Crypt of the Devil

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16/20
Nom du groupe Six Feet Under (USA)
Nom de l'album Crypt of the Devil
Type Album
Date de parution 05 Mai 2015
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album65

Tracklist

1.
 Gruesome
Ecouter03:06
2.
 Open Coffin Orgy
Ecouter04:22
3.
 Broken Bottle Rape
Ecouter03:02
4.
 Break the Cross in Half
Ecouter03:35
5.
 Lost Remains
Ecouter03:25
6.
 Slit Wrists
Ecouter03:54
7.
 Stab
Ecouter03:52
8.
 The Night Bleeds
Ecouter04:09
9.
 Compulsion to Brutalize
Ecouter03:17
10.
 Eternal Darkness
Ecouter04:12

Durée totale : 36:54

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Six Feet Under (USA)



Chronique @ growler

05 Juin 2015

« Crypt Of The Devil » est un bon album de Six Feet Under où brutalité et lourdeur s’équilibrent parfaitement

Souvent conspué pour pratiquer un death-metal simpliste et peu inspiré, Six Feet Under, combo au line-up fluctuant, à la qualité discographique plus qu’aléatoire et, toujours mené de main de maître par Chris Barnes (ex-Cannibal Corpse), publie son dernier méfait intitulé « Crypt of the Devil ». Celui-ci confirmera-t-il le regain de forme (et d’inspiration) qui émanait de son prédécesseur « Unborn » ? Réponse en fin de chronique.

A l’issu de la découverte intégrale de cette dernière offrande, les balbutiements d’évolution initiés sur « Unborn » sont bien confirmés sur ce dernier opus. Tout d’abord, les américains ont quelque peu délaissé leur « groove » typique, qui pouvait s’avérer souvent répétitif et lassant sur la durée, pour s’orienter vers des compositions bien plus empreintes de brutalité furieuse et rentre-dedans, répondant, de ce fait, plus aux canons du style. La rythmique générale de « Crypt of the Devil » est bien plus rapide comme peuvent en témoigner « Broken Bottle Rape » (tout un programme), « Stab » ou le commencement de « Compulsion To Brutalize » et les accélérations puissantes de « Slit Wrists » ou de « Open Coffin Orgy », Six Feet Under allant même jusqu’à l’utilisation de blasts comme sur « Gruesome », « The Night Bleeds » ou encore « Eternal Darkness » pour ne citer que ces morceaux.

Il est indéniable que l’impact frontal de cet album est bien plus important que ses prédécesseurs et l’alternance entre passages lourds et grosses accélérations n’y sont pas étrangers (« Open Coffin Orgy », « Gruesome », « The Night Bleeds » ou « Slit Wrists »). Et en matière de lourdeur, les bougres en connaissent un rayon, jetez donc vos cages à miel aux cassures rythmiques de « Broken Bottle Rape », « Stab », « Lost Remains » ou le pont de « Slit Wrists », pour vous en convaincre. Aussi, le côté mélodique abordé sur « Unborn » au travers de quelques solos, est bien mis en avant sur « Crypt of the Devil » qui en est jalonné du début à la fin, ceux de « Stab », « Lost Remains ou « Slit Wrists » sont bigrement inspirés, nous pouvons y ajouter également ceux exécutés par Ray Suhy sur « Open Coffin Orgy » et de Rebecca Scammon sur « Break The Cross In Half ».

Hormis les compositions qui montrent clairement un regain de forme de la formation, le père Barnes a semble-t-il, trouvé un second souffle (et quand on sait ce que le bougre ingurgite...), son growl glaireux, caverneux et profond, qui possède une identité certaine, a retrouvé une force nouvelle, redevenant effrayant et dérangé, votre serviteur émet cependant une réserve sur l’apposition de vocaux criards aussi dispensables qu’inutiles. Il est à souligner que la production est l’avenant et que le groupe n’aura jamais bénéficié d’un aussi gros son.

Même si la qualité intrinsèque de « Crypt of the Devil » est incontestable (surtout au regard de la discographie de Six Feet Under), les américains ont, à certains moments, la fâcheuse habitude de retomber dans leurs travers comme ce groove (marque de fabrique du groupe, il est vrai) sur « Open Coffin Orgy », heureusement sauvé par un refrain efficace, mais également par des passages d’une brutalité presque affligeante comme le break de « Break The Cross In Half », doté en plus d’un couplet générique et d’une accélération quelconque, de « Compulsion To Brutalize » qui se traine et le riffing tout à fait banal de « Lost Remains ». Cela est fort dommageable car ces faiblesses tendent à casser la bonne dynamique de l’ensemble et laissent poindre un sentiment de lassitude au fur et à mesure de la répétition des écoutes. Pour finir, le tout reste assez basique et dépourvu d’originalité, mais je pense que de ce côté-là, il n’y a plus rien à attendre de Six Feet Under.

Au final, « Crypt of the Devil » est un bon album de Six Feet Under où brutalité et lourdeur s’équilibrent parfaitement. Le combo fait preuve d’une inspiration nouvelle et semble se diriger vers des sphères bien plus brutales, espérons simplement que le soufflet ne retombera pas à leur prochaine livraison.

4 Commentaires

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carlossousa - 06 Juin 2015: Thanks to this informativ review, exelent, congratulations, bye
growler - 07 Juin 2015: @ carlossousa: Thank you!!! @ Epistemology: Je n'ai pas aimé Undead, mais je trouvais que sur Unborn, SFU regagnait plus en intérêt, ce qui se confirme complètement sur ce dernier opus.
scotch - 28 Juin 2015: "Un growl glaireux" ha ha j'adore ! Excellente chronique pour un groupe pour lequel j'ai toujours eu beaucoup de sympathie. C'est brut, ça tape direct, c'est pas très finaud, mais qu'est ce que c'est bon !! Merci.
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