Produit par Tue Madsen
Style MusicalDeath Industriel
Membres possèdant cet album49

Tracklist

1. Exotic 6 Coordinator
2. Cyber Green
3. Freedom
4. Energy Blast
5. Pitch Black Room
6. Another Dimension
7. Metropolice
8. C.E. 0079
9. Innocence
10. Peacemaker
11. Neo-Gothic Romance
Bonustrack (Japanese Release)
12. EZ Do Dance (TRF Cover)
Bonustrack (European / USA Releases)
12. Cosmic Highway
Bonustrack (South Korean Release)
12. Nuclear Trance

Chronique @ Julien

10 Juillet 2007
Revoilà, moins d’un an après leur première incursion dans notre pays, le quatrième opus de Blood Stained Child. Si Idolator m’avait plutôt convaincu, il faut espérer que ce nouvel album se détache plus nettement de ses influences « In Flamesque ». Si l’on en croit le synopsis du CD promo c’est le cas. Let’s rock

A la première écoute on sent que le groupe a compris qu’il fallait aller de l’avant sans pour autant dénaturer le mélange des genre qu’il avait opérer. Nous voila donc repartis avec les mêmes ingrédients mais dans des proportions différentes. Pour ceux qui avaient trouvé le coté In Flames trop présent, il faudra passer votre chemin. On sent toujours que le fondement de leur musique vient de suède mais l’addition des autres éléments fait que l’on peut plus facilement passer l’éponge. J’aurais plutôt tendance à dire qu’il s’agit, ici, d’un « cyber In Flames ». L’utilisation des claviers (et des samples) fait un peu futuriste si je peux m’exprimer ainsi. Ils sont plus présent, ce qui donne une nouvelle saveur à la musique du groupe. Voilà une vraie touche qui personnalise un peu plus cet ensemble. Le chant a lui aussi évolué. Le chant Death fait toujours aussi penser à Anders Friden, mais est assez souvent supplanté par un chant clair qui fini par m’agacer… mais bon c’est une marque personnalité aussi. L’ensemble proposé est donc plus varié et plus riche.
Pour ce qui est des compos en elles-mêmes, si il n’y avait pas des clavier et pas de chant clair, nous aurions droit à une simple copie de qui vous savez. Les riffs sont très heavy et toujours dans les mêmes tonalités que les suédois. Toujours la même réflexion, In Flames n’en fait plus dans ce style là, il faut bien quelqu’un pour reprendre le flambeau.
Le son est comme précédemment « Made In Sweden ». Moi j’adore mais la ressemblance peut en désabuser plus d’un…….

Voilà des évolutions tout en gardant ce qui avait bien marché sur l’album d’avant. Si vous avez aimé Idolator, vous aimerez Mozaiq. La seule chose qui nous manque c’est une petite date en France pour voir nous japonais a l’œuvre !!!!!!!

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Spirit_Of_Deathiny - 21 Décembre 2010: Bon groupe de Trance metal.
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Chronique @ FoXxX

11 Fevrier 2009
On ne peut pas dire que Blood Stain Child soit un groupe qui se limite à un seul genre.
Des débuts très influencés par Children of Bodom sur les premiers albums, le groupe a réussi un très beau virage conclu par la sortie de l'album Idolator en 2004, naviguant dans les eaux du Death Melodique fortement influencé par In Flames et Dark Tranquillity.

Après trois ans d'attente, et un changement de line-up qui marque l'arrivée d'un nouveau chanteur, Sadew, et d'un nouveau guitariste en la personne de G.S.R, le groupe revient avec un Mosaiq prêt à tout détruire sur son passage !

On ne change pas une formule qui a fait ses preuves ; le groupe a décidé de continuer sa musique dans la lignée du précédent album, en l'occurrence un Death Metal auquel est incorporé des éléments électroniques et samplés... Cependant, le groupe va beaucoup plus loin dans ses idées et se détache de plus en plus de ses influences, chose que l'on ressent dès le premier morceau.

Beat technoïde sur lequel vient se poser une guitare, voix samplée, cri déchirant, nous voila lancés de plein pied dans l'album avec Exotic 6 Coordinator. Et là, premier changement de taille par rapport au précédent album ; Sadew, le nouveau chanteur : parfait complément vocal à la musique que le groupe voulait développer, il s'agit d'une véritable perle rare pour le groupe, mais qui, et c'est le principal revers de la médaille, rattache le groupe à ses influences, par le fait que Sadew, que ce soit par le look, ou par son chant, se rapproche énormément d'Anders Friden, le chanteur d'In Flames.
Celui-ci porte désormais le groupe vers d'autres cimes qu'ils n'auraient pu côtoyer avant, et son arrivée est salvatrice pour un groupe qui sans lui, aurait certainement tourné en rond.

Rares sont en effet les leaders et chanteurs acceptant de se mettre en retrait pour la bénédiction du groupe et le bien de sa musique.

Mais que les amateurs des précédents albums se rassurent, Ryo le bassiste/chanteur des précédents opus, est toujours bien présent, en tant que seconde voix, sur la plupart des chansons, là où les participations en voix claire de Sadew se limitent à des murmures et des plages presque parlées.

Le reste des musiques est dans la même veine que la première piste mais le groupe s'aventure aussi nettement plus loin que ce mélange au goût Ô combien savoureux.


Le côté efficace de l'album, le Death Metal à forte consonance électro, Blood Stain Child avait déjà donné sur le précédent mais sur Mozaiq le groupe prend le risque de faire l'inverse, à savoir des chansons très remuantes, très techno, mais en harmonie parfaite avec leurs origines musicales.
Jetez, ne serait-ce qu'une oreille sur Freedom, futur hymne du groupe, pour vous en convaincre, tout y est, introduction rappelant le Mortal Kombat des années 90, groove, agressivité sonore, claviers en furie, une chanson qui ne laisse pas indifférent et qui est très novatrice pour le style.

Et comment parler de leur musique, sans souligner les parties du programmeur/claviériste Aki ; car si le groupe se démarque des leaders de la scène, c'est vraiment grâce au talent du musicien. En effet, que ce soit par ses beats ou ses notes, il apporte un vent d'originalité sur le genre ; au niveau des ambiances et des airs, on ressent une influence de leur pays natal assez importante, Metropolice est ainsi traversée par un son de flûte, des cris d'animaux, une voix féminine, le tout en parfaite harmonie avec le metal du groupe.

Les ruptures de ton et les parties calmes sont ainsi sublimées par les atours des parties claviers d'Aki ; et par conséquent, celles-ci sont bien plus intéressantes que celles d'autres groupes.

L'album se termine avec grâce sur trois excellentes chansons, le très dansant Innocence, le morceau le plus In flames de l'album à savoir Peacemaker, pour se terminer sur la plus belle chanson de l'album Neo Gothic Romance, qui prend véritablement aux tripes pour peu que l'on ait adhéré au concept du groupe.

En bonus sur la version japonaise se trouve la géniale reprise d'Ez Do Dance, du groupe TRF, vraiment très originale, et carrément dansante, un très bon exemple que les morceaux de Dance sont adaptables au niveau metal.

Quant à la version européenne, la piste bonus s'avère être une détonante piste originale, Cosmic Highway, voyage à 100 à l'heure dans la pure veine des classiques du groupe.

Mozaiq, en dehors des pistes bonus est aussi un album d'une grande continuité, toutes les pistes s'assemblent parfaitement, permettant ainsi une écoute très facile de l'album, celui-ci jonglant parfaitement entre moment d'accalmie et brutalité controlée.

Mais l'album n'est pas exempt de tout défaut, le plus voyant étant une certaine linéarité au niveau des plans de batterie, qui se renouvèlent peu, pouvant provoquer une certaine redondance aux yeux de certains sur tout l'album.
Et même si celles-ci se font de moins en moins présentes, on ressent toujours que le groupe est assez inspiré par In Flames ; mais de toute façon, Blood Stain Child n'a jamais voulu faire une quelconque musique originale, sans pour autant être taxé de suiveur et cet album en est la preuve parfaite, mélange d'efficacité, et d'innovation.


Conclusion :

Mozaiq est sans conteste le meilleur album du groupe, certes pas franchement original mais véritablement groovy, dansant, aidé en cela par le coté électronique de la musique ; l'arrivée de Sadew a propulsé le groupe encore plus haut et cela ne serait que justice si le groupe acquérait une popularité égale à son talent, c'est-à-dire, énorme, et pourquoi pas venir concurrencer sur leurs terres les maîtres du Death mélodique.

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Eternalis - 14 Fevrier 2009: Très bonne chronique, complète et vive!

Je connaissais le groupe de nom comme un clone de Children of Bodom donc, préférant souvent les originaux aux plagieurs, je n'avais jamais fais attention.

Mais ta chronique m'a fait envie, simplement!

Merci!
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Chronique @ Eternalis

06 Mars 2009
Faisant suite à un "Idolator" souffrant d’un mimétisme pitoyable avec Children of Bodom et In Flames, Blood Stain Child revient deux petites années plus tard avec une formule qui, parait-il d’après le label des japonais, va ouvrir de nouvelles perspectives dans le monde stéréotypé du heavy / death.

Tiens tiens, et si la révélation venait du pays du soleil levant ?
Et bien non, ne rêvez pas, sous des airs aguicheurs d’avant-gardisme musical vulgairement avancés uniquement en raison d’ajout intempestifs de samples électroniques, "Mozaiq" ne possède absolument rien de novateur…
Pour commencer, ce sont les photos promotionnelles du groupe qui m’auront fait bien rire. Car comment un combo peut-il oser déclarer vouloir sortir des carcans imposés par In Flames quand il comporte au poste de chanteur un sosie physique (je n’avais pas encore écouté !) d’Anders.

Mais Sadew, le vocaliste, va bien plus loin que la simple référence physique, regarder le clip du single "Freedom" pour se le prouver. Il va jusqu’à plagier avec une exactitude confondante les mêmes mimiques déjà insupportables du leader des suédois, à savoir se tordre le dos de façon pitoyable pour hurler comme un taré. Et il ne va pas sans dire que la correspondance vocale est très proche également.

La principale différence se situera dans la présence de nombreuses parties narratives entre les hurlements de Sadew (parce qu’il ne sait pas chanter ?) pas forcément adéquates avec le style de musique car plates et sans aucun relief.
Mais cet élément qui sonnera la révolte selon Dockyard 1 est évidemment les claviers mixés de façon électronique, et apportant inévitablement un petit plus sur certains morceaux, Freedom en tête car la symbiose entre les samples type Mortal Combat et les solos très mélodiques respire une fraicheur manquant énormément à la masse des groupes de cette scène effectivement sclérosée.

Mais là où ça devient problématique, c’est que Blood Stain Child se veut le symbole d’un genre en total arrêt créatif, et que son incroyable naïveté lui laisse penser que l’intégration de samples va tout apporter…c’est vrai pour un titre, mais saoulant sur tout un album.
Car les japonais usent jusqu’à la corde leur précieuse trouvaille si bien qu’ils n’auront pas intérêt à la ressortir par la suite sous peine de devenir véritablement insupportable.
En effet, BSC place de l’électronique n’importe où dans ses morceaux à tort et à travers, parfois avec une niaiserie déconcertante (l’affreusement mauvais "Peacemaker"). On sent qu’ils veulent bien faire mais le manque flagrant de réelle originalité se veut handicapant au bout de quelques titres.

Pourtant le son envoie sec, il n’y a rien à redire sur ce point, mais le niveau affiché paraît encore bien trop amateur, notamment au niveau du chanteur, les guitaristes assurant sans trop de peine leur rôle à coup de riffs syncopés bien plus stéréotypés qu’ils veulent bien l’entendre.
Car à l’écoute de "Exotic 6 Coordinator", c’est bel et bien un cyber Bullet For My Valentine qui nous vient à l’esprit, avec cette alternance de vocaux pseudo-extrêmes et de clairs pleurnichards et prépubères, les claviers en plus (aïe aïe !). Et oui, Sadew chante faux, et comme il faut qui plus est, une véritable catastrophe.

Et ce ne sont pas les quelques interventions féminines et les samples «nature» sur "Metropolice" qui me feront changer d’avis, cet album est un condensé d’opportunisme et de médiocrité qui fait autant sourire qu’engendrer une certaine colère en voyant les signatures actuelles des labels et surtout les groupes de demain.
"Mozaiq", à la pochette inévitablement moderne, est sans conteste une tentative d’extraction de la conformité de la scène instaurée par leurs idoles, et c’est en cela que cet album en devient dramatique. Car si certains avouent ouvertement ne rien vouloir changer dans une formule ayant fait ses preuves, eux ont tenté, sans réussir plus de quelques minutes.
Et si le serpent s’était définitivement mordu la queue ?

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Eternalis - 12 Octobre 2009: Mon mépris pour la musique électronique ? Tu ferais mieux de te taire avant de sortir des conneries comme ça...je suis un fan d'electro mon pauvre...et c'est "concept"...
Molick - 03 Septembre 2011: J'adhère plutôt à ta chronique, trouvant à ce disque des propriétés diarrhéiques impressionnantes ^^
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