Geist ist Teufel

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Nom du groupe Urfaust
Nom de l'album Geist ist Teufel
Type Album
Date de parution 01 Mai 2004
Labels GoatowaRex
Style MusicalBlack Avantgardiste
Membres possèdant cet album44

Tracklist

1. Die Kalte Teufelsfaust 02:48
2. Drudenfus 06:42
3. Auszug Aller Todlich Seinen Krafte 06:46
4. Geist Ist Teufel 10:41
5. Verräterischer, Nichtswürdiger Geist 07:23
6. In den Weiten, Öden Räumen 15:12
Total playing time 49:22

Chronique @ Nattskog

03 Octobre 2005
Urfaust est un de ces groupes de Black qui devraient plaider la folie. Formé en 2003, le groupe a rapidement fait parler de lui dans une sphère d’amateurs de Black très underground. « Geist ist Teufel », a dans un premier temps été tiré à 500 copies, puis re-pressé pour une deuxième série de 500, la première série ayant été dilapidée en un mois. C’est dire.
Pourtant, à première écoute, je n’ai pas du tout accroché à ce style : Urfaust a une grosse particularité par rapport aux groupes traditionnels de Black Metal, et c’est ce qui contribue en grande partie à la folie qui s’en dégage : le chant n’est pas Black sur 95% de l’album, mais clair, genre opéra malsain… pas à la Arcturus (du temps du regretté Garm), ni à la Ulver, mais plus pervers, plus malade.

Venons-en au style : vous connaissez Wigrid ? Eh bien c’est un peu ça, en plus sombre et moins répétitif… et plus théâtral. Je m’explique : les intros et outros sont entièrement en classique, sûrement tirés de l’opéra Faust. Cela donne un aspect à la fois étrange et très malsain à tout l’album. Couplé au chant clair de ce singlé de IX, c’est une nouvelle version de la pièce qui nous est livrée. Mais le chant clair n’est pas le seul que l’on puisse entendre sur cet album. IX peut aussi chanter Black, d’une façon peu souvent égalée… là encore, digne héritier de Burzum ou de Wigrid, le chant, ou plutôt le cri pour différencier avec le vrai chant, le cri donc est ultra déchiré, limite strident.
Le son n’est pas franchement ce que l’on pourrait qualifier de "bon"… il est même assez en dessous du niveau normal car il faut pousser un peu le lecteur pour bien entendre. Quant à la production elle-même, elle est comme celle que l’on peut entende sur la plupart des trucs Burzumiens… reportez vous à « Hoffnungstod » de Wigrid pour une certaine comparaison.
Sur cet album, les titres ne portent pas de nom. Le mystère est donc total sur leur provenance ou sur leur signification. Il n’y a que le troisième morceau qui fait très chanson populaire plus ou moins médiévale, en tout cas assurément baroque, reprise façon Urfaust qui serait reconnaissable.

Cet album où le Black mid-tempo domine, à quelques notables exception près (titres entièrement ambiants, ou alors carrément classiques, ou, pour le troisième, sur un rythme plus entraînant). Malgré ce minimalisme musical, il y a une réelle touche de génie dans cet album pour l’ambiance inimitable qu’il dégage. Urfaust peut être assez difficile à aborder à première écoute, surtout à cause du chant, mais en insistant un peu comme je l’ai fait, il y a des chances que cela devienne l’un de vos groupes favoris.

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