I, The Mask

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Nom du groupe In Flames
Nom de l'album I, The Mask
Type Album
Date de parution 01 Mars 2019
Labels Nuclear Blast
Style MusicalMetal Alternatif
Membres possèdant cet album26

Tracklist

1.
 Voices
 04:47
2.
 I, The Mask
 03:41
3.
 Call My Name
 03:33
4.
 I Am Above
 03:49
5.
 Follow Me
 04:55
6.
 (This Is Our) House
 04:18
7.
 We Will Remember
 04:04
8.
 In This Life
 03:52
9.
 Burn
 03:43
10.
 Deep Inside
 04:21
11.
 All the Pain
 04:29
12.
 Stay with Me
 05:16

Bonus
13.
 Not Alone
 04:03

Durée totale : 54:51


Chronique @ Eternalis

10 Mars 2019

Les albums se suivent et se ressemblent ...

Qui es-tu ?
Qui es-tu vraiment derrière ton masque ? Derrière cette image de façade qui te prétexte à ton intégration sociale ? A ta réussite professionnelle ? Qui es-tu quand tu n’es pas derrière ton écran et ta vie 2.0 ? Qui es-tu une fois que le vernis a été gratté et que le masque est tombé ?

C’est un peu près la question qui est posée textuellement par ce nouvel opus d’In Flames, permettant une série de visuels assez magnifiques, toujours dans le style initié à l’époque de "Come Clarity" / "A Sense of Purpose" et perpétué ici par Blake Armstrong. Le groupe présente également son nouveau line up studio, n’intégrant désormais plus que Anders et Bjorn dans les membres historiques. Pour un changement de direction musicale ? Ne vous y attendez pas ! Depuis le très prenant et émotionnel "Sounds of a Playground Fading", chaque opus est dans un moule plus ou moins similaire et celui-ci ne déroge pas à la règle (au grand dam de certains). Mais qui attendait réellement autre chose ?

Composé majoritairement en studio à Los Angeles par ses deux têtes pensantes, 'I, The Mask' se veut en revanche plus direct et Anders retrouve une certaine hargne qui avait disparu dernièrement, probablement par l’immense tournée qui a suivi 'Battles'. C’est assez évident dès le premier extrait diffusé, 'I Am Above' (avec l’acteur de Mr.Robot dans un clip très particulier) puisque cela faisait bien longtemps que le riff principal n’avait pas été aussi vicieux et la voix d’Anders aussi rugueuse sur les couplets (ATTENTION, WARNING, ce n’est pas du old school non plus, n’interpréter pas ce que je n’ai pas écris, merci de votre attention !). Néanmoins, le morceau s’annonce explosif en live avec un refrain scandé qui fera clairement participer le public de la plus belle des façons. Le solo est dans la plus pure tradition depuis que le barbu suédois s’en occupe et se veut ainsi très mélodique, servant de pont à une reprise du refrain avant le final du titre. Du bon boulot de professionnel en somme.

Personne n’attend de nouveautés à proprement parler quand on entame l’écoute d’un douzième album (or tous les mini cd en pagaille), simplement une identité propre qui permet de différencier un album d’un autre. Depuis leur mutation opérée à partir de "A Sense of Purpose" (ou "Reroute to Remains" pour certains, mais c’est encore un autre débat), chaque opus avait quelque chose de différent, qu’on l’aime ou pas. "A Sense ..." avait un côté progressif, "Sounds ..." quelque chose de très mélancolique en lui (le départ de Jesper étant encore à vif), "Siren Charms" était très mélodique et plus électronique tandis que "Battles" se voulait un peu fourre-tout, avec beaucoup de titres, certains très forts et d’autres faisant office de remplissage. C’est sensiblement le même constat avec "I, the Mask" qui démarre très bien mais manque de cohérence, de cohésion et finalement enchaine les compositions sans qu’on puisse, à l’avenir, se dire « Tiens, on sent qu’elle vient de "I, the Mask" celle-là ».
Pourtant, "Voices" débute le disque avec rage puisque Anders y étale sa rage, tout comme le titre éponyme qui débute directement sur la voix et enchaine derrière sur des plans en double pédale qui ne sont plus si courant que cela désormais. Les riffs sont secs, groovy et les passages mélodiques servent de respiration à l’ensemble. Quelques claviers parsèment l’ensemble qui, soyons clair, n’a rien de death metal. Nous sommes, comme depuis plus de dix ans, face à un hybride entre metal moderne, extrême et metalcore (le riff central du titre éponyme le démontre aisément). La production est toujours très grosse, propre mais organique, identique aux trois précédents disques.

Comme sur "Battles", la première moitié du disque est très réussi et puissante mais la seconde s’enfonce dans un certain remplissage. Dommage de proposer treize titres dans ces conditions. "(This is Our) Home" rappellera aux bons souvenirs de "The Truth" et ses chœurs d’enfants. Le thème, fort, de l’effet dramatique du réchauffement climatique est métaphorisé par la maison qui s’effondre. Peut-être niais pour certains mais Anders y met du cœur et la composition ressort véritablement du lot, entre des vocaux hurlés, mélodiques ou carrément narratifs. Sur la liste des titres surprenants, on citera également "Follow Me" sonnant plus finlandais que suédois, particulièrement dans sa mélodie plaquée sur le riff à la manière d’un Insomnium ou Amorphis et son intro acoustique.
Mais il faudra aussi faire avec des titres comme "Burn", "In this Life" ou "Deep Inside" qui, passé son intro cybernétique sympa (qui fait tendre l’oreille puisque on s’ennuie un peu depuis quelques titres) retombe dans des schémas éculés et passe-partout. "All the Pain", s’ouvrant en piano-voix, annonce un beau moment d’émotion mais la mélodie à la guitare arrive bien trop vite, cassant la sensibilité qui s’installe. On peut en revanche vraiment entendre à quel point Anders est désormais un « vrai » chanteur (le 'sieur a pris des cours avec des professionnels pour se perfectionner). Le refrain, un peu bateau, aurait mérité un meilleur traitement pour embellir une première partie vraiment mélancolique et à fleur de peau. "Stay with Me" continu également dans un registre acoustique de ballade (l’ordre de la tracklist laisse songeur), terminant l’album (sauf sur l’édition limitée qui contient un bonus) sur une très belle touche, les guitares acoustiques semblant un peu dissonantes, leur conférant quelque chose d’un peu sombre, avant qu’elles ne soient rattrapés par un riff sur le final. Une très jolie conclusion, que l’on peine à découvrir tant la seconde partie tire en longueur.

Probablement qu’In Flames aurait dû faire quelque choix et raccourcir son disque pour le rendre plus concis et efficace. Sans être mauvais, "I, The Mask" souffre des symptômes d’un groupe avec vingt ans de carrière, plus de dix albums et autant de tournées et qui peine légitiment à trouver un second souffle. Les albums se suivent et se ressemblent, sans qu’aucun n’apporte de nouvelles idées, rendant un peu trop interchangeables les compositions des uns et des autres. Les changements de line-up n’ont pas insuffler de nouveautés dans le sens où les maitres à bord restent les mêmes. Rien ne change pour le navire suédois. Ceux qui apprécient la direction prise depuis dix ans devront y trouver leur compte, les autres passeront leur chemin tandis que les observateurs devront y faire un tri nécessaire pour ne tirer que la quintessence d’un disque trop long et mal équilibré. Les années passent. Les constats restent. Next.

4 Commentaires

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supertiptip - 10 Mars 2019:

Je trouve que même si j'ai une grosse préférence pour les premiers In Flames. Juste la voix de Anders et les chansons efficaces et mélodique actuelle sont très agréable. Je préfère ça à du mauvais death mélo

pielafo - 10 Mars 2019:

J'ai étonnament apprécié quelques titres. Moi qui déteste IF, je me suis surpris a fredonner quelques morceaux sous la douche. Ca s'arrete la mais ca reste 1000 fois plus écoutable que cet immondice qu'était Siren Charms. Pas écouté Battles. 

Molick - 10 Mars 2019:

Ouais globalement du même avis. Du bon (sans aller jusqu'au très bon, c'est devenu trop prévisible pour ça), et du franchement moyen. Le refrain de Call My Name est horrible de niaiserie radiophonique. J'aime assez We Will Remember qui pour un morceau rock est plutôt pas mal. Sinon voilà, souvent l'impresion d'écouter le même morceau, avec des couplets/refrains interchangeables, comme si ils composaient des parties séparées, et qu'après ils en faisaient des morceaux.

Sinon niveau chant le sieur Anders s'en sort bien, mais je me demande si sa voix n'est pas trafiquée/bourrée d'effets. En live (j'ai regardé pas mal d'extraits des 2 dernières années) il est incapable de chanter correctement les morceaux les plus simples (même ceux de Reroute), il est souvent faux, et constamment à bout de souffle on dirait.

Goneo - 15 Mars 2019:

Un album qui me donne envi de me replonger dans In flames (j'ai laché le groupe avec soundtrack ti your escape), du coup je n'ai pas de quoi comparer avec les précédents comme toi Eternalis. De bonne mélodies, je trouve tous les morceaux correctes même si il y en a clairement des mieux que d'autre. Un bon album.

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