6 Days to Nowhere

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Nom du groupe Labyrinth (ITA)
Nom de l'album 6 Days to Nowhere
Type Album
Date de parution Mars 2007
Style MusicalPower Mélodique
Membres possèdant cet album31

Tracklist

1. Crossroads
2. There Is a Way
3. Lost
4. Mother Earth
5. Waiting Tomorrow
6. Come Together
7. Just One Day
8. What???
9. Coldness
10. Rusty Nail
11. Out of Control
12. Wolves'N'Lambs
13. Smoke and Dreams
14. Piece of Time

Chronique @ dark_omens

21 Juillet 2013

Ce 6 Days of Nowhere constitue ce que Labyrinth aura fait de mieux depuis bien longtemps...

Comment réagir face à cette dangereuse léthargie dans laquelle les transalpins de Labyrinth semble, inexorablement, se complaire ? La question est d’autant plus cruciale que la blessure demeure artistiquement handicapante. Le malaise profond né après certaines désillusions dont il fut la victime impuissante, et dont il ne parvient pas à se libérer, pèse en effet lourdement sur sa musique, certes, bonne mais insuffisante à, réellement, et totalement, nous convaincre. D’un groupe, à la musique inspiré et efficace, autrefois, prometteur ; Labyrinth n’est plus aujourd’hui qu’un très bon groupe anecdotique esclave d’une expression confortable aux propos sans prise de risque, et ce depuis son album éponyme sortis en 2005.

A cette stagnation, plusieurs raisons.

Tout d’abord, évoquons l’ombre prégnante de Fabio Lionne qui fut le premier chanteur de ce groupe. Son absence pesa, un temps, sur la créativité de Labyrinth, et ce d’autant plus que son départ se fit afin de rejoindre le groupe transalpin le plus novateur du moment, Rhapsody. Une déconvenue atténuée par l’arrivé d’un Roberto Tiranti (Rob Tyrant) exceptionnel.
Il y eut ensuite cette destiné encourageante brisée. Rob Tyrant et ses compagnons apparaissaient alors, en effet, comme une des alternatives italiennes la plus digne de rivaliser avec les meilleurs. Résultant notamment d’un admirable Return to Heaven Denied (1998), cette fortune prédite fut, malheureusement, brutalement interrompue par les déboires d’un Sons of Thunder (2000) raté, à cause de sa production indigne.

Plus tard il y eut un album éponyme attirant. Depuis Labyrinth n’a de cesses de se contenter d’un conformisme consistant à s’appuyer, sans audace, sur ses propres vertus.

Si 6 Days to Nowhere marque une légère amélioration, il ne déroge cependant pas vraiment à cette règle d’un relatif conservatisme presque immuable. En effet Le groupe est, avec ce 6 Days Of Nowhere, dans l’étroite continuité de son Freeman (2005) et, donc, de son Labyrinth (2003). Pourtant l’œuvre est moins pesante, moins complexe, et laisse entrevoir une subtilité plus assimilable. De plus ce Heavy mélodique aux accents Prog simplifié apparait bien plus proches d’aspirations mélodiques propres au Hard Rock que de celles épiques propres au Heavy. De ce surcroit d’application dans une volonté de composition moins impénétrable, et de ce souci de musicalité, nait des titres, forcément, plus lisible. Ainsi en est-il du très entrainant Crossroad, de There Is A Way, mais aussi, par exemple, d’Out Of Control.

Comment ne pas évoquer, aussi, ces morceaux plus entreprenants où Labyrinth ose, enfin, se risquer à dévoyer sa musique autrement que par ses, sacro-saintes, aspirations électro-synthétiques ? Ainsi saluons un très intéressant Lost aux voix, ainsi qu’aux rythmes, parfois, similaires à ceux caractéristique du Death Metal, mais également un Wolves’N’Lambs qui, lui aussi, mais plus subrepticement, use de ces blasts de batterie courts. Notons encore la présence, parfois infime, de certaines teintes légèrement Thrash au détour d’un riff, au détour d’une ambiance. Bien évidemment l’âme emblématique de Labyrinth reste très présente et, malgré ces diverses digressions attrayantes, demeure prépondérante. Elle avance à visage découvert nous offrant ses différents aspects les plus symptomatiques où pianos, guitares, batteries, voix et basses se mêlent dans un ensemble nous donnant à entendre des constructions aux cadences, aux mélodies et aux atmosphères variées où diverses émotions se découvrent tour à tour. Seules les touches synthétiques ont disparues.

Notons enfin la présence de deux reprises. Une version dispensable de Come Together, des Beatles mais aussi la relecture de Piece of Time, issue des premières œuvres du groupe autrefois chantés par Fabio Lionne.

Ce 6 Days of Nowhere constitue donc ce que Labyrinth aura fait de mieux depuis Return to Heaven Denied. Loin de cette époque définitivement révolues, il nous offre aujourd’hui un joli moment de Heavy mélodique aux teintes Prog qu’il n’hésite pas à agrémenter d’audacieux éléments, fruits de ces incursions en des terres plus extrêmes. Cette œuvre n’aura donc qu’un seul véritable défaut, celui d’offrir bien trop de titres dans un ensemble où les diverses compositions du groupe pourraient finir, à la longue, par devenir indigestes.

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