Girls, Girls, Girls

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16/20
Nom du groupe Mötley Crüe
Nom de l'album Girls, Girls, Girls
Type Album
Date de parution 15 Mai 1987
Produit par Ross Hogarth
Style MusicalHard Rock
Membres possèdant cet album396

Tracklist

1. Wild Side 04:43
2. Girls, Girls, Girls 04:30
3. Dancing on Glass 04:20
4. Bad Boy Boogie 03:28
5. Nona 01:26
6. Five Years Dead 03:50
7. All in the Name of... 03:40
8. Sumthin' for Nuthin' 04:49
9. You're All I Need 04:35
10. Jailhouse Rock (Live) 04:43
Bonustrack
11. Girls, Girls, Girls (Rough Mix) 05:38
12. Wild Side (Rough Mix) 04:08
13. Rodeo 04:14
14. Nona (Instrumental Demo Idea) 02:44
15. All in the Name of... (Live) 05:04
Total playing time 40:04

Chronique @ Eternalis

26 Décembre 2008
Le sexe, le rock’n roll et la drogue (surtout la drogue !) ont toujours fait partie de l’imagerie et de la musique de Mötley Crüe, un fond de commerce inépuisable.
Mais voilà, il y a des moments où cela ne devient plus gérable, et où la vie artistique est forcément entachée par tous les excès extérieurs. Qui n’aura pas été choqué de voir ce pauvre Nikki Sixx échapper de peu à la mort d’une overdose puis emmené dans un hôpital pour une cire de désintoxication. Pour malheureusement s’en échapper moins de vingt-quatre heures plus tard, se réinjecter de l’héroïne et être victime d’une seconde overdose dans la même journée.
Ce sera Slash des Guns qui le retrouvera le lendemain, une seringue plantée dans le bras, allongé dans la mare de sang qu’était devenue sa baignoire.

Dans ces conditions, on peut donc comprendre sans mal que "Girls, Girls, Girls" soit loin d’être la plus grande réussite du groupe, chacun étant plus drogué que l’autre (je serais curieux de savoir comment ce sont passées les séances d’enregistrements !) et il y fort à parier que Mick Mars devait avoir bien du mal à tenir une guitare tant son jeu est dépouillé et minimaliste (pour dire bien, sinon, on peut dire chiant et inexpressif mais bon…), et ce sur la totalité du disque. Si deux riffs se battent en duels dans chaque morceau, c’est déjà vraiment pas mal.
La basse est totalement absente du mix final (Nikki joue t-il quelques part ?), Tommy Lee joue comme un batteur ayant appris à jouer depuis une semaine (pédale, caisse claire…et c’est tout, un petit coup de tom par ci par là et envoyé c’est pesé !).
Finalement, encore une fois, c’est Vince Neil qui s’en sort le mieux et propose le meilleur travail de l’album, et qui le sauve du naufrage complet.

Ainsi, le titre d’ouverture "Wild Side" dépote sympathiquement grâce à un excellent refrain et des parties vocales toujours aussi irréprochables. "Girls, Girls, Girls" suit mais, même si c’est aujourd’hui un morceau culte, le manque de dynamisme et de surprise est décevant. Le même riff tourne pendant quatre minutes sans aucune variation, la batterie est très primaire et Vince n’est pas non plus au top de sa forme sur ce titre, ça pue vraiment la fainéantise et la production à la va-vite de tubes dont les masses se délectent mais qui représente un intérêt proche du zéro absolu.
Et si "Dancing on Glass" remonte légèrement le niveau, notamment grâce à la participation d’une chanteuse gospel qui procure à l’ensemble un groove jusqu’alors absent, le soufflé retombe de nouveau avec les indigestes et ultra basiques "Bad Boy Boogie" et "Five Years Dead", orphelin de magie ou de quelconque solo qui faisait la force des albums précédents.

Egalement aucune ballade digne de ce nom ne vient émousser nos sens. Ce n’est pas le faussement émotif et plat "You’re All I Need" qui nous touchera en comparaison des monumentales "One With The Show" et "Home Sweet Home". Tout déçoit ou presque sur cet album, et le temps n’a rien fait pour l’arranger, le son ayant pris un énorme coup de vieux et ne disposant en aucun cas du cachet et du charme de celui de "Too Fast for Love" ou "Shout at the Devil".
La version speedée et live du "Jailhouse Rock" d’Elvis Presley terminera l’album sur une note légèrement plus optimiste, car possédant cette folie et ce groove dont abusera le génial "Dr Feelgood" deux ans plus tard. Les solos abondent (comme quoi !) et la mixture du déhanché de Presley couplé au gros hard du Crüe fait un ménage d’enfer.
Mais ce n’est largement pas suffisant pour nous faire oublier la cruelle désillusion que nous venons de vivre.

La suite fait partie de l’histoire…

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ZazPanzer - 03 Mai 2010: Il y a quelques erreurs dans ta chro, ça change pas grand chose dans le fond, mais je précise ces détails quand même car ils sont incroyables... En fait j'ai lu il y a 2 mois le livre de Nikki "The Heroin diaries" qui raconte précisément cette période (d'ailleurs je le recommande, c'est bouleversant).

En ce qui concerne la 1ère overdose de Nikki, il était dans la paule de l'hôtel de Slash avec Steven Adler, leur dealer, et la nana de Slash, qui venait d'arriver d'Écosse, c'était son 1er jour à L.A. Tout le monde était parti bringuer dans la piaule de Steven, et quand ils sont revenus chez Slash, Nikki était mort, il ne respirait plus. Réactions des Guns, qui étaient défoncés : Steven et le dealer ont sauté par la fenêtre et se sont barrés en courant dans la rue, Slash est parti se réfugier dans la salle de bains en pleurant "on a tué mon pote", et il s'est mis à tout fracasser dans la chambre avant de s'écrouler raide. Pendant ce temps, c'est la copine de Slash qui a appelé les secours et qui a fait un massage cardiaque à Nikki. Il lui doit la vie. Transporté à l'hosto, Nikki s'est réveillé qq heures plus tard, s'est débranché et s'est barré pieds nus de l'hosto. Sur le parking, il trouve 2 fans qui pleuraient car sa mort avait été annoncée à la radio. Elles le ramènent chez lui. Nikki prend son répondeur, enregistre un messsage "Vous êtes chez Nikki, je suis mort", et va se recoucher dans son lit en se réinjectant une seringue d'héro. C'est une nana de sa maison de disques qui habitait chez lui qui le retrouve le lendemain...

Concernant les autres membres du groupe, Nikki était le seul à être accro à l'héro. Mick picolait comme un trou, Vince et Tommy consommaient pas mal de coke, mais géraient à peu près si tant est qu'on puisse faire cette remarque sur la came. A cette époque, plus personne ne se parlait dans le groupe. Nikki Sixx n'a jamais pu blairer ni Vince, ni Mick de toutes façons (enfin à cette époque, car ils sont devenus potes bien longtemps après). Le vrai pote de Nikki, c'était Tommy, mais il l'évitait car Nikki faisait peur à sa femme, et à tout le monde d'ailleurs.

Comme tu l'as bien expliqué, il fallait faire un disque, c'est la seule raison qui les réunissait lors de séances studio très tendues.

Mick et Vince haïssaient carrément Nikki à l'époque, car la drogue lui faisait dire la vérité, à savoir que Mick jouait comme une chèvre et que Vince n'était pas un chanteur, mais un mec derrière un micro.

Le problème, c'est que Nikki était le seul dans le groupe à pouvoir composer un morceau intéressant, et que du coup, ils ne pouvaient pas le virer. Ce mec était la pompe à fric du groupe. Tout le monde, ses soi-disant-potes, et les managers de sa maison de disques le regardaient crever de jour en jour du moment qu'il ramenait des riffs en studio. Et quels riffs ! Putain, pondre Wild Side dans un état cadavérique... Chapeau Nikki !
OVERKILL77 - 12 Décembre 2010: Merci pour toutes ces précisions Zaz, c'est réelement passionnant, et ça me donne bien envie de le lire ce livre !
Concernant "Girls", cet album est loin d'être tout pourri, "Wild Side" et "All in the name..." sortent du lot pour moi.
bim91 - 26 Juin 2012: moi , personellementje le trouve PAS DU TOUT mauvais

meme si Mick Mars ne vaut presque rien ...
Cucrapok - 14 Août 2013: Vous êtes plutôt gentils selon moi. Perso je trouve que Wild Side est excellente, une des meilleures pièces de leur carrière, Girls est pas mal non plus. Ensuite on a 8 fillers en bonne et due forme. J'ai donné 6 à Theater of Pain, disons 7 pour celui-ci.. juste pour Wild Side!
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Chronique @ megalex1986

02 Décembre 2012

Débauche, décadence, excès,...

La drogue, quelle chose merveilleuse si essentielle à la bonne vie de nos 4 compères de L.A.... Qu’aurait été leur légende et leur succès sans tous ces excès régalant n’importe quels hardos en quête d’anecdotes sulfureuses à raconter à ses potes tout en se disant quel pied ça devait être de vivre une vie tels qu’ils ont eu dans les 80’s... Cette décennie fut synonyme de déchéance totale, au point que les membres du groupe ne se souviennent quasiment plus de cette époque dorée. Mais, évidement, tous ne pouvait être tout rose. Et après le malheureux accident de voiture de ‘83 qui couta la vie au regretté Razzle, une victime de cette débauche excessive, un autre évènement remit les pendules à l’heure. Et cette fois, l’espère-t-on, pour de bon.

Après le succès de Theatre of Pain et malgré la baisse d’intensité de l’album, le groupe surfait dans cette vague de succès qui semblait ne plus pouvoir s’arrêter. En ‘87, une autre génération de groupe de Hard Rock éclata au grand jour : les rebelles des Guns N’ Roses, les tarlouzes de Poison (joke), les demoiselles de Cinderella,... Et surtout l’avènement du Sleaze Rock par les Guns cités plus haut. Bref, le Hard Rock semble avoir de beaux jours devant lui, la déchéance peut donc continuer. Et forcément, ça devait arriver, Nikki Sixx fit l’excès de trop en se tapant une double overdose d’héroïne (‘fait pas les choses à moitiés celui-là). Sauvé in extrémis les deux fois, le bassiste rongé par la drogue se voulait plus proche d’un zombi que d’un être humain. Cette fois de trop fut la raison de leur cure de désintox’ après cet album sous l’obligation de leur manager.

C’est donc dans un climat instable que fut réalisé leur 4ième album intitulé Girls Girls Girls, produit de nouveau par Tom Werman mais enregistré cette fois-ci aux Conway Recording Studios à L.A. le tout distribué encore une fois par Elektra Records. Le disque se retrouvera second au Bilboard 200, l’engouement pour le groupe est donc toujours aussi grand.

Si Theatre of Pain se caractérisait par un manque d’énergie et un affaiblissement du combo, Wild Side ouvre l’album de manière magistrale par un riff devenu culte, un refrain entraînant à reprendre en cœur, un solo pas terrible... Sur le coup le Crüe rassure et nous fait savoir qu’il est revenu ! Et ce sera par ce morceau que Tommy Lee nous fera son show connu de tous à l’aide de sa batterie en concert. Alors que l’on sort heureux de l’écoute de ce premier titre, LA chanson de l’album se fait entendre. Le démarrage de la bécane puis ce riff inoubliable, toujours d’une facilité déconcertant mais d’une efficacité redoutable. Et puis ce refrain... Un vrai morceau d’anthologie au clip toujours aussi poilant (kitch et dénudé). Alors oui, on peut être rassuré, Mötley Crüe a retrouvé son efficacité que ce soit dans le Hard Rock et même dans le Rock N’ Roll par l’entrainant All in the Name of... qui réussirait même à faire bouger un tétraplégique ! Et puis ce cadeau qu’est la reprise du terrible Jailhouse Rock, encore plus speed que l’original. Une seconde jeunesse au tube du King qui s’était éteint 10 ans plus tôt (hommage ?).

Evidemment, l’album souffre de quelques faiblesses tels que le sympathique mais pas exceptionnel Dancing on the Glass ou encore les Five Years Dead et Bad Boy Boogie pas mauvais mais pas non plus transcendants. Mais un album du Crüe n’en serait pas un sans une ballade langoureuse... Ballade ? Oui. Langoureuse ? Pas vraiment. Le superbe You’re All I Need conte mélancoliquement l’histoire d’un meurtre passionnel inspiré d’une ancienne relation de Nikki, bref l’ambiance est tous sauf réjouissante. Le tout mené par le piano et la voix plaintive de Vince (et d’un solo pas mauvais de Mick). On fera évidemment l’impasse sur Nona qui ne sert pas à grand chose.

Alors que dire ? Girls Girls Girls renoue un peu plus avec les débuts énergiques du groupe sans pour autant encore atteindre la quintessence que représente Shout at the Devil, faute à quelques morceaux encore une fois dispensables. En fin de compte, Mötley Crüe continue son chemin à travers la gloire et se prépare à délivrer dans deux ans son album le plus inspiré qui marquera le sommet artistique et populaire du Crüe.

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megalex1986 - 03 Décembre 2012: "New Tatto" je ne l'ai pas encore écouté (j'ai peur vu ce qu'on me raconte) donc pour le moment t'es sauvé !

Sinon pour Dr. Feelgood ben... Je ne vois pas les points négatifs, le seul morceau en-dessous des autres pour moi c'est Time for Change sinon le reste c'est du béton armé !

'Fin bon, chacun son feeling ;-)
OVERKILL77 - 03 Décembre 2012: Putain, vous êtes durs les mecs !

Vous m'auriez raconté ça, sur une chronique de "Quaternary", j'aurais compris, mais là...

Marko, tu peux aussi t'en servir comme sous-verre, si c'est le CD. Pour le LP, je propose une belle cible pour pistolet à plombs !
samolice - 03 Décembre 2012: Jamais entendu "Quaternary". C'est pas Vince Neil qui chante là dessus?
Après tu connais le proverbe (à la con) : qui aime bien...

Enfin bon, chacun son feeling :-)
Ca va rester ça!
OVERKILL77 - 04 Décembre 2012: Tu ne rates rien !
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