Freeman

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Nom du groupe Labyrinth (ITA)
Nom de l'album Freeman
Type Album
Date de parution 2005
Labels Arise Records
Style MusicalPower Mélodique
Membres possèdant cet album34

Tracklist

1. LYAFH 04:26
2. Deserter 05:03
3. Dive in Open Waters 03:10
4. Freeman 03:02
5. M3 04:10
6. Face and Pay 04:33
7. Malcolm Grey 06:02
8. Nothing New 04:03
9. Infidels 05:55
10. Meanings 03:00
Total playing time 47:28

Chronique @ dark_omens

21 Juillet 2013

Ni meilleur, ni pire que son prédécesseur...

La véritable complexité pour les forçats de la chronique, ceux qui s’attachent à mettre des mots plus largement que simplement sur leurs grandes désillusions ou sur leurs immenses bonheurs, réside, justement, dans la description de ces œuvres moyennes, ni véritablement mauvaises, ni véritablement bonnes, qui jalonnent, aussi, la carrière de nombres de groupes. Le calvaire est alors douloureux. Les écrits difficilement accouchés naissent alors de ces idées s’égarant en des paysages ternes ou le relief désespérément plat nous laisse perplexe. Et la pénible question subsiste : qu’exprimer sur des œuvres aussi peu évocatrices ?

Si Labyrinth fut, ou plutôt, aurait dut devenir un groupe déterminant après la sortie d’un admirable Return to Heaven Denied, tous ses espoirs furent anéantis par un Sons of Thunder handicapé par une production coupable. Depuis ces temps immémoriaux son agonie est perpétuelle. Abandonnant ses desseins essentiellement Heavy/Speed au profit d’un Heavy mélodique aux parfums Prog très prononcés, dans une vision clairement plus ambitieuse, il aura pourtant tenté de survivre aux sons d’un album éponyme certes intéressant mais pas totalement convaincant. Dans un nouveau râle, il expire ce Freeman, en 2005.

Qu’en dire ? Qu'en penser?

Si ce n'est que les transalpins exprime avec celui-ci une certaine continuité né de son immédiat prédécesseur. Sans transcender, ni même dévaloriser, sa nouvelle vision créative née deux ans plus tôt, il se contente donc de nous proposer, aidé de ses vertus les plus personnelles, une musique certes maitrisé mais sans éclat. Bien évidement l’œuvre est pleine de jolis moments intimistes où la musicalité caractéristique de ces italiens donne lieue à de belles émotions, et à d’autres plus véhéments où les guitares Heavy et les rythmes effrénés soutiennent magnifiquement la superbe voix du talentueux Rob Tiranti. Ces nuances, de rythmes et d’atmosphères, s’enchevêtrent en des constructions attachantes où les résurgences récurrentes d’un passé aux envies électro synthétique viennent même, subrepticement, éveiller notre curiosité. Alors bien sûr que le véloce Dive In Open Waters et ses couplets aux chants à contretemps, que Face and Pay et son break très doux, presque jazzy, que Malcom Grey, avec ses mélanges entre ses pianos mélancoliques et ses riffs lourds, et que Freeman sont de très bons morceaux de Heavy Prog mélodique. Et il est vrai aussi, qu’au delà des titres énoncés, l’ensemble de cet album demeure attachant. Pourtant l’amertume subsiste. Impossible de se délester de ce sentiment intense de monotonie qui nous étreins. Labyrinth s’acharne, s’époumone, se diversifie, se démène, se bats. Et pourtant la seule sensation qui nous traverse, et qui reste prégnante, demeure ce fort sentiment de linéarité bercé par ce manque de surprise évident. Sans prise de risque l’art n’est qu’une longue agonie sans autre issu que l’ennui.

En sortant un opus, manifeste quasiment semblable à son précédent, Labyrinth s’enferme donc dans le confort délicat d’une continuité artistique périlleuse. Ni meilleur, ni pire que son œuvre éponyme, sortie deux ans plus tôt, ce Freeman offre, de ce fait, le plaisir agréable de ces albums plaisant à chacune de leur écoute, mais qui, malheureusement, tombe dans l’oubli dès lors que leurs dernière note s’est tue.

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Commentaire @ Guardian

11 Mars 2005
Labyrinth est à l'Italie ce qu'est Nightmare pour la France. Malgré une carrière conséquente, ce genre de groupe n'a jamais su récolter le succès qu'ils méritent.

Avec déjà 7 albums à son actif, Labyrinth commence à connaître son métier et il ne faut pas s'attendre à ce que leur nouvel opus Freeman change de style. En effet en plus d'aligner les galettes, nos copains italiens ont gagnés en expérience, leur heavy métal est donc maintenant parfaitement rodé et ils n'ont de leçons à recevoir de personne. cela s'entend d'ailleurs dès la 1ère note de ce nouvel opus qui commence de la plus belle des manières. Pas d'intro, "L Y A F H" donne directement le ton et indique la marche à suivre. Riffs mélodiques et puissants, batterie qui donne le tempo, le tout surplombé par la voix très pop du talentueux chanteur Roberto Tiranti. On a vite fait de se prendre au jeu,et cette 1ère chanson est d'une efficacité redoutable. Le genre de morceau qui, à peine terminé, nous donne envie de réécouter ça une fois de plus. La seconde chanson est bâtie dans le même esprit. les guitares sont toujours très présentes et très mélodiques, couvrant quasiment le clavier. Une nouvelle fois, on est vite pris dans la musique. Il en est de même pour "Dive In Open Waters", "M3", "Malcom grey" ou autre "Nothing New", et c'est bien ça le problème... tous ces morceaux se ressemblent et on sature au bout de quelques chansons, une pause s'impose. Individuellement, aucun morceau n'a réellement de défaut, et ils sont tous du très bon heavy metal ; mais on a un peu l'impression d'écouter la même chose pendant tout l'album. Reste que cer album est loin d'être mauvais, il est juste à consommer avec modération, et ce malgré le fait qu'il possède des hits en puissance.

Freeman est donc un album fidèle à du Labyrinth, comprendre du heavy comme ils l'ont toujours fait, dispensable pour ceux qui cherchent une perle, mais qui devrait conquérir sans problèmes les fans du groupe et autre heavy italien ou espagnol.

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Commentaire @ Stench

04 Avril 2005
Il était temps ! Si on exclut tout de suite le très moyen album éponyme sorti en 2003, il faut retourner jusqu ‘en 2001 et le « Gods of thunder » pour avoir un disque qui tienne la route… C’est donc en quelques sortes un retour gagnant que marquent les italiens, parce que les fans de la première heure, déçus par les dernières productions du groupe, vont être comblés (ceux, bien entendu, qui possèdent le disque complet, et pas cette merde de cd promo amputé…). Ce « Freeman » me fait penser à l’excellent « Return to Heaven Denied » parce que le jeu sur les atmosphères est à nouveau très présent, notamment sur les refrains aériens dont le groupe a le secret, avec l’aide du chant particulier et à fleur de peau de Robert Tiranti. Mais là où la formation fait fort, c’est qu’en même temps, tout en renforçant le coté mélodique, elle parvient à sensiblement durcir le ton avec des passages parfois limite thrash, des solos bien crades que ne renierait pas Zack Wild, des rythmes speeds, etc. On a donc un parfait équilibre entre des moments d’émotions, et des plans plus durs ; c’est particulièrement marquant sur des titres comme « Deserter », au refrain très soft, et au break instrumental puissant, et « M3 », qui débute très sagement par une harmonie proche de « Paschendals » de Iron Maiden, avant de s’emballer. L’alliance clavier aux sonorités modernes et batterie rapide, la double à fond, n’est pas sans rappeler le dernier Angel Dust. Labyrinth nous offre donc une vision moderne du heavy métal mélodique, qui devrait à la fois surprendre les fans, et leur apporter la preuve que le groupe est bien de retour. Il faudra sans doute un temps d’adaptation pour bien saisir la transformation du combo, mais une fois qu’on y a adhéré, plus moyen de s’en défaire !

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