Exploiting Dysfunction

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Nom du groupe Cephalic Carnage
Nom de l'album Exploiting Dysfunction
Type Album
Date de parution 18 Avril 2000
Style MusicalDeath Grind
Membres possèdant cet album70

Tracklist

1. Hybrid 04:17
2. Driven to Insanity 01:06
3. Rehab 05:49
4. Observer to the Obliteration of Planet Earth 03:11
5. On Six 00:06
6. Gracias 05:02
7. Cryptosporidium 04:26
8. The Ballad of Moon 01:49
9. 9' of Smoke 03:12
10. Warm Hand an a Cold Night (a Tale of Onesomes) 00:10
11. Invertus Indica (The Marijuana Convictions) 04:43
12. Molestandos Plantas Muertos! 01:10
13. Eradicate Authority 05:51
14. Paralyzed by Fear 01:38
15. Exploiting Dysfunction 15:25
Hidden Tracks
16. The Apothecary (An Ode to Tom Forcade) 01:19
17. Untitled 03:35
Total playing time 1:02:03

Chronique @ Svartolycka

25 Juillet 2005
Bon là, faut bien voir, et cela dés la pochette rappelant Jello Biaffra, que l’on a affaire à un disque pour le moins déstabilisant. Cephalic Carnage entrait dans la scène grind et metal dans le bruit et sûrement pas par la porte de service. C’est bien simple « Exploiting the Disfunction », c’est un bordel de chez bordel, surprenant, saisissant qui semble sortir de nulle part, mais qui surtout se caractérise par sa volonté complètement à la masse et flinguée.
Cet album, c’est un non-sens total ! Il aurait très bien pu ne pas exister, mais seulement voilà, il est là, et bien là, ce délire psychotronique amené par des fous furieux qui piochent dans tous les coins à tel point que l’on dirait qu’ils sont en transe. Sortez les pétards, ce disque vient d’une autre galaxie, celle des grindeux flingués. Seulement c’est dans son non-sens que « Exploiting the Disfunction » exploite parfaitement son concept et qui donne un cachet à ce disque plutôt sympathique, mais surtout pas si gratuit que ça. Complètement à la masse, finalement, je n’en suis pas finalement sûr, et même si le contenu du disque est pour le moins déluré, pour ne pas dire frappadingue, chaque titre surprennent par cette détermination hors-norme à faire dans le n’importe quoi sonore qui a du sens !!!

Et oui, et c’est là que ça surprend, on a beau écouter ce disque maintes et maintes fois, ce bordel-là, il est et reste malgré tout cohérent du début à la fin. Cohérent dans son bordel, je précise, car sur ce disque, c’est la foire du trône. Et hop, un blast-beat qui ramasse, et paf, je te mets un break qui n’a strictement aucun rapport avec le reste (jazz, funk, indus, samples de films), et zou, une alternance entre des titres de six secondes et d’autres qui font presque un quart d’heure et pour finir soixante-six titres dont on se demande encore le pourquoi.
Véritable parc d’attractions où se mélangent titres, personnages et enchaînements hybrides renvoyant au cirque de freaks tellement en vogue aux Etats-Unis des années 30, sauf que là, c’est transposé à nos jours. Regardez-moi ces belles têtes affichant la famille heureuse tellement « américaine » qu’elles en deviennent grotesques !! Finalement « Exploiting the Disfunction » est une parabole enfumée et acerbe sur la société américaine qui fait écho directement au film « Freaks » de Tod Browning où la monstruosité n’a pas les formes que l’on pourrait supposer.
Je ne sais pas pourquoi, mais moi, ça me plait ce grain de folie, bien que certains éléments me laissent indifférent comme ces titres de six secondes n’ayant aucune utilité (t’as qu’à les assembler, cela te fera un titre, mon gars) ou cette voix beaucoup trop ancrée dans le registre du grind (en gros ça fait : urk, urk, urk). Par contre, si la pilule a du mal à passer c’est uniquement parce que l’auditeur n’a jamais le temps de reprendre son souffle. Concassée, compacte, la musique de Cephalic Carnage gagnerait en aérant son contenu ce qui permettrait à celui qui l’écoute de ne pas ahaner au point d’en être malade.

Si cet album est difficilement digérable (prévoyez de l’aspirine), il reste l’un des albums des plus fou jamais fait depuis un moment et c’est dans cet aspect qu’il en trouve toute son attirance, ou sa répulsion, à ceux et celles n’ayant pas peur des expériences aussi radicales que chtarbée.
Grotesque, absurde et beaucoup moins con qu’il n’en a l’air, ce premier disque de Cephalic Carnage est conseillé jusqu’à l’overdose : grind sans l’être, décomplexé, bonnard quoi.

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Simon86 - 16 Septembre 2010: Ta chronique rend bien l'impression laissée par l'écoute de ce CD, bien joué! En effet c'est barré, osé, original mais cohérent! Cependant moi je ne le trouve pas difficile à digérer (peut-être est-ce le fait d'avoir grandi avec du Mr. Bungle et du Fantômas?). En bref, le genre d'album que j'aimerai écouter plus souvent!
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Commentaire @ Kivan

08 Octobre 2004
En tout cas, Cephalic Carnage porte bien son nom, car comment ne pas être littéralement lobotomisé après l’écoute de ce Exploiting the Dysfunction ??
Apparemment décidé à explorer tous les aspects les plus macabres de l’espèces humaine, dont la pochette d’ailleurs, un brin surréaliste, en est une belle illustration, Cephalic Carnage nous balance à la gueule un grind ultra violent, avec des compos incroyablement rapides à la Sublime Cadaveric Decomposition, ou à la Inhumate (pour ne citer que des groupes français… soyons chauvins…). Cependant, Cephalic Carnage entre coupe leurs parties grind par des passages plus lents, totalement torturés, dotés de samples distordus et de voix dérangées…
Il en résulte de cet album à la fois une impression de violence, mais également de totale folie, d’un dérangement des plus absolus…
Réservés au plus tarés d’entre nous…

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Commentaire @ joKeR

18 Avril 2005
Dans sa recherche de l'extrême, Cephalic Carnage nous livre ici un opus à la Brutal Truth, sans pitié aucune. Grindcore par excellence, leur musique s'abat sur vos oreilles sans crier gare, et des pistes d'une violence absolument démentielle se déversent à la chaîne et vous arrachent le cerveau, vous réduisant à l'état de légume végétatif, absorbé par la musique. Mais à trop vouloir chercher l'extrême, on tombe dans la répétition, et c'est ce que je reprocherai à cet album, qui malgré un talent évident, ne parvient pas à éviter le piège de la monotonie. Les titres se suivent et se ressemblent, le bûcher de l'auditeur prend vite une saveur âcre et poussiéreuse, en lieu et place du feu de joie auquel l'on s'attendait.
Alors, "Exploiting Dysfunction", album utile ? Sans doute pour tous les fans de Cephalic Carnage et pour les habitués du Grindcore sans pitié, mais peut-être moins pour des amateurs exigeants qui recherchent un groupe qui sait se diversifier à travers un album...

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