Death Came Through a Phantom Ship

Liste des groupes Black Symphonique Carach Angren Death Came Through a Phantom Ship
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Nom du groupe Carach Angren
Nom de l'album Death Came Through a Phantom Ship
Type Album
Date de parution 26 Fevrier 2010
Style MusicalBlack Symphonique
Membres possèdant cet album200

Tracklist

Re-Issue in 2013 with 3 bonustracks.
1. Electronic Voice Phenomena 00:59
2. The Sighting Is a Portent of Doom 04:09
3. And the Consequence Macabre 06:45
4. Van der Decken's Triumph 05:17
5. Bloodstains on the Captain's Log 05:52
6. Al Betekent het Mijn Dood 01:08
7. Departure Towards a Nautical Curse 05:33
8. The Course of a Spectral Ship 05:09
9. The Shining Was a Portent of Gloom 08:50
Bonustracks (Re-Issue 2013)
10. Sepulchral Disequilibrium (2011 Version)
11. The Ghost of Raynham Hall (2011 Version)
12. Ethereal Veiled Existence (2011 Version)
Total playing time 48:59

Chronique @ valentheris

16 Mars 2010
Fuyants les contrées brumeuses emplies de monstres et de légendes macabres qu'ils avaient généré lors de leur précédent et également premier album, les Néerlandais de Carach Angren font un retour au port « Maddening Media » et embarquent sur un ténébreux vaisseau, afin de continuer leur exploration musicale en haute mer, mettant désormais en avant des récits sur la grande faucheuse, mêlés d'histoires et d'éléments de piraterie.

Si le fond change, la forme n'en est pas pour autant modifiée. Si les thèmes abordés diffèrent de l'opus précédent, une certaine continuité musicale est belle est bien présente. Les claviers sont toujours autant mis en avant, plantant le décor, offrant une base à la narration de ces macabres épopées maritimes. Les riffs sont recherchés et se distinguent sans coup férir les uns des autres, l'excellente production laissant une liberté d'expression totale à chaque instrument sans que le moindre coup de batterie soit caché par la chant de Seregor ou que la basse ne soit enfouie sous une guitare trépidante.

Si le décor et le contenu musical pourraient paraître moins lugubres, résumé de cette manière, il n'en est rien. Carach Angren nous démontre qu'il n'y a pas besoin d'être dans un manoir insalubre, dans un cimetière au crépuscule ou dans une forêt Carpathienne pour plonger l'auditeur dans un univers à la fois beau et macabre et que la mer recèle également son lot de noirceur et d'épouvante et ce, qu'elles qu'aient été les époques.

En effet, que ce soit au niveau du chant qui nous offre présentement une fort belle évolution, mettant plus en avant les chuchotements lors de breaks saisissants, ou le chant clair et les chœurs de Ardek poussant les envolées symphoniques et mélodiques à leur paroxysme, l'inquiétude ne tardera pas à vous nouer l'estomac, l'empreinte de la faucheuse se dessinant peu à peu sur l'horizon. « The Sighting is a Portent of Doom » est certainement le meilleur exemple que je puisse vous offrir, celui-ci résumant en à peine quatre ou cinq minutes ces différents visages arborés au long de cet opus. Un départ puissant, un superbe break et une profondeur dans le jeu des différents membres montrant que les tourments de certaines âmes n'ont rien à envier à celle des flots tempétueux.

En dépit d'une certaine théâtralité présente plus ou moins tout au long de cet opus, le groupe n'en fait pas moins dans un black symphonique racé et nous retrouvons par conséquent des morceaux plus typiques du genre délaissant l'océan infernal un court moment histoire de nous en mettre plein les oreilles. Certains titres tels que « Van Der Decken's Triumph » (nom en hommage au capitaine du célèbre navire - fantôme de nos jours - « le Hollandais volant») ou « Bloodstains on the Captain's Log » ressortent par rapport à leurs homologues en nous assénant un black sympho plus typique, misant sur moins d'envolées magistrales et sur un peu plus de brutalité gardant le côté piraterie dans les paroles. Cela est loin d'être un mal, compte tenu du fait que certain adeptes de longue date du genre pourraient se lasser du genre de pratique musicale qu'utilise CA, bien que le tout ne sorte pas réellement de l'ordinaire.

Dans un autre registre de black symphonique plus traditionnel, d'excellents mélanges entre la 'pâte' Carach Angren et le black sympho plus commun sont présents et raviront l'oreille de plus d'un adorateur de ce que j'aime appeler la 'superbe brutalité'. « And the Consequence Macabre » est vraiment l'une des merveilles de cet album en ce qui concerne cette fusion. Une voix agressive et profonde, des claviers sublimes, une batterie rapide, des breaks efficaces alternants entre ténèbres auditives pures et simples et beauté mélodique, crescendos et décrescendos magistraux, preuves d'une profonde inspiration. Décidément, rien n'est laissé au hasard au sein de cette œuvre. Dans un même genre, « Departure Towards a Nautical Curse », avec ses nappes de synthé...comment appelé cela ? Fantomatique ? Oui ça correspond bien à ce que l'on peut entendre dans certains vieux films ou bandes sons old school vis-à-vis du spiritisme.

Rappelez-vous, à la fin de ce qui me semble être le troisième paragraphe, je vous parlais d'époques. En effet et ceci pour deux simples et bonnes raisons. L'introduction « Electronic Voice Phenomena » et le...spécial « Al Betekent het mijn dood ». Le premier nous offre une sorte de message radio comme on peut en entendre sur les bateaux de sauvetage en haute mer de nos jours, tandis que le deuxième est une réelle représentation théâtrale, courte, mais très réussie, qui représente la vie sur le pont des différents membres de l'équipage que l'on pourrait trouver dans plus d'un film du genre ou comédie musicale sur les pirates, permettant non seulement un bon divertissement mais également une bonne mise en abyme.

Du début à la fin, Carach Angren aura fait preuve d'une grande puissance compositrice, même dans les morceaux les plus courts, passant de l'horreur de l'imaginaire de Lammendam à la terreur réelle qu'ont toujours engendré les flots. Engloutissant toujours plus de vies et recélant toujours autant de mystères et de légendes traversant les âges d'époque en époque. L'identité propre au groupe sert à les différencier d'une masse pullulante et conforme tout en permettant au néophytes de s'ouvrir au genre ou aux adeptes endurcis de se délecter.

On notera, pour ceux qui l'ont lu, que cet aspect de mort, de piraterie, de faucheuse, de danger venu des eaux n'est pas sans rappeler l'excellent ouvrage de Stephen King « Duma Key». En attendant mes amis laissez-vous bercer par les derniers élans de « The Shining was a Portent of Gloom » et espérez à mes côtés que ce groupe bien que jeune et débutant nous sorte une autre œuvre encore différente dans le fond et aussi jouissive dans la forme, car ils ont du talent à revendre c'est certain !

Ho-hisse-ho ! Pavillon noir !
Ho-hisse-ho ! Pavillon haut !

Valentheris

24 Commentaires

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LuneNoire - 14 Août 2010: Oh Fichtre.
Oh mince!
Oh bordel!
Un voyage sans fin sur un navire, route vers l'inconnu, clavier envoutant, voix torturé.
Excellent quoi.
Pour la musique et parce que c'est exactement la musique que j'aime et que j'ovationne.
20/20.
Aash - 28 Novembre 2010: C'est moi où il n'y a aucuns riffs accrocheurs ? C'est principalement de l'arpège mineur, un clavier beaucoup trop présent (à défault d'un retrait des guitares).

En ce qui me concerne, j'entends juste un sous-cradle, une composision harmonique bien en dessous des productions récentes (et même ancienne, nottament sur les diverses influences de stormblåst).

Ajoutons à cela la couverture, bien réalisé, mais de 3 poseurs avec leurs corpses et leurs costumes@majorgayof englandarmy, on a là une belle production vide.

7/20
_Morzagh_ - 28 Juillet 2011: à mon avis cet album se base plus sur l'ambiance que sur la mélodie, je le trouve très réussie mais il est vrai qu'aucun morceau ne se différencie des autres donc pour apprécier cet album il faut l'écouter en une seule fois et apprécier cette ambiance si particulière au Black Metal Symphonique que nous offre Carach Angren
valentheris - 28 Juillet 2011: Bien sûr que si les morceaux sont différents les uns des autres, y a pas un seul doublon et c'est aussi une musique qui s'apprécie par les textes et qui mérite qu'on lui accorde du temps pour la dompter. Persévérez, c'est pas entièrement du Fast-food. (message sans animosité).
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Chronique @ leclavierlugubre

25 Mars 2010
Suite de l'histoire de ces hollandais hantés que je m'efforce de vous narrer depuis l'album précédent.

Après un excellent "Lammendamm", album-concept sur la légende de la Dame Blanche, nous voici en présence d'un album contant la légende du hollandais volant, vaisseau fantôme légendaire.
Conceptuellement, l'album est construit de manière chronologique et l'histoire est, à ma connaissance, inédite dans le petit monde du black symphonique ce qui fait toujours autant de bien,(preneur si vous en connaissez d'autre).

Car il s'agit bien de black symphonique, un black symphonique très varié et regorgeant de passages très ambitieux.
Au niveau des ambiances, on navigue entre l'horrifique (héhé, ils aiment bien King Diamond) et le symphonique puissant et épique (mais suffisamment original pour ne pas faire penser à d'autres groupes), avec des arrangements piano/orchestre de très haut niveau.

D'un point de vue strictement musical, on se retrouve avec une batterie très puissante et véloce, très travaillée en sonorisation (mais pas triggé à mort, ouff!!) mais manquant quelque peu de variété (je n'ai décelé que 2 patterns servi généralement sur deux tempos: mid tempo et rapide. Un Blast lent assez intéressant, un blast rapide, un pédalage mid tempo et un pédalage rapide...

... Ce en quoi, personne n'a dit qu'une batterie black metal devait toucher des sommets de variété, l'essentiel étant la puissance,la vitesse et la lourdeur.

Les guitares sont puissantes(les deux guitaristes jouent sur des 7 cordes) avec des riffs aigus très originaux. On constate une évolution de la composition par rapport à l'album précédent avec l'adjonction de passages syncopés très modernes, très déroutants car intervenant en alternance de riffs black classiques et "made in carach".Ils sonnent au final pour ma part assez malvenus sur "The Sighting is a portent of Doom " et Van der Decken Triumph".
Les arrangements sont comme dit précédemment d'une qualité impressionnante au point où je peine à imaginer ce que leur clavier pourrait faire avec les moyens d'enregistrement de Dimmu Borgir ou Cradle of Filfth.
Ce musicien - Yves, par ailleurs responsable de toute la dimension symphonique de "Le Grand Guignol" collègue du groupe sur Madenning Media et dont les membres président aux destinées de ce label, est pianiste concertiste, violoniste, violoncelliste de niveau international et national, et quand on a une expérience classique on ne peut que constater son expertise et son feeling classique. En un mot sa virtuosité.
Pour terminer, les voix sont travaillées, pertinentes et très très surprenantes. J'en dis pas plus,je vous laisse découvrir, je vais pas tout vous détailler que même!!!

En somme, le groupe a gardé ses fondamentaux et a fait évoluer sa musique dans une optique plus moderne, en faisant le transfert de la production très très clean de Lammendamm vers les riffs de guitares syncopés et modernes de l'album présent.
La production tutoient ma vision de la perfection: ample,puissante, et un gros grain de guitare donc pas trop clinique.
Et...Pour ne rien gâcher, la musique reste très différente de ce qu'on s'habitue à écouter comme du black sympho avec peut-être une accentuation du côté horrifique très très typé King Diamond, ce qui n'est pas pour me déplaire.

Pour terminer, les amateurs de vraie bonne musique extrême, bien travaillée, originale et classique à la fois devrait jubiler à l'écoute de cette galette.

En espérant avoir bien rendu compte du contenu de cet album,

salutations,

Le Clavier Lugubre.



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Chrisalice - 17 Août 2013:
Respect "Le Clavier Lugubre" !

Chronique, intelligemment écrite, sur l'efficacité musicale de cet opus !
Son perfectionnisme a été poussé jusqu'à étudier chaque détail oubliant, cependant, combien le succès peut dépendre de paramètres plus humains que techniques.

J'ai découvert, pour ma part, Carach Angren en feuilletant les pages de "Metallian" au printemps 2010.
La pochette avait, tout d'abord, attiré mon attention, tant au niveau des costumes que de la mise en scène mystérieuse...
Ensuite, c'est son concept qui m'a amené à écouter cette pure merveille tant musicale que narrative.

"Death Came Though a Phantom Ship" est un album à écouter au moins une fois dans sa vie que l'on aime ou non le style, l'oreille curieuse ne sera pas déçue. ;-)
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