End of Eden

Paroles
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
Nom du groupe Amberian Dawn
Nom de l'album End of Eden
Type Album
Date de parution 20 Octobre 2010
Style MusicalHeavy Symphonique
Membres possèdant cet album77

Tracklist

1.
 Talisman
 03:41
2.
 Come Now Follow
 03:47
3.
 Arctica
 04:59
4.
 Ghostly Echoes
 05:44
5.
 Sampo
 03:12
6.
 Blackbird
 03:58
7.
 Field of Serpents
 03:39
8.
 City of Corruption
 04:20
9.
 Virvatulen Laulu
 03:46
10.
 War in Heaven
 07:24
11.
 Sampo (Extended Solo Version)
 03:38
12.
 The Clouds Of Northland Thunder
 02:32

Durée totale : 50:40


Chronique @ ericb4

18 Mai 2014

Un puissant et sensible album!

Ce troisième album s'inscrit directement dans la lignée stylistique du précédent opus "The Clouds of Northland Thunder". A peine un an après la sortie de cette impressionnante et mémorable production, le sextuor finlandais de Heavy Symphonique a relevé le défi osé de concevoir un album du même acabit. C'est dire que le résultat est apparu à la hauteur de leurs espérances, à l'instar d'un travail de studio remarquable, d'arrangements orchestraux somptueux et de textes écrits avec allégresse.

Le style Heavy Symphonique du groupe pourrait se rapprocher de celui d'autres formations telles qu'Epica, Stream Of Passion ou encore Xandria. On serait même à la croisée de leurs chemins. Seulement, la signature vocale si particulière de la soprano finlandaise permet d'asseoir la personnalité tout à fait singulière d'Amberian Dawn.

Au sein de ce combo, rappelons que les maîtres d'oeuvre sont d'une part, le producteur, compositeur, guitariste, claviériste et arrangeur Tuomas Seppälä et, d'autre part, la talentueuse soprano et rédactrice de tous les textes de l'opus Heidi Parviainen. Leurs quatre acolytes concourent à conférer à l'ensemble une teneur instrumentale éminemment consistante aussi bien d'un point de vue rythmique qu'atmosphérique.

A chaque note distillée, "End of Eden" nous invite à un sublime voyage musical dans un univers typiquement Heavy duquel émane toujours, et avec brio, la palette étendue du champ vocal d'Heidi. Rien de bien innovant certes par rapport à leurs deux précédents opus mais l'alchimie fonctionne encore à merveille entre une riche orchestration classique arrangée par Tuomas et la voix cristalline parfaitement maîtrisée par la diva, le tout sur fond de rythmique propre aux codes du genre Heavy Symphonique.

Chacun des dix titres proposés ravit par les qualités techniques des musiciens, les lignes mélodiques se superposant à la structure rythmique propre à chaque plage également. Malgré l'absence de growls, les titres s'enchaînent sans que cette carence soit réellement gênante pour autant, celle-ci étant largement compensés par les arrangements instrumentaux savamment générés.

Pour ma part, quatre morceaux me semblent se détacher du lot, et ce, pour des raisons différentes. Pour commencer, retenons l'imparable et dynamique "Arctica", titre pour lequel a été tourné un clip. La richesse des harmonies répond en écho à une rythmique saccadée, entraînante et usant du tapping, et ce, à bon escient. Les refrains catchy, délicatement servis par la caressante et pénétrante voix de la chanteuse, ne laissent pas indifférent longtemps et pourraient même pousser l'auditeur à une certaine addiction! On a là tous les ingrédients d'un titre dominant, calé sur une logique mélodique d'un tube à laquelle il s'avère difficile de résister. Dans un même mouvement, "Ghostly Echoes" convainc notamment par sa solide structure orchestrale, son rythme typiquement Heavy Symphonique, sur lesquels viennent se greffer des couplets bien ciselés et des refrains très mélodieux. Là encore, les variations vocales de la soprano font mouche et nous embarquent l'air de rien sur toute la durée de la plage sans que l'attention faiblisse d'un iota.

De son côté, le complexe "War In Heaven", placé en fin d'album, est un modèle de progressivité et de contrastes. En effet, ce morceau à l'ambiance torturée, insécurisante et pleine de puissance, met en scène deux voix diamétralement opposées et qui, pourtant, se succèdent harmonieusement : l'une, aérienne et claire, celle d'Heidi, l'autre, puissante, un poil éraillée et à la limite du scream, celle de l'impressionnant Peter James Goodman, venu en guest sur ce titre. La rythmique se met progressivement en mouvement à mi-morceau, celle-ci cédant le pas à une dualité clavier/guitare magistrale. On finit par retrouver l'ambiance éthérée du début. Bref, contrairement aux apparences, on a l'étrange sentiment d'offrir à notre oreille une pépite. Enfin, sur un registre beaucoup plus soft, le splendide "Virvatulen Laulu" séduit surtout par les prouesses vocales conjuguées de la soprano et du chanteur d'opéra Markus Nieminen. Sur une structure instrumentale de fond classique, dans une chaude ambiance slave, leurs voix sont en parfaite symbiose. L'émotion guette alors à chaque soupir, à chaque note, même si l'on s'éloigne cette fois de l'univers Heavy Symphonique propre au groupe.

Une deuxième série de quatre titres, tous inscrits dans une même veine Heavy Symphonique, sont également remarquables, même s'ils m'ont semblé un poil moins inspirés que ceux ci-dessus évoqués. Les deux premiers titres de l'opus méritent largement de figurer dans cette catégorie. "Talisman" nous immerge dans de roboratifs arrangements instrumentaux auxquels vient s'adjoindre un joli solo de guitare. A défaut de susciter l'addiction, ce titre peut aisément capter l'attention, tout comme "Come Now Follow". Ce dernier est techniquement abouti, cultivant à la fois une rythmique saccadée et des breaks bien placés, faisant également apparaître des arpèges aux claviers de bonne facture. La voix mélodieuse et bien modulée d'Heidi s'imprime avec justesse sur chacune de ces deux pistes. Cet exercice vocal se répète avec bonheur sur "Blackbird". Ce titre est une ballade au tempo un peu rapide, avec un tapping soft à la clé. Les variations vocales offertes par la chanteuse renforcent la mélodicité déjà bien présente sur cette plage. C'est également sur une ambiance Metal Symphonique et avec un usage classique de sa voix qu'Heidi nous convie à l'écoute de l'entraînant "City Of Corruption". En outre, l'usage de nombreux passages joués à la guitare contribue à nous convaincre de l'efficacité de ce titre.

Quant aux deux morceaux restants, ceux-ci sont loin d'être des titres de seconde zone. Simplement, ils me sont apparus un tantinet moins significatifs sur le plan artistique que les huit autres. Ainsi, "Sampo" jouit d'une rythmique heavy relativement lente mais cependant assez convaincante techniquement. On y décèle même un intéressant solo de guitare, bien inspiré. Ce serait au niveau du champ mélodique d'ensemble que le morceau pêche le plus, bien qu'il soit tout de même digne d'intérêt sur ce plan. Le rapide "Field of Serpents" nous place dans une ambiance de fête foraine, avec une ligne mélodique un peu fade, bien que le solo de guitare soit exécuté avec maestria.

Ainsi, si la magie opère sur l'ensemble de l'album, c'est grâce à un minutieux travail instrumental et à la richesse harmonique et textuelle des compositions. L'empreinte vocale de la soprano n'est pas non plus étrangère aux qualités artistiques et techniques de cet opus. Cet excellent album devrait répondre aux attentes des nombreux fans du groupe ainsi qu'à celles des amateurs de groupes Heavy Symphonique à chanteuse. Sinon, il constituera une découverte intense en émotions pour ceux qui auront la curiosité de l'écouter.

4 Commentaires

6 J'aime

Partager
Mozabi649 - 19 Mai 2014: Il y a tellement de groupes que je voudrais découvrir que J'ai pas encore eu le temps de me pencher sur AD. Il va peut-être falloir que je m'y mette parce qu'il faut reconnaître que tu donnes envie d'écouter cet album.
greg936 - 19 Mai 2014: Bonne chronique comme toujours, et comme Mozabi, je vais devoir le trouver (c est pas gagne !) et me pencher dessus pour voir. Mais ta chronique m a donne l eau a la bouche. Merci
ericb4 - 19 Mai 2014: Mais, de rien! Bonne écoute, donc!
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire