Fury & Flames

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Nom du groupe Hate Eternal
Nom de l'album Fury & Flames
Type Album
Date de parution 19 Fevrier 2008
Produit par
Enregistré à Mana Recording Studios
Style MusicalDeath Brutal
Membres possèdant cet album245

Tracklist

1. Hell Envenom 04:09
2. Whom Gods May Destroy 03:41
3. Para Bellum 04:29
4. Bringer of Storms 05:18
5. The Funerary March 04:15
6. Thus Salvation 03:57
7. Proclamation of the Damned 04:13
8. Fury Within 03:33
9. Tombeau (Le Tombeau de la Fureur et des Flammes) 04:41
10. Coronach 01:39
Total playing time 39:55

Chronique @ eulmatt

22 Fevrier 2008
Le voici, donc, ce nouveau rejeton d’une des terreurs de la scène brutal death moderne. La seule attente fiévreuse qu’a généré Fury & Flames prouve à elle seule la belle santé de cette scène. Et le line-up respectable qu’a réuni ce vieux loup d’Erik Rutan permettait en tout état de cause d’entrevoir de bien belles prouesses.
Le verdict au bout d’une poignée d’écoutes est sans appel. C’est bel et bien la grosse baffe attendue…et même plus que cela.
Fidèle à ses habitudes, Hate Eternal prend le soin d’imposer un feu ininterrompu, dont les salves de batterie de l’épatant Jade Simonetto constituent le plus gros de l’artillerie. On connaissait bien sûr Alex Webster et sa capacité à nourrir la rythmique de sa basse avec une dextérité et une vigueur peu communes. On obtient ainsi un matraquage parfaitement maîtrisé, très équilibré entre blasts dévastateurs, changements de rythme pertinents et breaks bien sentis, ô combien salvateurs.
Sur cette seule base, Fury & Flames pourrait déjà prétendre damner le pion à une bonne partie de la concurrence.
Mais la seule approche technique est profondément réductrice pour appréhender la richesse de ce disque. Malgré son déploiement intempestif d’artillerie lourde et d’agression sonore, la musique d’Hate Eternal atteint là une richesse émotionnelle étonnante, que pour ma part je discerne moins dans ses opus précédents. Pas d’angoisse à la lecture de cette phrase : il ne s’agit pas de mélancolie ou de je ne sais quel autre sentiment existentiel, mais de colère furieuse, de haine enragée, de noirceur oppressante.
Ce cataclysme de violence débute par un incroyable Hell Envenom, mitraillage de blasts, riffs monstrueux de puissance, avec le soupçon de lyrisme et de dissonance pour d’ores et déjà donner une magnifique esthétique à la déferlante métallique de Hate Eternal.
Le feu sacré est désormais allumé, rien ne peut éteindre l’incendie. Il se propage un peu plus avec Whom Gods May Destroy, un poil plus complexe et technique, suivi de Para Bellum, remarquable de par ses breaks d’une lourdeur écrasante, venant temporiser avec subtilité le déchaînement furieux et continu des compères de Rutan. A noter également le magnifique solo, sublime d’émotion et de finesse, sur fond de double pédale déchaînée. Baissant un poil de rythme – entre des séries incroyables de blasts – Bringer Of Storms s’affiche également comme un titre plus fin qu’il n’y paraît, et le travail de composition est remarquable, mettant diablement en relief les qualités artistiques des différents musiciens (Webster, quel bassiste…).
Grandiloquente et monstrueusement malsaine, la marche funéraire qui suit est délicieusement éprouvante, voire jouissive à l’écoute des quelques soli qui s’invitent à la fin d’un morceau d’une noirceur incroyable.
Plus chaloupé et groovy, Thus Salvation permet d’entrevoir un peu plus la remarquable production dont bénéficie Hate Eternal. Les tympans les plus fragiles pourront souffrir du parti pris de mettre très en avant la rythmique batterie/basse, qui tel un tir de barrage continu laboure le terrain très avant la cavalerie « légère »…
Des deux titres suivants, toujours dans la même veine musicale qui fait la raison d’être de l’album, on notera quelques riffs particulièrement judicieux, qui une fois encore donne un caractère très organique au death metal brutal de Hate Eternal , qui ne paraît jamais déshumanisé. Plutôt surhumain en fait, tant la démonstration de rage vomie ici semble sortir du fond des entrailles.
Et comment ne pas apprécier un petit morceau au titre français, qui certes ne dépareille pas avec le thème enjoué du disque, surtout quand ses deux dernières minutes sont aussi sublimes d’émotions, les guitaristes jouant à leur tour le premier rôle sur ce disque colossal.
Un petit Outro quelconque laissant les ouïes se reposer quelques instants, il ne fait cependant aucun doute que vous allez repartir pour un tour…
Bilan des courses ? Hate Eternal a accouché d’un monstre, et déjà là, à chaud, je ne crois pas me tromper en considérant ce disque comme l’un des plus essentiels de ces derniers années dans le petit monde du death metal. Ne soyons pas frileux, il s’agit même d’un bon pavé dans la mare des monstres sacrés qui avaient marqué de leur grosse patte l’année 2007, je pense principalement à Nile et Immolation. Décidemment, le death metal vit une nouvelle époque dorée, après celle du début des années 90. Et ce death metal moderne, à la fois ultra technique, brutal, et cependant remarquable de par ses atmosphères noires et quasi-mystiques, nous laisse présager encore de bien belles heures. Ah, quel pied !

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MCGRE - 12 Octobre 2010: @ SLYCORE je te comprend pas, pas technique HATE ETERNAL
albundy57 - 02 Novembre 2010: Mouais, surprenant ce commentaire de SLYCORE...
Certes la prod est différente des précédents et l'ensemble paraît plus compact, mais c'est encore un bien bon cru du groupe qui continue sur sa lancée en annihilant tout sur son passage...(et la technique propre au groupe est toujours bien présente!)
fraak - 28 Mai 2011: cette chronique et tous ces commentaires positifs m'ont vraiment donné l'envie d'acheter cet album, je mle promet, des que j'ai l'occasion je l'achete!
Tyrcrash - 17 Mars 2012: Un album avec lequel, j'ai eu pendant longtemps pas mal de difficulté. Le choix de la prod me paraît toujours aussi discutable, certes il est évidement que ça ajoute en atmosphère, mais on perd tellement en clarté... Par moment je me demande si c'est pas simplement une "ficelle" pour rendre le truc plus brutal. Enfin... Après ça fait ressortir la basse et les solos (il paraissent d'autant plus lumineux et parfaits).
D'ailleurs pendant longtemps cette basse redoutable, ainsi que les solos on été le seul motif pour ressortir le CD, mais je suis content de pas avoir abandonner parce qu'en effet au bout d'un moment on comprend, on comprend que c'est merveilleusement bien foutu, pensé, millimétré.
Bref une grosse tuerie, et achat rentable puisque aujourd'hui je suis encore loin d'avoir tout capté
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Chronique @ theblackbeast

18 Mai 2008
Cette année 2008 est vraiment une excellent année en sortie de grands crus dans le monde du Metal, est le nouveau Hate Eternal : Fury and Flames en est la preuve vivante.
En effet nos ‘Ricains nous offrent ici le plus Brutal et le plus abouti de tous leurs albums, l’apogée de la violence et de la haine déjà poussée à son niveau le plus extrême depuis la sortie du grand I, Monarch !
Il faut dire que outre le côté haineux émanant droit de l’esprit de notre Mr Erik Rutan, cet album est aussi pour lui un hommage rendu à son frère d’arme Jared Anderson décédé il y a peu. La Furie et Les Flammes sont donc un excellent moyen d’exprimer sa haine, sa douleur, sa fureur, sa souffrance au grand jour !

Il va sans dire, alors, que pour la sortie de sa nouvelle infamie, ce cher Rutan a mis les petits plats dans les grands en décidant d’apporter un sang neuf et un vieux compatriote au cœur de sa folie dévastatrice ! Hate Eternal subit de ce fait un grande métamorphose par le changement complet de ses membres qui accueille désormais Shaune Kelley à la guitare, Jade Simonetto derrière les fûts et bien sur le grand Alex Webster avec son jeu à la basse déjà plus que reconnu par le monde entier. Un nouveau démon est mis sur pied pour l’accouchement d’un album encore plus prometteur qui par sa jaquette signée à nouveau par Paul Romano nous laisse penser à une suite de I, Monarch.

Plongeons nous désormais dans ce magma en fusion et voyons voir quelle surprise Hate Eternal va nous offrir cette fois ci.
Contre toutes attentes, la lave jaillissant de ce volcan n’a rien à voir avec ce que Rutan avait l’habitude de nous offrir ! Dès l’arrivée de Hell Envenom, on ressent un concentré de rage et de brutalité rarement atteint en matière de Brutal Death ! Un cataclysme se prépare lancé par les blast inexorables de Simonetto dégageant une puissance sonore dépassant de loin les prouesses que Derek Roddy avait pour habitude de nous faire entendre ! Nos oreilles sont donc déjà prédisposées à recevoir une charge massive de haine poussée par une ambiance plus que malsaine !
Le plus surprenant nous vient de la prod de cet opus laissant une grande place à cette batterie inhumaine et aux lignes de basses vigoureuses sortant que la grande dextérité d’Alex Webster étouffant presque la mélodie et le lyrisme de nos deux guitares, un gros song donc très lourd et chargé, massif, viscéral et surtout très mature !!!
Hate Eternal joue donc avec la vraie nature de ces instruments, malsains, enivrants, déroutants et particulièrement agressifs !

Rien n’est laissé de côté sur cet album et le feu attisé déjà depuis les premiers riffs ne fait que se propager dans tout l’album par la technique d’un Whom Gods May Destroy, la lourdeur écrasante d’un Para Bellum, un Bringer Of Storms laissant place au génie de Webster et le grand Tombeau aux odeurs de Morbid Angel poignant, jouissif, emplit de sentiments et portant aux larmes au final par une déflagration de solos plaintifs et torturés !
Fury and Flames est pensé de telle sorte que l’auditeur se laisse bercer et violenter par une symbiose entre nos deux guitaristes Rudan et Kelly rajoutant une grande part de mélancolie, de poigne, de hargne par leurs riffs secs et des solos noirs, très éprouvants et étourdissants !

Il faut dire que Hate Eternal nous propose ici une merveille qui se laisse dompter au fil des écoutes dévoilant son art petit à petit pour que l’on puisse se délecter à l’écoute d’un tel colosse. Une telle approche d’un song aussi primitif et chaotique a de quoi dérouter tous grands fans du groupe qui n’étaient jusqu’à lors pas habitués à une telle volonté d’assouvissement absent dans I, Monarch.
Dense et pourtant harmonieux à la fois, ce brasier ne fait que confirmer la place de Hate Eternal au sein du Brutal Death Metal ouvrant de ce fait une nouvelle porte vers la fureur et le tourment des âmes à tout auditeur confirmé !

En conclusion de tout cela, sur une outro reposant mes timpents meurtris et tout excités je dois dire que Fury and Flames m’a foutu une claque monumentale permettant à mon esprit de mieux comprendre la haine semée par Erik Rutan derrière son passage ! Une écoute que je suis loin d’oublier et qui est pour moi délivre LE meilleur album que Hate Eternal ait pu sortir depuis le début de sa carrière !!! Un long moment de jouissance qui fera succomber de plaisir tous les inconditionnels du genre mais qui malheureusement continuera de faire fuir tous ceux qui ce rebutent à cet art !
Un ouragan dévastateur et blasphématoire poussant le groupe à ses sommets offrant un adieu digne de ce nom au défunt Jared Anderson et qui je pense à de quoi marquer les mémoires de tous bon Metalleux en nous donnant en même temps un pied d’enfer !!!

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theblackbeast - 19 Mai 2008: On va dire que j'ai eu du mal à être objectif sur un tel album, j'en suis tombé amoureux donc je lui ai donné la note qui pour moi lui convenais !
Après pour Roddy je trouve en effet que le petit nouveau assure mieux sur cet opus bien que son prédecesseur soit aussi un monstre
BEERGRINDER - 19 Mai 2008: Oui, ca arrive quand on chronique un disque trop peu de temps après l'avoir écouté.

Honnêtement je ne vois pas vraiment la différence au niveau des blasts, si je ne savais pas que Roddy n'étais plus là je n'aurais pas fait la différence.
 
theblackbeast - 19 Mai 2008: J'ai chroniqué l'opus après une trentaine d'écoute pour éviter de faire une erreur de jugement et ne pas faire une chronique sur un coup de coeur !

Bien que minime la différence d eblast se fait sentir sur Fury And Flames, il va sens dire que je regrette quand même Ruddy, mais bon on ne perd pas au change donc il n'y a pas de quoi se plaindre ^^
Lingon - 22 Septembre 2013: Les blasts ne sont pas plus rapide que ceux de Ruddy, 'c'est simplement la surpuissance du kick et de la drum en général qui te fait dire ça ;) En tout cas je suis bien en accord avec ta chronique, bon travail.
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Chronique @ satanchild

28 Juillet 2008
Je tiens à le préciser tout de suite : ce disque est une pure bombe atomique qu'il est inutile d'écouter si on déteste le bourrin.
Car là, il n'est pas question de hargne, c'est tout simplement un déversement de haine et de rage. Erik Rutan nous l'avait promis : les albums de Hate Eternal allaient être de plus en plus violent, mais là c'est tellement bourrin que je me demande si le prochain essai des Ricains pourra dépasser ce Fury & Flames.

Il faut dire que Erik Rutan n'avait pas vraiment l'esprit tranquille (suite au décès de son ami Jared Anderson qui officiait à la basse sur I, Monarch leur précédent opus).
De plus, Derek Roddy a quitté son rôle de batteur.
Erik a donc tout simplement fait le ménage et a recruté de nouveaux musiciens :
. à commencer par Jade Simonetto, un batteur exceptionnel, ultra rapide. Il faut avouer que quand on a la vingtaine, il n'est pas trop dur de massacrer ses fûts et de faire exploser les compteurs. Le seul reproche qui pourrait être fait à Jade, c'est qu'il ne remplace pas Derek Roddy : le jeu de Derek était axé sur les roulements rapides et la technicité alors que le jeu de Jade est lui plus axé sur la rapidité sans pour autant chercher à trouver des roulements qui feraient abandonner la batterie à un novice. Seule sa rapidité fait mouche.
. Rutan a aussi décidé de ne plus jouer seul toutes les parties de guitare et a donc demandé un ami de longue date (Shaune Kelley) de le rejoindre sur ce nouvel opus.

Alors, me direz-vous, il est violent que ça ce Fury & Flames ?

Franchement oui. Si vous voulez headbanguer au rythme de la musique, je vous conseille d'avoir une minerve sous la main ; les cervicales ne tiennent pas le choc.
Dès le début avec Hell Envenom, on est propulsé très loin et on ne reviendra pas avant quarante minutes. Seuls les break entre les pistes laissent un peu de répit (et encore ! A peine le temps de reprendre son souffle que ça redémarre à une vitesse folle).
Le dernier titre Coronach, un assemblage d'éléments symphoniques, permet au coeur de revenir à un regime de pulsations moins élevé, sonnant la fin de l'album.

Fury & Flames est donc un album à ne pas rater pour tout amateur de sensations fortes. Vivement la tournée !!!

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