Conqueror

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Nom du groupe Mechina
Nom de l'album Conqueror
Type Album
Date de parution Janvier 2011
Style MusicalDeath Industriel
Membres possèdant cet album23

Tracklist

1. Incipient Tragoedia
2. Pray to the Winds
3. Anti-Theist
4. Non Serviam
5. [Error 36.48.58/Connection Lost]
6. Internecion
7. The Iron Law
8. Conqueror
9. Ad Astra
Bonustracks
10. Anti-Theist (Orchestral)
11. The Iron Law (Orchestral)
12. Conqueror (Orchestral)
13. Error [Restricted]

Chronique @ Matai

09 Fevrier 2011

Mechina change d'orientation et fait dans le Space Metal

En 2005, Mechina s’était concentré sur un concept album nommé « The Assembly of Tyrants » où les tyrans, les machines, et les dieux artificiels étaient les maîtres du monde. Le combo américain avait fait de son death metal industriel une musique hargneuse, électronique et cybernétique, à l’image du concept et de l’imagerie qu’il avait mis en place. Mais un manque de maîtrise des instruments et une certaine linéarité avait nui à cette formation atypique.

Aujourd’hui en 2011, et presque 6 ans plus tard, Mechina a grandi et se dévoile à nous plus fort que jamais, nous offrant un nouveau concept album, « Conqueror », visionnaire et futuriste à souhait, et force est de constater que le quatuor joue enfin dans la cour des grands. Fini cette production en carton, cette maîtrise laissant à désirer et ce manque de maturité. « Conqueror » flirte encore légèrement avec un cyber death efficace mais s’empreinte davantage d’éléments novateurs, originaux et extrêmement poignants. En effet, Mechina incorpore à l’intérieur même de son death indus, des éléments symphoniques dignes de BO de Science Fiction. Et c’est là que tout devient intéressant. Cette part de symphonique n’est pas anodine étant donné qu’elle renforce le concept de l’opus, basé sur le futur de l’homme et son désir ravageur de conquérir d’autres territoires extra-terrestres. Les mystères de la Terre ne lui suffisant plus, voyager dans l’espace est donc une solution alternative et plus excitante…

Mechina nous fait donc du space metal et nous embarque avec lui pour un voyage surprenant et poignant. Voyage, voyage…la traversée de l’univers ne se fait pas sans encombres et tels de véritables rouleaux compresseurs, les riffs et les multiples double pédale de la batterie nous écrasent dès les premiers morceaux alors que le chant death, grave et charismatique, nous entraîne encore plus dans les méandres infinis de l’espace. Il fait froid, il fait sombre, et les riffs et ambiances sont là pour nous happer dans cet univers particulier. Les éléments électroniques nous rappellent que nous nous situons bien des centaines d’années plus tard, dans un vaisseau spatial traversant les multiples galaxies, les sonorités organiques et mécaniques nous rappellent les origines cybernétiques de Mechina et renforcent cet aspect dangereux du voyage. Enfin, les multiples symphonies omniprésentes sont ultra grandiloquentes et extrêmement maîtrisées. L’ensemble est totalement enivrant, déroutant, futuriste et original.

Pris séparément par contre, les éléments deviennent d’un coup moins originaux. Car les riffs, death pour la plupart du temps, et souvent saccadés, tendent à se colorer d’un certain côté thrash à la Fear Factory typé « Demanufacture ». De plus, les ressemblances avec Sybreed période « Slave Design » peuvent aussi frapper, toujours au niveau des riffs mais aussi du chant clair et de son alternance avec le growl (« Conqueror », « Anti-Theist »). C’est incisif, puissant et efficace. Par ailleurs, niveau claviers, on pourrait aussi croire que Mechina s’est inspiré des grandes symphonies de Dimmu Borgir sur « Death Cult Armaggedon » ou même « In Sorte Diaboli ». C’est tout aussi grandiloquent et fort, avec bien entendu, ces côtés épiques et futuristes en prime.

Hormis cela, l’album est très intéressant et parfois linéaire. On regrettera peut-être la ressemblance des riffs sur chaque morceau mais la diversité des harmonies et des mélodies différencie chaque titre de ce « Conqueror ». Avec une auto-production correcte, un « Incipient Tragoedia » en intro, ethnique et dépaysant, un « Non Serviam » à l’intro teintée de black et aux couplets planants, un « Conqueror » aux chœurs et aux symphonies impériales, un « Anti-Theist » remarquable tant au niveau des riffs que des claviers majestueux, un « Internecion » totalement agressif, ou un « Ad Astra » touchant, cosmique et froid en digne de conclusion, il est impossible de ne pas prendre son pied, si tant est qu’on apprécie ce genre de musique et ce mélange impressionnant des genres. Une très bonne évolution pour Mechina.

26 Commentaires

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Matai - 13 Juin 2012: Il y a eu un gros contre temps et l'album n'est toujours pas sorti. Le groupe a confié qu'il n'y avait plus de date de sortie prévu. Il faut attendre qu'ils aient réglé leur soucis maintenant ;)
Anath - 14 Juin 2012: Ah ok ... autant qu'ils prennent leur temps pour nous pondre un album totalement terminé c'est vrai x) ... merci ! ;)
aigle22 - 30 Juin 2012: Très bel album, j'ai beaucoup aimé l'ambiance générale mais les morceaux sont malheureusement un peu répétitifs.
AXEL071721 - 17 Fevrier 2013: Point fort : une atmosphère que l on peut en effet qualifier de spatiale. Vraiment intéressant, et perso j aime bien la voix claire. L'influence Fear Factory est évidente. Point faible : la production. Si le tout est très écoutable et appréciable en l'état, une écoute au casque est quasi indispensable pour bien profiter des détails et variations des morceaux. La première partie de l album est également un petit peu étouffée par la composition symphonique, la seconde respire plus et laisse un peu de place aux grattes pour s'exprimer.
Sachant que les pistes 1,5 et 9 sont des instrumentaux de transition, ça ne fait que 6 titres à se mettre sous la dent... Un peu léger quand même pour un album. Les versions orchestrales en bonus sont très dispensables...
A écouter au casque pour bien approfondir l album.
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