Grand Guignol Orchestra

ajouter les paroles de l'album
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
Nom du groupe Pensées Nocturnes
Nom de l'album Grand Guignol Orchestra
Type Album
Date de parution 01 Fevrier 2019
Style MusicalBlack Avantgardiste
Membres possèdant cet album2

Tracklist

1.
 Un Trop Plein d'Rouge
 01:23
2.
 Deux Bals dans la Tête
 05:11
3.
 Poil de Lune
 06:20
4.
 L'Alpha Mal
 05:43
5.
 L'Etrangorium
 01:44
6.
 Les Valseuses
 06:09
7.
 Gauloises ou Gitanes ?
 04:28
8.
 Comptine à Boire
 04:22
9.
 Anis Maudit
 05:22
10.
 Triste Sade
 06:59

Durée totale : 47:41

Acheter cet album

Pensées Nocturnes


Chronique @ Vinterdrom

08 Fevrier 2019

Déglingué Black Metal since 2009

Putain, dix ans… ça en fait du chemin… constata Vaerohn en pensant à sa carrière musicale, tandis qu’il marchait sur la route.
A l’instar du Gérald qui y était toute la sainte journée, il n’avait pas vu le doute en lui s’immiscer. Se traînant vers l’horizon rougeoyant d’un triste soleil couchant, ses cheveux crasseux flottant dans le vent, ses guenilles si vétustes qu’elles semblaient prêtes à rendre à l’âme, son ombre démesurément allongée sur la (maca)dame, sa guitare et son trombone en bandoulière, qu’il portait sur le dos telles deux armes de guerre, le disputant à la batte de baseball qu’il tenait à l’aine, Vaerohn se mit à chanter une mélancolique rengaine. Rengaine qu’il entonna plus vite que son ombre :
I’m a poor lonesome clown-boy… And a long way from home…
Son Pif rouge de guingois et son maquillage façon Hercule qui se serait castagné avec les autres chats du quartier accentuaient l’allure moribonde du bonhomme. Fourbu, alors que la nuit s’apprêtait à tomber, il s’écarta de la route et se laissa tomber au pied d’un immense pin, qui dressait ses branches séculaires aux abords d’un rond-point.
Me voilà parvenu au carrefour de ma carrière musicale, se dit-il en contemplant la place circulaire qui rayonnait de multiples directions. Laquelle vais-je bien pouvoir emprunter à présent, moi qui ai tant fait par le passé… Avec « Vacuum », j’ai composé une ode néoclassique et bluesy à la dépression et à la sinistrose ambiante. Avec « Grotesque », j’ai bâti de mes mains et à la sueur de mon fion un temple de l’étrange, aux structures labyrinthiques recelant moult mystérieux artefacts. Avec « Ceci est de la musique », j’ai élevé un album au rang de la Vierge Marie, que seules quelques Bernadettes ont pu voir apparaître sous biroute (galéjade un peu Lourdes, je le reconnais). Avec « Nom d’une pipe ! », j’ai revêtu le costume du clown, préférant rire de tout cela. Enfin, avec « A boire et à manger », j’ai confectionné un tel festin à s’en faire péter le bide, que même les sauteries les plus luxueuses de l’Elysée seraient passées pour de la soupe populaire en comparaison. Et tout cela, sans jamais avoir un instant renié mes origines black ! Ah, si le grand-père de mon grand-père me voyait, lui qui avait autrefois tant souffert dans les plantations de canne à sucre, à subir les coups de fouet de ces saletés de blancs en neige… Ah, s’il me voyait, il serait certainement très fier de ce que j’ai réalisé. Si fier que même son nez en serait tout épaté ! Alors… Que me reste-t-il encore à faire après tant d’exploits ? Et surtout : que vais-je bien pouvoir dire aux Acteurs de l’Ombre, label avec qui je viens tout juste de renouer, si je n’ai point de disque à leur proposer ? Cornegidouille, l’ami Gérald va se faire autant de cheveux blancs que son homonyme le sieur de Riv, sur ce coup-là. Et dussé-je s’il me faudra recourir à quelconque sorceleur pour me tirer de cette monstrueuse situation. Ah, fichue panne d’inspiration !

A la recherche d’une étincelle, d’un filon ou de quelconque autre révélation, Vaerohn leva les yeux au ciel, plongea son regard dans le disque lunaire, désormais parfaitement visible au milieu des étoiles, et laissa ses Pensées Nocturnes lentement dériver dans le temps et l’espace, à travers les âges.
Et pourtant, j’en ai vécu des choses, se rappela-t-il.
Je dinais au Zaure tandis qu’une météorite s’est écrasée sur le restau. Et j’y ai survécu, à l’inverse de mes comparses de table.
J’ai déterré l’os Tralopitek, résolu ainsi le mystère des origines, et fait découvrir à Homo l’Erectus qui, par copulation, permettrait à l’espèce de se perpétuer jusqu’à perpette.
J’ai filé un carton rouge au Christ, sachant pertinemment qu’il serait suspendu au prochain match. Ce qui ne m’a point empêché de repartir au vestiaire m’en laver les mains.
J’ai ordonné : « Assez, Zar ! » à cet olibrius à couronne de laurier qui ne cessait de martyriser la Gaule, à un point où il était légitime de se demander si ça ne lui en filait pas une belle.
J’ai joué Prison Break envers le singe Etorix (l’histoire a menti : ce fut une victoire à l’aise à Alésia).
J’ai achevé la dynastie des Julio-Claudiens en mettant la tête au carré à ce cinglé de nez rond (l’histoire a menti : il n’est pas mort suicidé, ou alors, c’est que je l’y ai bien aidé).
Il est un fait qu’avec moi, les despotes n’avaient qu’à bien se tenir et, entre autres faits d’armes, j’ai également renversé la Mousse au lini (celle que l’on prépare dans un saladier avec de l’huile de ricin en portant une chemise noire ; allez voir sur marmiton.org si vous ne me croyez pas).
Armé de ma guitare et de mon trombone, j’ai lancé un Hit dans l’air, accompagné par les oiseaux chantant « cuit ! cuit ! », qui est retombé direct sur le bunker du petit moustachu à frange de côté. Ça a pété comme une bouteille de Vichy, Pétain de sort ! Si bien que la Svast en tiqua de surprise.
Et là, je repense au grand-père de mon grand-père, celui duquel je tiens mes origines black. Lui qui, malgré les coups, malgré les entailles, malgré les meurtrissures du corps et de l’âme, se fichait ouvertement de ces esclafascistes qui le maltraitaient… Ah, c’était un temps où l’on pouvait rire de tout, même (et surtout) des sujets les plus graves. Ah, c’était le bon temps, quand on regarde par rapport à ce désolant aujourd’hui, où la plus inoffensive des plaisanteries, si tant est qu’elle eut le malheur d’être un peu mal placée, peut valoir condamnation pour incitation à la haine raciale. Cornegidouille ! Moi je dis que cette foutue traînée de Bien-Pensance de mes baloches est une véritable incitation à l’averse faciale. M’en vais te lui balancer ma bite de baseball à la gueule, tu vas voir !

Et vlam ! Voilà qu’à brûle-pourpoint, déboula soudain une drôle d’animation sur le rond-point.
Vaerohn s’arracha à ses Pensées Nocturnes et se focalisa sur les sketches qui se déroulaient devant lui. Des gens, partout. Toute une foule. Hurlant, gesticulant à qui miou-miou. Non de joie et de gaieté, mais de fureur et de chagrin. Des regards mauvais, des bouches tordues, des visages animés de rancœur. Une horde entière. Bruyamment sinistre et carcinogène. Et vas-y qu’on en voyait de toutes les formes : des petits, des grands, des gros, des maigres. Et vas-y qu’on en voyait de tous les âges : des jeunes et des moins jeunes (pour rester poli envers les ancêtres). Tous éminemment atrabilaires. Et vas-y qu’on en voyait de toutes les couleurs…
A leur tête, de sournois bleus marines occupés à manger leur Pen quotidien.
A leur poursuite, d’irascibles Mets-manchons de canards, qui en sortant de la mare, se secouent le bas des reins, et font coin-coin, si rouges de colère qu’ils en rempliraient d’entières cuves de vinification de chez les Côtes du VaeRhône (celles que l’on trouve au rayon boucherie de la boutique des Acteurs de l’Ombre, si vous suivez). Et qu’un sang impur abreuve nos Fillon ! vociféraient-ils.
Au milieu du bazar, des verts que personne n’écoutait, en dépit de leurs écologiston-gestes. Surtout depuis que leur chef de file, ce bien brave Nicolas Bulot, s’en était retourné dans sa coquille.
Et en fermeture du cortège, tout un groupement de gaillards et de gaillardes en jaune, habillés sur leur 51, qui se déployaient de manière à bloquer tous les chemins qui partaient du rond-point.
Alors tout ce petit laid monde se mit à tourner en boucle, comme Ouro beau gosse se suçant la queue, autour d’un personnage qui, s’élevant jusqu’à dominer la foule, apparut au centre du giratoire. La figure emblématique de tout un peuple, de toute une nation. Le chef de l’Etat. Celui-là même que tous ont érigé à la tête du pays, pour mieux réclamer la sienne immédiatement après.
Et c’est en regardant ce système héliocentrique, régi par une force gravitationnelle que l’on nommait communément la Connerie Humaine, que Vaerohn reçut une révélation de plein fouet (celui-là même qui, par générations interposées, avait autrefois frappé le grand-père de son grand-père).
Heurt et cas ! s’exclama-t-il. C’est pourtant si simple, si évident. La Connerie Humaine : la voilà mon inspiration ! Elle est là. Partout. Ne demandant qu’à être puisée, qu’à être extraite. Plus que d’eau, plus que de minerais, c’est à l’infini que le monde en regorge. Car, plus que l’univers tout entier, s’il existe une chose qui puisse évoquer l’infini, c’est bien Elle. On croit en avoir vu le bout, jusqu’à ce qu’on s’aperçoive qu’Elle a encore démesurément bandé. On croit en avoir fait le tour, avant de se rendre compte qu’elle s’est vertigineusement enflée. On croit avoir vidé le popo, quand on voit qu’il y reste en fait un tas d’étrons dedans. Quand y’en a plus, y’en a encore. Toujours plus : le voilà le crédo ! Et que ma volonté soit faite sur la terre comme au ciel : je conserverai la direction prise depuis « Nom d’une pipe ! », mon héritage du Soldat Louis et de Licence IV, de la vieille chanson à boire merde in France, mais j’y apporterai toujours plus : toujours plus de modernité, toujours plus de metallité, toujours plus d’instruments, toujours plus d’arrangements, toujours plus d’airs qui s’incrustent en tête, toujours plus d’exacerbation des ambiances de french concon, toujours plus de jeux de mots Elans-Biquets dans les textes, toujours plus de tout. Composer plus, pour rire plus ! Jusqu’à atteindre le sommet de mon zar ! L’emboutissement !! La con-sécrétion !!!

Sous l’impulsion d’une énergie nouvelle, Vaerohn se leva du pied de l’arbre, s’élança vers le rond-point, fendit la foule en délire, atteignit le terre-plein central et gravit, à la force de ses bras, la figure du chef de l’Etat. Une fois parvenu à son faîte, il brandit sa batte de baseball et beugla plus fort que tous :
La Connerie Humaine sera à mon inspiration ce que le Rire sera à mon futur quinquennat : un inamovible pivot ! Car je vous le promets solennellement, chers électeurs, chères électrices : l’objectif primordial de mon mandat sera de rétablir le Rire. Le vrai, le bon. Avec un grand R. Ce Rire dont tout un chacun a besoin. Car oui : le Rire, c’est une besoin ! … C’est un remède ! … C’est une thérapie ! … Que dis-je, c’est une thérapie ? … C’est une catharsis ! … Sûr qu’il faille avoir la protubérance nasale bien obstruée pour ne pas le sentir ! Et pour parvenir à cet objectif, je prendrai toutes les mesures nécessaires : je constituerai mon gouvernement en désignant mes musiciens parmi les plus talentueux de la planète ; je lèverai un chapiteau comme même l’immense Rocco n’en a jamais levé sous son drap de lit ; je me produirai sur Seine pour vous offrir des représentations-fleuves et, croyez-moi, vous en aurez pour vos arrhes, gens ! Et tout cela, je le ferai en la mémoire du Papi de mon Papi. Ce grand homme, non par la taille ni par la renommée, mais par le cœur et le caractère ; ce grand homme qui savait rire de tout.
Orchestre dix-sonnant comme monnaie très bûchante, sens iniais du spectacle, arrangements à foie-son à en mourir de cirrhose, dans toute l’infinitude du déraisonnable et du politiquement incorrect à en faire chat-virer d’œufs-au-riz même les plus fées-rosses des molosses : voilà ce que je vous promets pour mon quinquennat dont je prévois d’appliquer les mesures en dix actes. Dix actes, comme autant de commandements !

Vaerohn fut alors témoin d’un ample mouvement de foule, lorsque celle-ci s’écarta soudain telles les eaux de la Mer Rouge ; les uns à gauche, les autres à droite, chacun choisissant son bord. Nullement impressionné par ce phénomène de scission extraordinairement surnaturel, Vaerohn leva les bras au ciel, tendant sa batte de baseball comme Moïse le fit avec son serpent des reins. Puis il poursuivit son discours de campagne :
A présent, chers électeurs, chères électrices, voici le programme par le menu.
Acte I : un trop plein de rouge. Car pour se soigner, on n’en prend jamais assez. Quelques tintements de clochettes pour réveiller les endormis, quelques coups de tuba et percus pour ranimer les derniers qui ronflent au fond près du radiateur : ce sera mon discours d’investiture.
Acte II : deux bals dans la tête. Car il faut bien ça pour que ça rentre. Là, les choses sérieuses commenceront avec la présentation des ministres et la mise en place des différents ministères, j’ai nommé, pèle-miel : la guitare congénitale, la basse-tèque de Provence, les fûts-nambules accros à la batte, la trompette à la gueule, le trombone à baiser, le basson of a bitch, les claviers expansifs comme Christian, le piano-future, les synthéti-tazeurs, le thérémine antipersonnel, sans oublier l’accordéon-tologiquement douteux et les chœurs de lion comme le riche art. Et bien sûr, moi, président, je vous démontrerai toute l’étendue de mes vocaux talents : je serai haut-parleur quand il le faudra, ou plus hygiaphone voire complètement aphone si cela le nécessite. En tous cas, soyez assurés que je m’exprimerai toujours à bonne Evian.
Acte III : poil de lune. Ah, celui-là, je sens qu’il va vous plaire ! Mieux que le tango d’accords d’éons et de viols-longs qui guident sa cadence, cet acte vous fera entrer en incan-décence. Mieux que le mariage pour tous : je vous offrirai les bordels pour tous ! Réouverture immédiate des maisons closes. Une passe achetée, une passe offerte. Sûr que ça va se bousculer au portillon de ces dames !
Acte IV : l'alpha mal. Ouille ouille ouille, l’alpha mal. Et l’alpha même très mal. Mais ça, c’est aujourd’hui. Car demain, c’est l’oméga bien ! On commencera donc par une avalanche de tremolos pas mollo du tout et de rythmiques en o-blasts aussi âpres que l’ancien régime soviétique… avant de conclure par de veloutés arias et de cotonneux effets rêveurs à l’atmosphère fantasmatique digne du plus zoo-nirique des Thym-Beurre-Thon.
Acte V : l'étrangorium. Ouf, une petite pause instrumentale pour se remettre de toutes ces émotions. Ce sera l’occasion pour moi de prendre mes vacances présidentielles. Et pour vous, de vous préparer à la rentrée.
Acte VI : les valseuses. Oh oui, ça va valser. Et plutôt deux fois qu’une. A partir de ce moment-là, on va accélérer les mesures. Ca va être de l’amendement à tout va. Du blast, du blast et encore du blast. Et un peu d’orgue de Barbarie aussi. Résultat : grosse augmentation du pouvoir de chat (celui de savoir toujours retomber sur ses pattes) et refroidissement du chaud mage (grâce au sortilège de DJ Ridoo, le magicien des platines).
Acte VII : gauloises ou gitanes ? Les deux, mon bon monsieur, me répondrez-vous alors. Et vous aurez bien raison. Pas de discrimination, non non non. On prône la multiculture, ici. On est pour le rassemblement. Fumeurs et non-fumeurs vont enfin pouvoir se retrouver sous le même toit. Poulettes de bordel et grenouilles de bénitiers pourront coâ-biter en société, aussi bien que les danses tziganes et les envolées de beaux-laids rots dans nos ministères gouverne-mentaux.
Acte VIII : comptine à boire. Histoire de calmer le jeu et d’apaiser les dissensions. Car s’il y’a bien une chose en ce monde qui met tout le monde d’accord(déon), c’est bien l’al-cool(raoul). On attaque donc piano-piano sur les préliminaires, caresse mélodique, doigté subtil, pour finir au pieu dans les bras d’un langoureux sexophone. Histoire de se préparer à l’ultime décharge.
Acte IX : anis maudit. Acte maux-dits où je vous dirai les maux bleus. Les maux qui rendent les gens heureux. Et les maux jaunes aussi, si vous le voulez, croyez-en mes misérables complaintes et mes cris hystériques. Pour vous, je mettrai tout ce que j’ai sur la table. Toutes les mesures de 51. Et vous, en échange, vous y mettrez de l’eau par seaux entiers. On jouera cartes sur table : je miserai le jaune, vous miserez la flotte, et garanti que nous trouverons ensemble le dosage qui conviendra à tous. Aussi sûr que, par ce procédé, vous n’aurez en rien perdu vos seaux d’eau misés.

Sur ce barreau d’honneur lancé avec juste un doigt de jaune, savoureuse manière de ponctuer l’acte, la foule n’en puis plus alors de clamer : « Vaerohn président ! Vaerohn président ! »
Et l’intéressé de leur répondre affablement :
Je vous merdie, vous remerdie et vous remerdie encore, cher public. N’en jetez plus, la croupe est pleine ! Cela dit, nous n’en avons pas encore tout à fait terminé. Car il nous restera alors l’acte X. Le bouquet final. Celui censé enfoncer le clou du spectacle. Celui qui jouera un rôle déterminant dans le fait que l’on rentre dans les anals ou que l’on termine au fond du trou. Celui qui sonnera l’heure du bilan de mon quinquennat. A cette occasion, je demanderai à chacun de mes ministères, non de s’arrêter, mais au contraire de revenir y jouer une partition et nous nous rappellerons alors, nostalgiques ou amers, de ce tout ce que nous avons vécu et traversé lors des neuf actes précédents qui, je l’espère, n’aurons rien à voir avec autant des cercles de l’Enfer. Et quand bien même je vous aurais déçu… Quand bien même je me serais changé en Triste Sade… Quand bien même, à force exercice du pouvoir, j’aurais mué en Mac-Ron, en Ron-Mac, en abdo-minable Ronald MacDonald du metal extrême… Quand bien même je serai devenu le chantre du Happy-Nihil et du Burger-Fric menu XXXXL… Dussiez-vous alors réclamer ma tête en scandant sur fond d’orgue funèbre : Vaerohn démission ! Vaerohn démission !... Mais nulle rancœur je n’entretiendrai à votre égard car, quoi qu’il puisse advenir, on s’en sera tous payé une bonne tranche et ça restera bien là le principal.

Dominant la foule en liesse, Vaerohn balaya l’horizon d’une main et, de l’autre, fit virevolter sa batte (un instant pensa-t-il à autre chose), avant d’achever :
Dans l’immédiat, que vous m’admiriez ou non… que mon discours vous ait plu ou non… que vous décidiez de rire ou de bouder… que vous choisissiez d’aller voter ou que vous préfériez aller crever… Direction : les urnes !

4 Commentaires

5 J'aime

Partager
morgothduverdon - 09 Fevrier 2019:

Chronique magnifique, nom d'une pipe !

TheReverend13 - 11 Fevrier 2019:

Bien content que ta délicieuse plume vienne toujours trainer par ici pour se mettre au service de la musique. Est-ce vraiment une surprise que ce soit pas le biais d'un nouveau méfait de Pensées Nocturnes ? Absolument pas, mais c'est toujours un immense plaisir de lire tes chroniques. Merci !

Vinterdrom - 11 Fevrier 2019:

Merci pour vos commentaires !

C'est vrai que je me débrouille à chaque fois pour être au rendez-vous du nouveau Pensées Nocturnes. Toujours un régal pour les esgourdes.

TheReverend13 - 13 Fevrier 2019:

Bien content que ta délicieuse plume vienne toujours trainer par ici pour se mettre au service de la musique. Est-ce vraiment une surprise que ce soit pas le biais d'un nouveau méfait de Pensées Nocturnes ? Absolument pas, mais c'est toujours un immense plaisir de lire tes chroniques. Merci !

    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire