Pas de changement de personnel, et toujours chez
Metal Blades Records, ce nouvel album arrive 4 ans après "
Nightmares of the Decomposed". Le gros point d'interrogation concerne Chris Barnes, et sa voix fatiguée. Est-ce que sa prestation va rester correcte, ou est-ce que la descente continue? J'ai pu lire dans une interview à This Day In
Metal, que Sir Barnes a pris la décision d’arrêter de fumer du cannabis : bien qu’il ait précédemment décrit le cannabis comme son “meilleur ami depuis toujours”, il s’en abstient depuis environ un an et demi. Qu'on se rassure, la voix est bel et bien là, fidèle à elle-même ; néanmoins, sans prendre de risque, pas de cris très aigus, ni de variations, cela va droit au but.
2024 ne sera pas l'astre de la modernité ; les 3 premiers morceaux se placent sous le signe du death metal old school, rappelant du vieux
Six Feet Under, comme sur le refrain de "
Accomplice to
Evil Deeds", avec des relents de
Cannibal Corpse, à l'instar de "Ascension". Efficace, oui, en même temps, avec le talent et l'expérience des musiciens en poste, comment en serait-il autrement ?
Ce "
Killing for Revenge" ne propose pas que cela, et notamment du death technique (modéré tout de même, on parle de
Six Feet Under) avec "When the
Moon Goes
Down in
Blood ". On a droit également à du très doomy sur "Hostility Against Mankind", un morceau qui ne propose toutefois pas grand-chose, tout comme "Compulsive". C'est, en quelque sorte, le ventre mou de l'opus ; à mon sens, un véritable manque d'inspiration et de réflexion s'observe sur ces deux titres.
Heureusement, certains morceaux relèvent le niveau, comme "Fit of
Carnage", ou encore l'excellent "
Neanderthal", qui propose une sorte de Stoner
Doom death où il est difficile de ne pas battre le rythme.
A partir de "
Judgement Day" un moulin compresseur est lancé à toute vitesse, et jusqu'à "Spoils of
War", cela ne ramollit pas d'un cheveu. Les compos ont, certes, la même structure, mais on y décèle cependant de bons riffs death metal, voire thrash death, et même de bons passages lourds et agrémentés de solos qui apportent un véritable plus.
Et là, je vous le donne en mille : pour finir en beauté, ce que tout le monde scande de vive voix, "une bonne reprise de hard rock", bien sûr! Alors, quel groupe va être massacré ?
Nazareth !
Pas de surprise, c'est du même acabit que sur les
Graveyard Classics, avis aux amateurs. Pour ma part, je m'en serais largement passé, surtout qu'il s'agit d'un titre bonus, mais qui est présent sur tous les formats cds.
Au final, on a une œuvre en dents de scie, manquant un peu de cohérence ainsi que de chansons moins téléphonées. Le frisson
Six Feet Under est loin. Malgré tout, cela reste correct. Il faut dire que ce n'est pas le groupe sur lequel on a le plus d'attentes.
Cela étant dit, je ne pense pas que ce "
Killing for Revenge" se classera parmi leurs albums qu'on ressortira le plus. Si l'on oublie la reprise, seule la seconde partie est réellement intéressante. Et si les retrouvailles sont toujours les bienvenues, elles n'auront pas tenu bien longtemps dans ma platine.
J'aime bien la chronique et j'suis assez d'accord sur la plupart des points, sauf un : j'y reviens quand même pas mal, parce que ce pur Death Metal pas compliqué pour deux sous me plaît toujours autant. Ça va droit au but. When The Moon Goes Down In Blood est le meilleur titre de l'album, en ce qui me concerne ! Et Barnes s'en sort mieux que sur le Nightmare, je trouve...
Merci pour le papier !
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