King of the Dead

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17/20
Nom du groupe Cirith Ungol
Nom de l'album King of the Dead
Type Album
Date de parution 02 Juillet 1984
Enregistré à Goldmine Studios
Style MusicalHeavy Metal
Membres possèdant cet album155

Tracklist

Re-Issue in 1999 by Metal Blade Records with a bonustrack
Re-Issue in 2017 by by Metal Blade Records with all bonustracks and DVD
1.
 Atom Smasher
 04:13
2.
 Black Machine
 04:16
3.
 Master of a Pit
 07:09
4.
 King of the Dead
 06:48
5.
 Death of the Sun
 03:54
6.
 Finger of Scorn
 08:34
7.
 Toccata in DM (J.S. Bach Cover)
 04:37
8.
 Cirith Ungol
 06:23

Bonus
9.
 Last Laugh (Live)
 04:22
10.
 Death of the Sun (Metal Massacre)
 03:56
11.
 Master of the Pits (live 2016)
 06:45
12.
 King of the Dead (live 2016)
 06:44
13.
 Cirith Ungol (live 2016)
 07:05

Durée totale : 01:14:46



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Cirith Ungol

  • Atom Smasher | Cirith Ungol
  • Black Machine | Cirith Ungol
  • Master of the Pit | Cirith Ungol
  • King of the Dead | Cirith Ungol
  • Death of the Sun | Cirith Ungol
  • Finger of Scorn | Cirith Ungol
  • Toccata in Dm | Cirith Ungol
  • Cirith Ungol | Cirith Ungol
  • Last Laugh (Live) | Cirith Ungol


  • Chronique @ AlonewithL

    14 Mars 2015

    Goûtez au côté sombre de la légende.

    Quatre années sont passées depuis leur premier ouvrage « Frost and Fire », le groupe californien « Cirith Ungol » signé chez Enigma, après un parcours tumultueux, n’est pas en reste pour autant avec les problèmes financiers. Ce laps de temps entre les deux disques est en grande partie dû à leurs soucis pour récolter la somme nécessaire pour payer les enregistrements studio. Greg Lindstrom, que l’on ne voit plus apparaître sur le line-up a pris ses distances avec la formation, car il ne peut être guitariste à plein temps. Il va pourtant signer des compositions parmi les plus intemporelles de la carrière de « Cirith Ungol » sur ce second volume datant de 1984. Car oui, cette pièce contient des titres qui vont traverser les époques, un peu comme Elric à travers le multivers. Des changements au sein de leur musique se profilent également, au point de faire de ce groupe en retard sur son temps, en avance cette fois-ci. Le heavy doom de « King of the Dead » fait donc suite au hard/heavy psychédélique de « Frost and Fire ». « Cirith Ungol » apparait ainsi comme l’un des premiers groupes américains de doom metal dans la même vague alors que « Pentagram », « Saint Vitus » et « Trouble », qui ont sorti respectivement leur premier full lenght entre les années 1984 et 1985. Goûtez au côté sombre de la légende.

    La légende aurait le goût de guerre nucléaire sur « Atom Smasher ». C’était d’ailleurs une véritable obsession en ce début des années 80, tellement les tensions entre l’Amérique et L’Union Soviétique se sont ravivées. Après un bruit d’explosion atomique, on entend comme des coups de semonce, des riffs par à-coups et une voix qui accentue fortement ses intonations. Déjà que Tim Baker avait un chant réputé particulier, pas étonnant qu’il rebute encore certains. C’est scandé avec un petit côté fantomatique, qui en fait toute l’originalité, mais qui néanmoins épouse parfaitement la démarche plus sombre du heavy metal de « Cirith Ungol ». Même si « Atom Smasher » parait bouffi à prime abord, on découvre au fur et à mesure sa subtilité, avec un solo impérial de Jerry Fogle en prime. L’impression n’est pas très différente à l’écoute de « King of the Dead ». L’entame peut nous sembler chaotique, déconstruite. Mais, on remarque que ça prend de l’ampleur aussitôt, pesant, intimidant, avant de s’aérer après 1 :40 dans un heavy spatial très proche de celui de « Hawkwind ». On reprendra pieds néanmoins avec un heavy doom tapi et intimidant dès l’apparition du chant torturé de Tim. Rien n’est donc fait pour nous réconforter, bien au contraire.

    L’obscurité est un repoussoir comme une attraction. Soit elle vous dégoute, soit elle vous fascine. Serez-vous capable d’ignorer seulement un titre aussi hypnotique que « Master of the Pit » avec son énorme jeu de basse, où on dénote une légère influence aux premiers albums de « Black Sabbath ». Le titre est loin de se montrer imperturbable. La guitare s’illustre bavarde, éloquente, surtout en seconde moitié du morceau, délivrant un final frénétique et de grande envergure. Cette dextérité guitaristique s’affirme en apothéose sur la reprise sidérante de la célèbre toccata en do mineur de Jean-Sébastien Bach, n’ôtant d’ailleurs rien de l’atmosphère chargée et stressante qui règne sur l’opus. Le sombre et riche morceau « Cirith Ungol » en est une parfaite illustration, aussi un extrait des plus efficaces et envoutants proposés, ne faisant pas impasse à la fluidité malgré un ton résolument froid et distant. Le titre se s’avère plutôt exceptionnel en Live, comme le tend à prouver l’extrait bonus figurant sur la réédition par Metal Blade de l’album précédent, « Frost and Fire ».

    Néanmoins, il y a plus prodigieux encore. Difficile de se montrer indifférent de « Black Machine », reprenant bien les codes du heavy metal de ce début des années 80, avec un refrain scandé, des riffs simples, répétés mais directement prenants. Un titre qui serait dû à l’attachement que portait le batteur Robert Garven aux bolides de course. Ne vous attendez pas pourtant à foncer à toute allure avec ce « Black Machine », les riffs y sont paresseux, mais touchent leur cible sans problème. « Death of the Sun » se contraste fortement à celui-là, car le rythme y est soutenu et se compose de puissantes, insistantes et rapides salves. Nous aurons droit ici à un superbe ballet de guitares qui se répondent. Un de ces duels qui nous fait tant frémir. Si le dézingueur « Death of the Sun » a les moyens pour vous mettre en transe, l’entame et le tiers-fin acoustiques de « Finger of the Scorn », composé intégralement par Greg Lindstrom, peut vous faire couler une larme. Rares sont ceux qui renferment autant d’émotion et de tendresse. Ces parties acoustiques encadrent un heavy doom complètement inflexible, lent et prédateur. L’enfer associé à un paradis.

    Entre « Frost and Fire » et « King of the Dead », le choix est compliqué. Ces deux pièces de « Cirith Ungol » sont si différentes et ont tous deux marqué l’univers metal, malgré les mauvaises critiques des magazines de l’époque. La presse n’avait pas eu le nez pour révéler l’incroyable niveau de ces musiciens, ni même d’accueillir d’un bon œil l’émergence d’un doom metal à l’américaine qui serait habilité à concurrencer celui en provenance d’Angleterre. « King of the Dead » est assurément un objet surréaliste, novateur, très éloigné du heavy metal en vogue alors. Comme un héros de heroic-fantasy, il est en prise avec les puissants, solitaire, évoluant complètement en marge de la société. Il est dit que sa légende sortirait un jour de l’ombre et serait contée de générations en générations. Ainsi, les vrais héros ne meurent jamais.

    16/20

    11 Commentaires

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    LeMoustre - 25 Septembre 2017:

    Bravo pour ce com' sur Whelan, artiste encore présent sur le forum du site, dont on pourrait également évoquer une partie du dyptique "Cause of Death"/"Epidemic of Violence" présent aussi sur le très bon album de The Mist "Phantasmagoria", que je recommande en passant.

    Sinon, ce King of the Dead est l'album peut-être le plus accessible de Cirith Ungol, avec les envolées de Baker et une base heavymetal plus prononcée que sur le premeir disque. Album qui s'affirme au fil des écoutes, avec une mention particulière à la présence de la basse, donnant un cachet unique à ce disque ("Master of the Pit"). Merci pour la chronique (désolé, mais les "j'aime" je peux pas, haha). 

     
    Naus - 22 Septembre 2018:

    Juste une réponse au commentaire de Phucking Phiphi je pense que pour Cirith Ungol les paroles ne signifient pas que l´Œil est dans la tour mais juste que comme c’est l’entrée du pays de Mordor, l’Œil de Sauron peut voir ce qu’il s’y passe tu devrais réécouter la chanson

    Deminion - 20 Fevrier 2020:

    Le nom du groupe est remplacé par le mot Live, entre guillemets. Je suppose qu'un bug a altéré la chronique, pour une raison probablement étrange.

    AlonewithL - 20 Fevrier 2020:

    @Deminion:

    C'est pour ça qu'on aime tous Spirit Of Metal... Merci à toi.

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    Commentaire @ GLADIATOR

    18 Mai 2008
    Si le premier album "Frost************** and Fire" proposait une sorte de "Hard Psychédelique" , cet opus nous plonge dans un "Heavy Doom" étrange.......Mais plutôt réussi !

    D'excellents riffs ( Atom Smasher , Death of The Sun , King of the Dead ) ; un bassiste impressionnant de dextérité ; un guitariste (Jerry Fogle ) très "technicien" (La Toccata de J.S.Bach ); un bon batteur au son sec et précis ; et toujours ce chanteur au timbre étrange et monotone....

    Ces quatre musiciens semblent passionnés par leur art du premier au dernier titre !

    La production de "King of the Dead" est parfaite , et le son est clair et puissant .

    L'inspiration de cet album est sombre et fantastique ( King of the Dead et Cirith Ungol sont des clins d'oeil au Seigneur des Anneaux ),mais il n'y a ni claviers grandiloquents , ni orchestre symphonique ! Le groupe se charge d'installer les ambiances grace à leur instrument respectif ! Mention spéciale à Jerry Fogle , qui est excellent de bout en bout !

    Bref , ceux qui ont aimé "Frost************** and Fire" vont se régaler avec "King of the Dead".
    Ceux qui n'aimaient pas vont continuer ....

    Pour ma part , j'aime toujours autant cet "OVNI" du métal !


    2 Commentaires

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    MAX88 - 14 Août 2010: un des meilleurs album de heavy metal qu'il m'ait eté donné d'ecouter voila un groupe qui a su developper son propre style
     
    Leviathan777 - 23 Fevrier 2012: Merci pour cette chro. Il faut absolument que j'entende ce disque!
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