Green Naugahyde

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Nom du groupe Primus
Nom de l'album Green Naugahyde
Type Album
Date de parution 12 Septembre 2011
Produit par
Style MusicalFusion
Membres possèdant cet album42

Tracklist

1. Prelude to a Crawl
2. Hennepin Crawler
3. Last Salmon Man
4. Eternal Consumption Engine
5. Tragedy’s a’ Comin’
6. Eyes of the Squirrel
7. Jilly’s on Smack
8. Lee Van Cleef
9. Moron TV
10. Green Ranger
11. Hoinfodaman
12. Extinction Burst
13. Salmon Men

Chronique @ HeadCrush

17 Septembre 2011

Le regard des écureuils, le regard des écureuils, le regar...

1999 - 2011 soit, 12 ans entre deux albums alors franchement qui attendait quoi que ce soit de précis après Antipop ? Vous, je ne sais pas mais moi, à part une compil de plus ou un Live genre CD / DVD avec poster et photos et médiator et première couche culotte portée...

Mais bon, Primus est Primus et ce Green Naugahyde débarque, comme ça, par la petite porte. Certes étant un des gus abonnés à la newsletter du groupe, je m'en doutais, ils en parlaient, depuis un moment d'ailleurs mais bon lorsque cela a commencé à faire sérieux j'ai sentis le vent de délire pointer à l'horizon.

Ahhh bon sang Primus et leur univers barré, leurs euh..."morceaux" mais surtout leurs prestations Live offrant 12 ans plus tard, un nouvel effort studio...
Plusieurs options s'offrent à vous: vous avez plus de douze ans et connaissiez Primus, vous avez plus de douze ans et n'avez pas la moindre idée de qui est Primus, on s'en fout de votre âge mais vous avez au choix: l'esprit grand ouvert ou, vous voulez un disque hors normes à l'humour terriblement contagieux.

Ce disque est pour vous, les autres, zappez le reste.

13 pièces musicales, sérieux parce que qualifier ces différents morceaux de titres laisserait à penser qu'ils sont construits selon un schéma couplet / refrain et on remet ça et là, on n'y est pas vraiment et surtout pas toujours dans cette structure. Que ce soit avec Prelude to a crawl ou Salmon Man qui respectivement ouvre et achève ce disque, Primus nous entraîne dans quelque chose de différent.

Ce disque est à écouter avec quelque chose de qualité même si le son absolument ENORME permettra une écoute dans des conditions dégradées, si vous ne lui accordez pas un peu de moyens, vous passerez à côté de beaucoup des subtilités qui font la qualité de cet album.

Les Primus sont barrés ça on le savait, du coup dès les premiers instants lorsque l'on mesure que rien n'a changé, du chant susurré à travers un filtre à la basse marteau-pilon un putain de sentiment de bien-être ne demande qu'à s'installer entre nos oreilles, en y occupant tout l'espace possible.
Hennequin Crawler vous donnera un aperçu de ce que je dis avec des harmoniques jouées par Les Claypool. Cela ne s'arrête pas là, en fait, cela ne s'arrête que lorsque la dernière note finit de résonner dans l'air.

Dans cet univers de virtuoses allumés, des titres émergent de façon lumineuse, que ce soit l'intro de Last salmon man (Fisherman's chronicles Part IV) ressemblant à La fille du père Noël qu'aurait composé un Jacques Dutronc sous influence de space cake ou Jilly's on smack titre pychédélico-schyzo-barré nous projetant dans le cerveau embrumé de Jilly avec un refrain totalement absurde "Jilly est camée / elle ne viendra pas pour les vacances" délirant ? Affirmatif.

Leur ballades sont aussi entraînantes qu'absurdes et on se retrouve sous le regard des écureuils (Eyes of the squirrel) voulant ressembler à Lee van Cleef (Lee van Cleef), et pourquoi pas au fond ? Tout change et par définition rien n'est figé sur ce disque des rythmiques baltringues d'Eternal Consuption Engine et son refrain absurde "everything is made in China / everything is made in China" à celles plus Rock de Moron Tv et "bangybangy bang bang" le paysage musical est pour le moins mouvant.

Je crois que le pire est que tout cela semble naturel, en plus il émane un truc étrange de cette musique une sorte de film, on imagine facilement ces titres sur scène dans une ambiance intimiste avec la conscience de partager un moment rare et la peur qu'il s'arrête. Etrange.

Ce disque est un petit bijou, de virtuosité, d'absurdité, de talent, de non-sens, de "non conventionalité", du Primus quoi.

Il est clair que le temps passé n'a pas eu le moindre effet sur Les, Larry et Jay: ils continuent sur une route qu'ils tracent avec leurs propres pas alors vous dire si ce disque est bon ou pas n'est pas un truc que je vais faire, l'idée de cette chronique est de vous faire savoir qu'il existe encore des mecs pour penser jouer et offrir une musique différente et qu'il vous appartient d'entrer dans leur monde ou de rester en dehors de celui-ci.

Perso mon choix est fait, j'y retourne.

HeadCrush(ed)

22 Commentaires

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HeadCrush - 21 Septembre 2011: Il s'agit d'une imitation de cuir, une sorte de skaï. C'est grâce à StephDS que je le sais (many thanxx Steph).
PumpkinT - 22 Septembre 2011: @Leatherface : C'est vrai que tu veux changer ton nickname en Naugahydeface ?
Putain les rumeurs comme ça file ! ^^
OK, je sors.
Kalamazoo - 07 Octobre 2011: Un album de Primus c'est comme un film de David Lynch on regarde on écoute on comprends difficilement. A un moment on est paumé on cherche le début pour comprendre la fin c'est trop tard c'est fini mais on c'est éclaté .On voudrait le raconter le partager mais c'est pas possible peu pas .HEADCRUSH t'a réussi bravo on comprends toujours pas mais tu as réussi à toucher du neurone Primus .Ce Claypool c'est sur il devrait faire la prochaine BO d'un David Lynch et là on frôlera la folie à moins de tomber dedans...

Au fait ce seul concert de Rush à Paris cette première partie avec ce guitariste dont les cheveux trainaient par terre on a jamais vu son visage ,j'y étais Putain la claque !!!
HeadCrush - 08 Octobre 2011: Je reconnais que l'association Lynch & Primus...

Ce serait sans doute un truc ultime, ultime.
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Commentaire @ El_Totor

27 Septembre 2011

l’album ne décolle jamais !

La venue d’un nouvel album de Primus est toujours un évènement en soi pour le fan, d’autant plus après une si longue attente. Dans toute sa discographie, Primus a toujours réussi à se renouveler tout en se prolongeant. Chaque album est une pierre de plus à l’édifice, tous à la fois très différents les uns des autres, ils ne peuvent cependant n’être que les enfants légèrement dégénérés de la bande à Claypool, reconnaissables entre mille par les compositions, les textes barrés ou bien évidemment l’utilisation de la basse.
Green Naugahyde n’échappe pas à la règle, même si à son écoute, on a parfois l’impression de retrouver un melting pot des albums précédents, des riffs ou des sonorités rappelant parfois très fortement Tales of, Pork Soda, Antipop et même le Brown Album avec Lee Van Cleef et Last Salmon qui me fait beaucoup penser à Fisticuts.
Une différence entre Green et les opus antérieurs émerge cependant, mais pas pour les bonnes raisons : l’album ne décolle jamais ! Ça m’attriste profondément d’écrire ce genre de chose, mais c’est bien le cas. Alors que Primus nous avait habitué à des albums alternants morceaux très punchy donnant envie de sauter partout déguisé en pingouin et « ballades » parfois touchantes comme Coattails of a Dead Man, American Life ou Bob, Green reste dans un domaine allant du mollasson au mid tempo, enchainant titres sympatoches et titres presque chiants ! Certes tout ceci est très bien exécuté mais on est plus dans un registre planant de quadra fumeurs de pétards que de jeunes californiens sautillants. Vous êtes prévenus.

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