King of All Kings

Paroles
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
17/20
Nom du groupe Hate Eternal
Nom de l'album King of All Kings
Type Album
Date de parution 16 Septembre 2002
Produit par
Enregistré à Mana Recording Studios
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album253

Tracklist

1. Our Beckoning 00:49
2. King of All Kings 02:49
3. The Obscure Terror 03:53
4. Servants of the Gods 02:56
5. Beyond Redemption 03:08
6. Born by Fire 03:43
7. Chants in Declaration 04:05
8. Rising Legions of Black 03:24
9. In Spirit (The Power of Mana) 04:31
10. Powers That Be 04:32
Total playing time 33:50

Chronique @ Fabien

24 Novembre 2008
Trois années après un Conquering the Throne plus que convaincant, ayant largement participé à la résurgence d'un deathmetal à la limite de l'agonie durant la seconde partie des années 90, Hate Eternal revient en 2002 avec son second album. Enregistré de main de maître par son leader Erik Rutan en personne, dans ses propres locaux Mana Studios, King of All Kings, au titre toujours aussi ambitieux, bénéficie non seulement d’un contrat en béton d’Earache Records, la maison mère de l'écurie Wicked World, mais aussi d’une terrible pochette d’Andreas Marshall, réputé pour ses illustrations d’Immolation ou Obituary.

Subissant le départ simultané de Doug Cerrito (Suffocation) et du batteur-missile Tim Yeung, Erik Rutan poursuit immuablement sa route avec son ami Jared Anderson, parvenant à rallier à ses côtés l’impitoyable Derek Roddy, batteur possédant une vitesse et une précision n’ayant rien à envier aux blasts métronomiques de son prédécesseur.

Si King of All Kings ne débute pas sur sa meilleure facette, à l’image de son titre éponyme saisissant sans être transcendant, l’album trouve en revanche sa pleine puissance dès l’imparable The Obscure Terror, d’une force et d’une brutalité sombre sans commune mesure. Libéré de l’influence de Doug Cerrito (Suffocation), qui lui avait toutefois beaucoup apporté, Erik Rutan maîtrise désormais parfaitement son brutaldeath, assénant des riffs & des soli d’une rage et d’une incision meurtrières, mais aussi d'une précision désarmante malgré l’ultra brutalité du style. Majoritairement dominé par les blasts et le double pédalage incessants et dévastateurs de l’impitoyable Derek Roddy, l'album contient parallèlement de nombreux breaks déboulonnants, d'une lourdeur imparable, non sans rappeler les ambiances massives & délicieuses de l'incontournable Gateways to Annihilation de Morbid Angel, sur lequel Rutan avait participé deux années auparavant.

Hate Eternal enchaîne ainsi les cultes Servants of the Gods, Born by Fire ou Chants in Declaration dans un tourbillon d’énergie pure, portant le deathmetal dans des contrées d’une force et d'une intensité rarement atteintes, trouvant son apogée sur l’invincible titre final Power that Be, d’un équilibre et d’une technique renversantes.

Au côté du pharaonique In the Darkened Shrines de son homonyme Nile, sorti en cette même année 2002, Hate Eternal signe ainsi un King of All Kings dépassant son excellent prédécesseur, installant définitivement la bande d’Erik Rutan parmi les locomotives du brutaldeath à l'échelle internationale. La puissance sans limite de l’album confirme en effet le nouveau visage arboré par la scène deathmetal depuis ce changement de millénaire, plus brutale, technique, rapide et intense que jamais. Incontournable !

Fabien.

14 Commentaires

19 J'aime

Partager

ArchEvil - 10 Fevrier 2010: Il était temps que je pose un commentaire sur la chro de Fabien, surtout pour un skeud de ce calibre.

Lorsque je l'ai écouté pour la première fois, ça a été une baffe sans commune mesure. Je n'avais jamais entendu telle intensité, telle brutalité mécanique dans le metal. le skeud m'a un peu rebuté d'ailleurs par ce manque d'oxygène, Lorsque mes oreilles l'ont dompté, je lui ai trouvé un caractère incroyable, dans la maîtrise, comme dans cette surpuissance qui ne ralentit jamais mais aussi dans la composition. Les riffs ont les harmonies qui évoluent de manière atonale mais sont foutrement bien pensés, Rutan y est énorme et fait preuve d'une sacré compétence pour pondre des riffs porteurs d'atmosphères très lourdes et maléfiques, comme pleines de noblesse. Le morceau titre est un cran en dessous je trouve aussi, beaucoup moins senti que le reste, c'est dommage parce que sa base introductive est très solide.

Mais une fois le taureau lancé sur le suivant, on ne s'en lasse plus. L'énorme Servants of the Gods et ses combinaisons de riffs plus vicieux que jamais et ses mid tempos hâchoirs, Born By Fire et son final mémorable, puis ce Powers That Be, génial de bout en bout.

Le skeud se montre très technique sans pour autant partir dans tous les sens, tout reste assis sur ce monolithe de brutalité.
Puis la production est impeccable, tout à fait dans l'esprit, bien que je n'aurais pas rechigné sur un tantinet de profondeur en plus.

Un de mes albums de death culte aujourd'hui, un bulldozer plein de classe.
Eaque - 20 Octobre 2015: Chronique qui se passe de commentaires (négatifs) à mon sens ! La première chose qui m'as le plus impressionné quand à son écoute est son "excessive" brutalité. Je crois bien que je n'ai jamais entendu aussi véhément (peut être le Kaos Kommand 696 d'Impiety) pourrait faire face à la rigueur. Le reste de ce que je pense se trouve tout simplement dans cette excellente chronique ! Merci pour elle Fabien.
roromoho - 22 Novembre 2016: Comme precisé dans le livret : aucune retouches ou recalettes de pains n'ont été effectuées sur les prises " pour préserver l'integrité des musiciens..et des standards du death metal".
Sachant que Roddy a rentré ses parties en une prise, ça peut faire peur et donner une idée de l'integrité des bonhommes, surtout en cette époque ou tous les producteurs découvraient les joies de l enregistrement numérique et tout les sons asseptisés qui en ont découlés
par la suite.
Un des derniers albums de Brutal death avec un vrai son 90's.
Metalder - 16 Mai 2017: AHHHHH genoux! Pauvre fou!
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire

Commentaire @ Petrozza

30 Septembre 2007
Nous voila en présence avec ce cd d'un pur concentré de violence et de technique!
Erik Rutan est énervé et nous le fait savoir! La production est tout simplement énorme,les parties des guitares sont vicieuses, le chant est bien partagé entre sieur Erik Rutan et Jared Anderson (Rip)!
Les bémols de cet album viennent peut être de ses qualités. Je m'explique, la production est énorme mais ne privilégie que les guitares et le chant au détriment de la basse et de la batterie sans doute triggées.
Il reste cependant un bon album pour les amateurs de brutalité mais à choisir je préférais "Conquering the Throne"!

0 Commentaire

0 J'aime

Partager
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire

Commentaire @ Necroreaper

23 Novembre 2008
King of All Kings est le deuxième album d’Hate eternal après un Conquering the Throne convainquant et guerrier. Hate Eternal, formé de Erik Rutan au chant et à la guitare, Jared Anderson à la basse et Derek Roddy à la batterie nous sort un Conquering the Throne puissance 10000. La musique se veut encore plus rapide d’une puissance implacable. Ici peu de place à la mélodie, tout n’est que brutalité et technicité. Il s’agit d’un brutal death metal joué à la perfection montrant tout le talent de composition et de jeu de l’ex Morbid Angel, Erik Rutan.
Signé sur le label earache records et enregistré au Mana studio en Floride par Erik Rutan lui-même, King of All Kings possède une production très puissante, manquant de clarté à certains endroits où le son fait part belle surtout à l’impact des guitares.
Musicalement, les riffs de guitares vont dans a continuité de Conquering the Throne utilisant la même base c'est-à-dire la rapidité d’exécution, une grande puissance et une grosse couche de technique. Les atmosphères sombres et alambiqués sont toujours présents. On est étonné de voir autant de diversité dans les riffs alors que la musique n’est que brutalité et rapidité. La batterie joue à 100 km/h, la plupart du temps en blast beats. Les quelques mid tempos présents ne sont là que pour annoncer le chaos prochain. Le chant d’Erik n’a pratiquement pas évolué, restant toujours dans le guttural typiquement death metal. Nous remarquons cependant l’utilisation plus importante de la voix hurlé qui n’est pas pour déplaire à nos pauvres tympans.
Bref, Hate Eternal nous donne encore une fois une grande claque dans la face grâce à ce King of All Kings infernal. Du grand brutal death américain.

0 Commentaire

0 J'aime

Partager
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire