Icons of the New Days

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Nom du groupe Lords Of Black
Nom de l'album Icons of the New Days
Type Album
Date de parution 11 Mai 2018
Style MusicalHeavy Mélodique
Membres possèdant cet album10

Tracklist

DISC 1
1.
 World Gone Mad
 
2.
 Icons of the New Days
 
3.
 Not in a Place Like This
 
4.
 When a Hero Takes a Fall
 
5.
 Forevermore
 
6.
 The Way I’ll Remember
 
7.
 Fallin’
 
8.
 King’s Reborn
 
9.
 Long Way to Go
 
10.
 The Edge of Darkness
 
11.
 Wait No Prayers for the Dying
 
12.
 All I Have Left
 


DISC 2 - Bonus Disc
1.
 Innuendo (Queen Cover)
 
2.
 Only (Anthrax Cover)
 
3.
 Tears of the Dragon (Bruce Dickinson Cover)
 
4.
 Edge of the Blade (Journey Cover)
 

Bonus
5.
 The Maker and the Storm
 
6.
 When Nothing Was Wrong
 

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Lords Of Black


Chronique @ frozenheart

14 Août 2018

Un autre album puissant classieux et mélodique à mettre à l'actif des seigneurs noirs.

Le groupe madrilène Lords Of Black, à peine deux ans après la sortie d'un excellent deuxième opus intitulé sobrement II, nous revient avec un nouveau et copieux manifeste Heavy Metal classieux et moderne, Icons of the New Days (paru depuis le 11 mai 2018).

Là où II le précédent album nous proposait des morceaux qui évoluaient vers un Heavy à tendance Power moderne, ce nouveau et excellent manifeste de Lords Of Black, ira encore plus loin, en nous proposant pas moins de 12 titres variés, plus sombres, tantôt épiques voire parfois progressifs, mais en conservant cette fibre mélodieuse qui lui est propre, le tout rehaussé de subtiles références Hard 'N' Heavy du Rainbow période Ronnie Dio. Normal me direz-vous, puisque Ronnie Romero n'est autre que le nouveau et actuel chanteur de l'arc-en-ciel. Ronnie Romero, un vocaliste certes très talentueux, mais qui manque de ce petit plus, pour atteindre la classe et la maîtrise vocale du maître Dio.

Ainsi, Icons of the New Days bénéficie d'une production remarquable, où rien n'a été laissé au hasard et où tous les instruments, ainsi que le chant sonnent à merveille. Une production dantesque au son puissant et résolument moderne. Un son et un mix que nous devrons une fois encore, au tandem Tony Hernando, Roland Grapow (ex-Helloween, Masterplan). Tout comme la magnifique pochette de l'opus, qui sera encore une fois, l'œuvre du talentueux et célèbre cover designer colombien Felipe Machado. Celle-ci au style facilement reconnaissable (certains diraient évidente) mettra en évidence des dragons, et les 3 dresseurs masqués et capées qui ornaient la pochette de II le précédent album du groupe. Le tout est rehaussé d'une gigantesque créature transperçant de sombres nuages.

Commençons l'écoute de cet imposant opus avec la piste une "World Gone Mad", présentée comme premier single qui démarre pied au plancher et, d’entrée de jeu, nous propose une musique plus compacte hargneuse et Heavy que sur l'éponyme de 2014 et II, paru en 2016 (quelle progression en à peine 2 ans). Suivi aussitôt du titre éponyme et ses claviers modernes et futuristes qui s'inscriront parfaitement au thème principal de l'opus qu'est la direction catastrophique que prend l'humanité, le tout sublimé par les interventions de guitares acérées et rageuses de Tony Hernando. Quant à "When the Hero Takes a Fall", il se distinguera par un riff épais et par une puissante et lourde rythmique, le tout évidemment soutenu avec feeling et chaleur par Ronnie, dont le timbre nous rappelle à bien des égards celui de Dio, mais aussi et dans une moindre mesure celui de Johnny Gioeli le vocaliste d'Axel Rudi Pell, mais en moins mélodieux et plus criard.

Dans un même registre, mais en plus mélodieux, je citerais le véloce et très technique "The Way I’ll Remember", et son solo et nombreux plans de guitares limite néoclassiques à la Malmsteen. Un merveilleux morceau qui se terminera par un florilège de guitares acoustiques de style andalouses du plus bel effet. Ou dans un registre plus mesuré, avec "Fallin’" un mid-tempo, aux ingénieuses interventions de guitares semi-acoustiques, qui sera renforcé par un (trop) court solo lumineux de Tony Hernando. Le meilleur reste à venir, avec la pièce maîtresse de l'opus, l'ambiancé et long " King's Reborn" au chant dramatique et émotionnel soutenu par d'imposantes guitares à la tierce (quelqu'un a dit Helloween?), normal avec un mixage signé Roland Grapow.

D'autres morceaux tout aussi intéressants parsèmeront cette galette. En exemple, le très Heavy "The Edge of Darkness" à la rythmique bulldozer, et son refrain imparable appuyé par des guitares tranchantes et effilées comme des lames de rasoir, et le galopant "Forevermore" qui mettra en avant un son de basse ronde et vrombissante des plus Heavy.

L'épique limite Progressif "All I Have Left" longue de plus de 11 minutes, selon votre illustre serviteur, se trouvera être le morceau le plus faible pour ne pas dire raté de l'opus. En effet, ce morceau, qui donne l'impression de ne jamais réellement décoller, aurait pu être parfait, s'il avait été raccourci de moitié, car trop répétitif et pas assez attractif, pour réussir à convaincre complètement l'amateur de Heavy épique à l'ancienne que pratiquent, Manilla Road, Atlantean Kodex, Manowar et Eternal Champion entre autres! Enfin, tout cela n'est qu'un avis purement personnel.

Quant aux morceaux restants, ils seront à ranger parmi les plus classiques et évidents de l'opus, ce qui aura pour effet de lui apporter plus de consistance et d'homogénéité. Avant de terminer et pour les collectionneurs, j'évoquerais volontiers les 6 titres de la version deluxe, avec dans l'ordre, les reprises d'"Innuendo" de Queen, "Only" d'Anthrax, "Tears of the Dragon" de Bruce Dickinson et le "Edge of the Blade" de Journey, ainsi que 2 inédits "The Maker and the Storm" et la poignante ballade "When Nothing Was Wrong" aux délicates et subtiles notes de piano.

Avec seulement 3 albums au compteur, il est impressionnant de constater que le groupe madrilène, réussisse l'exploit de publier une fois encore un album riche et varié qui combine avec classe et insolence un Heavy Metal et Hard Rock mélodique moderne, constitué de morceaux solides avec une identité qui lui est propre!

Cependant, si le groupe veut parvenir un jour à sortir de la longue liste des formations Heavy de seconde zone, il devra à l'avenir diversifier et travailler davantage son propos au niveau du chant, qui selon votre illustre serviteur manque encore de substance émotionnelle et de finesse dû à un timbre de voix certes puissant, mais encore trop criard (pour ne pas dire nasillard) qui pourrait vite agacer l'auditeur.
Malgré ces légères fausses notes, "Icons of the New Days" s'avère encore être une belle réussite à mettre à l'actif des seigneurs noirs.

Allez encore un petit effort et la prochaine sera la bonne !



1 Commentaire

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King_Triton - 14 Août 2018:

Groupe très talentueux mais je te rejoins complétement sur le fait que la voix parfois trop criarde de Ronnie Romero peut finir par fatiguer l'oreille, surtout sur un album aussi long.

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