Love's Burial Ground

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Nom du groupe Forgotten Tomb
Nom de l'album Love's Burial Ground
Type Album
Date de parution 11 Septembre 2004
Style MusicalBlack Doom
Membres possèdant cet album117

Tracklist

1.
 Malus Vivendi Pt. I
Ecouter02:15
2.
 Kill Life
Ecouter08:43
3.
 Alone
Ecouter11:57
4.
 House of Nostalgia
Ecouter13:09
5.
 Malus Vivendi Pt. II
Ecouter01:04
6.
 Love's Burial Ground
Ecouter10:55
7.
 Slave to Negativity
Ecouter09:15
8.
 Forgotten Tomb MMIII
Ecouter05:49
9.
 Malus Vivendi Pt. III
Ecouter02:02

Durée totale : 01:05:09

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Forgotten Tomb



Chronique @ Svartolycka

07 Septembre 2004
Le troisième méfait de Herr Songs to Leave est la pièce qui fait entrer son groupe dans la cour des grands ainsi qu’une parfaite symbiose de son travail. Devenant par la même occasion un vrai groupe, Wedebrand ayant quitté le navire et Herr Songs to Leave s’offre les services d’un nouveau batteur mais aussi d’une paire de guitariste ainsi qu’un bassiste. Paradoxalement « Love’s Burial Ground » est l’album le plus personnel du maître à penser italien.

Doté d’une pochette sulfureuse et censurée par l’occasion, se trouvant néanmoins dans le livret, on se rend compte que Herr Songs to Leave est bien décidé à aller plus loin dans l’horreur humaine et le désespoir psychologique. Nulle pitié, seulement une misanthropie sourde et des plus malsaines. Et en ceci c’est clair, Forgotten Tomb a passé un certain cap dans la noirceur humaine.

Les puristes pourront regretter que le son soit beaucoup trop bon (attention les oreilles à la première écoute), ne restituant pas totalement l’ambiance oppressante du précédent album, « Springtime Depression ». Enfin bon, ça ne sent pas la rose pour autant et le mot : « dépression » reste bien le premier terme auquel on pense à l’écoute de ce nouvel album. Et puis, faire du black-métal avec une forte influence de doom metal ne veut pas dire qu’on doit, obligatoirement, avoir un son digne d’une chasse d’eau. Personnellement, je trouve que l’ambiance singulière de Herr Songs to Leave y est fidèlement restituée sans que les autres musiciens n’y empiètent forcément.

Attendez-vous tout de même à un contenu bien plus rentre-dedans notamment au niveau des blasts davantage présents par rapport aux précédents enregistrements même si le tempo reste majoritairement dans le mid-tempo. L’aspect positif en plus sur ce disque est que le groupe ait réussi à réunir les bases premières de « Songs to Leave » ainsi que « Springtime Depression » au sein du même album et, faut bien le dire, le résultat en est plus que convaincant.

On retrouve ces arpèges désespérés, ces parties mélodiques rendant étrangement l’ambiance plus misérable encore. Et puis la voix de Herr Songs to Leave faut bien le dire, atteint le fond de l’abyme, noire, d’un glauque épouvantable et d’une virulence suicidaire pouvant causer le cafard à un croque-mort. Ajouté à cela une durée de titres atteignant sans aucun problème la barre des dix minutes, sans qu’ils soient répétitifs comme dans « Songs to Leave » et sans l’aspect indigeste de « Springtime Depression » et on se rend compte que ce troisième album est une réussite. En effet, le chef d’orchestre prend visiblement un malin plaisir à nous plonger dans un univers pessimiste et sans espoir (Pourquoi faire ?), tout en arrivant à nous surprendre à chaque sortie d’album.

« Love’s Burial Ground » est l’album le plus abouti du groupe et même si le son peut paraître trop clean, l’ambiance est telle que l’on peut prendre directement rendez-vous chez les pompes funèbres en vue d’un décès pour le moins brutal (sans atteindre un Xasthur, faut pas pousser).

Pour les amateurs de sensations ténébreuses.

Svartolycka

1 Commentaire

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erzebethgoth - 21 Octobre 2007: C'est un album absolument merveilleux.
Je ne me lasse jamais de l'écouter...
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Commentaire @ Black_Requiem

18 Janvier 2005
L’Italie est plutôt réputée dans le milieu du Metal pour ses groupes de Goth (Christian Death, Lacuna Coil) ou de Heavy (Rhapsody pour n’en citer qu’un) mais peu pour ses groupes de Black Metal. Pourtant il en existe un qui perce peu à peu dans cette scène où se côtoient les plus sombres et obscures formation de cette planète : ce groupe est Forgotten Tomb. Ce groupe a lui aussi connu beaucoup de changement de formation (Herr Morbid, fondateur de ce combo, a vu défiler devant lui Torment, Wedebrand (ex-Shining, groupe culte et absolument fantastique d’ailleurs) et maintenant Razor SK (guitare), Asher (batterie) et Algol (basse)). Bref, c’est avec ces trois derniers que Herr Morbid enregistra ce Love’s Burial Ground.

Cet album de Black Dark Doom dépressif (c’est ce qui est noté sur la feuille de présentation du groupe …) est également celui de la répétition. En effet, les morceaux durent en moyenn 7 minutes et généralement le groupe exploite 3 riffs qu’il remanie dans tous les sens. Mais cela ne veut pas dire que les morceaux sont ennuyants, loin de là d’ailleurs. Seulement, il ne faut pas être pressé et la musique de Forgotten Tomb s’apprécie dans la répétiton. Certes si un riff ne plaît pas il faut le supporter durant deux minutes mais le groupe a mis beaucoup l’accent sur la musicalité donc le tout passe comme une lettre à la poste.

Ainsi cette musique sombre, dépressive vous prend aux tripes et c’est grâce à cela que Forgotten Tomb s’annonce comme un groupe d’avenir.

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Commentaire @ Stench

21 Novembre 2004
J’avais vraiment adoré la sortie de l’album précédent de ce groupe italien, il y a plus ou moins une année. Le black /dark metal dépressif de « Springtime Depression » m’avait en effet fait très forte impression, et j’attendais avec impatience la suite. C’est chose faite (et plutôt rapidement !) avec ce nouveau « Love’s burial ground ».

Alors, si la recette reste la même, ce nouveau disque me semble malgré tout moins torturé. Toujours aussi sombre et franchement dark, je trouve qu’il est plus direct. Le titre d’ouverture « Kill life » est bien représentatif : très rapide, il se rapproche plus d’un black métal assez traditionnel, toujours mené par ce chant ultra saturé. Si la musique est toujours dans sa majorité très lente et pesante, avec une utilisation poussée des arpèges, elle est moins négative ; j’entends par là que le groupe n’a pas réussi à reproduire la pulsion de noirceur et de désespoir qui guidait son opus précédent.

Sans proposer une mauvaise galette, loin de là, je trouve que ce disque est très bon, ce CD est moins exceptionnel que ce qu’on était en droit d’attendre. Malgré tout ce qui est fait pour faire frissonner l’auditeur (murmures, piano, hurlements divers, etc.), les mélodies ne touchent pas autant, et ce disque est un peu trop convenu d’avance, dans un style moins personnel qui rappelle Burzum ou Brisen par exemple. Il y a bien sûr malgré tout de quoi passer un très mauvais hiver, et ceux qui ne connaissent pas encore ce groupe devraient être charmés par l’ambiance qui règne dans ce « Love’s burial ground ».

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Commentaire @ Asthur

19 Juin 2005
Album sorti en septembre 2004, "Love's Burial Ground" se fait dévoiler par les Italiens de Forgotten Tomb sa mélancolie et sa tristesse de nouveau dans des riffs parfois mélodieux, parfois répétés mais emplis de haine. De même pour les paroles crachées tout droit sorties des pensées ténébreuses de Herr Morbid. Le plus souvent rythmique et lent, Asher, le batteur, accorde parfois des enchaînements de double pédale, parfois alternées avec la caisse claire mais aussi lente avec la cymbale...

On remarque que Herr Morbid ne manque points d'imagination (si ce n'est son état actuel) et déborde de pensées représentant le mélancolisme à l'état pur qu'il rend agressif et multiplie les significations "noires" de ces mots en les criant de sa voix aiguë mais pas trop, mélangée avec la salive qui vibre au fond de sa gorge...

Les paroles ne manquent points de choses malfaisantes comme vous pouvez le remarquer rien qu'avec le premier couplet du troisième titre de l'album : "Alone"...

"Once again life is killing me
This time I know there's no way back
Left alone, abandoned
Without any chance in tomorrow"

(Pas besoin de le transcrire... c'est assez transparent...)

Des riffs aussi mélodieux que gais se suivent au fil des chansons mais laissent place à des déferlantes de mélodie malheureuses comme dans le titre "Alone", dans lequel commence vers le milieu de la chanson une déferlante d'alternance guitare grave/grosse caisse qui s'arrête sur le cri de Herr qui est suivi par l'écoulement de guitare en fond puis rattrapé par le rythme cymbale de Asher, une autre guitare rejoint les fléaux puis la grosse caisse...17 coups...suivit par un nouveau cri puis la guitare enchaîne une mélodie et est suivie par la basse et enfin le rythme habituel de Asher, le double pédale...et Herr Morbid continu son chant...mais aussi dans la chanson titre "Love's Burial Ground" dans laquelle le son de fond d'une guitare apparaît vers la fin du titre et le chanteur parle...

"I'm shivering down my spine
The ecstasy of buried love finally is mine"

...et enfin la guitare enchaîne au moment du cri de fin de parole de Herr Morbid pour se faire suivre par la double-pédale porter par les mélodies séparer de la basse et de la guitare...interrompu par quelques cris sinistres de notre cher Herr...

À la batterie, les rythmes sont à peux près les mêmes mais prennent des tournures différentes grâce aux guitares...

Dommage qu'ils n'ont point fait plus de concert...la dégustation des mélodies graves et aiguës mais aussi de la voix morbide de Herr n'aurait fait que du bien...

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