As Embers Turn to Dust

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Nom du groupe Mechina
Nom de l'album As Embers Turn to Dust
Type Album
Date de parution 01 Janvier 2017
Style MusicalDeath Industriel
Membres possèdant cet album12

Tracklist

1. Godspeed, Vanguards 09:07
2. Creation Level Event 06:47
3. Impact Proxy 08:22
4. Aetherion Rain 03:56
5. The Synesthesia Signal 07:00
6. Unearthing the Daedalian Ancient 07:11
7. The Tellurian Pathos 07:40
8. Thus Always to Tyrants 05:31
9. Division Through Distance 05:23
10. As Embers Turn to Dust 04:26
Total playing time 1:05:23

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Mechina


Chronique @ CaitiffChoir

09 Janvier 2017

Cette musique paraissant redondante et simpliste s’avère beaucoup plus riche qu’elle n’y parait

Nous sommes en 2017, bonne année ! Et comme à l’accoutumé, nouvelle année rime avec nouvelle production de Mechina, groupe de cyber metal développant une dimension spatiale démesurément épique grâce aux nombreux arrangements symphoniques dont regorge leur musique, qui a fortement évolué depuis leur première production datant de 2005, davantage semblable au début de carrière de Fear Factory. Après six années de silence radio, c’est en 2011 que Mechina revient dans notre atmosphère avec Conqueror, premier chapitre d’un vaste Space Opéra qui nous sera narré au travers de chacune de leur nouvelle production. Et c’est avec «As Embers Turn to Dust» que le premier acte de cette épique saga éponyme se termine.

Alors qu’une guerre de religion entraine la destruction de la Terre (Conqueror en 2011), un groupe de survivants fuit cette planète vouée à la mort grâce au premier Titan Anicetus, une gigantesque cité machine autonome. Traversant ainsi l’espace à la recherche d’une nouvelle terre promise, les rescapés atteignent finalement la planète Acheron, mais ce au prix de nombreuses vies sacrifiés (Progenitor en 2016). Acheron est alors destiné à devenir le nouveau foyer de l’espèce humaine afin de remplacer la Terre, à jamais disparue. «As Ember Turn to Dust» nous décrit ici le façonnage et la colonisation d’Achéron, mais plante également les graines de la discorde entre deux factions. Alors que la première aspire à retrouver ce qui a été abandonné sur leur ancienne planète, certains se refusent à retrouver leur ancienne vie sur Terre avec pour objectif de sauver l’espèce humaine en renonçant à la vie organique au profit d’une mécanisation de l’humanité. De ce conflit émergera alors par la suite la planète Empyrean, dystopie mécanique peuplé de cyborgs et de leurs nouveaux Dieux Machines, les Titans. Ce conflit émergent est par ailleurs magnifiquement représenté par la pochette, scindant en une nouvelle Terre Organique et Mécanique ce nouveau monde.

A l’écoute de cette nouvelle offrande, contrairement aux protagonistes de cette épopée, nous sommes en plein terrain connu. Mechina continue de nous proposer un mélange de death / Djent aux orchestrations spatiales omniprésentes apportant tout l’aspect Épique à leur œuvre. Epique, le mot est bien choisi, car grâce à une production de plus en plus soignée au fil des sorties et au travail méticuleux et passionné du cyber-cerveau de Mechina, Joe Tiberi, jamais les arrangements symphoniques n’auront été aussi poignants, comme sur le premier morceau «Godspeed, Vangards» qui nous fait littéralement vivre un voyage dans l’espace au côté de ces rescapés.

L’atmosphère qui se dégage d’«As Embers Turn to Dust » se veut beaucoup plus posée et spirituelle que sur Progenitor, beaucoup plus agressive et concrète, ce qui permet de maintenir la cohérence entre la musique et l’histoire qui nous est racontée ici. Ce propos est parfaitement illustré sur «The Tellurian Pathos» qui est surement le morceau le plus réussi de l’album, où growls et chants clairs restituent à la perfection le choix entre les faiblesses de l’humanité et l’avenir que peut promettre une vie en tant que machine. Il est également à noter l’énième participation de Melrose aux travaux de Mechina. Son intervention sur « The Synesthesia Signal » nous permet de partager son émerveillement face à la terraformation d’Acheron, nous évoquant ainsi le fait qu’un monde entièrement mécanisé ne sera jamais la solution aux problèmes engendrés par l’humanité.

Cependant, tout n’est pas parfait sur cet album, puisque l’on retrouve les mêmes points noirs que Mechina a tendance à laisser dans sa navette à chaque nouveau voyage spatial, à savoir un rendu parfois trop compressé rendant la musique difficilement lisible, mais aussi à de rares moments un sentiment de « Too Much » devant tant de grandiloquence qui peut conduire à l’écœurement chez certaines personnes. De plus l’orchestration, bien que parfaitement maitrisée et réussie, occulte les autres instruments et accentue d’avantage la pauvreté des riffs, comme si Mechina souffrait du syndrome Agony/Pathfinder de Fleshgod Apocalypse avec le rejet de l’agressivité des guitares et de la batterie au second plan.

Pour conclure, Mechina est typiquement le genre de groupe qui plait ou ne plait pas et « As Embers Turn to Dust » ne fera pas exception. Les amateurs de technique ou de rythmique travaillée passeront sans aucun doute leur chemin tandis que les amoureux des albums précédents et néophytes amateurs de science-fiction couplée à Fear Factory (re)trouveront tout ce qu’ils recherchent au sein de la discographie de Mechina, à savoir un voyage cosmique captivant grâce à une musique soutenue par des orchestrations concurrençant directement John Williams. En revanche, lorsque l’on se penche attentivement sur l’univers développé par Joe Tiberi, on se rend compte de son sens du détail et que finalement, rien n’est laissé au hasard. Ainsi, cette musique paraissant redondante et simpliste s’avère beaucoup plus riche qu’elle n’y parait.

As Embers Turn to Dust marque la fin d’un acte. Les Titans endormis attendent le retour de leur Empereur. Amyntas est de retour, et est bien décidé à prendre sa revanche sur Empyrean.

To be Continued...

8 Commentaires

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Matai - 11 Janvier 2017: @supertiptip : "Après la critique de la redondance n'est pas la chose la plus pertinente[...]Ils ont établi un univers musical en 2011 pour moi il est normal que la thématique reste la même 2017"

Je ne dis pas le contraire, mais développer un concept sur six ans sans vraiment faire évoluer sa musique (surtout sur le plan metal) c'est assez pauvre. Je comprends que Mechina ait des ambitions avec un concept qui prend de plus en plus d'ampleur, mais justement la musique devrait se développer en même temps et non "stagner" en utilisant sans arrêt les mêmes recettes. Sybreed par exemple a développé le concept du transhumanisme tout le long de ses albums, et on ne peut en aucun cas parler de redondance tant sa musique a su évoluer. Et puis tu te contredis toi-même "il faut que le groupe change". C'est pas pertinent du tout, ça ! =P

supertiptip - 12 Janvier 2017: Ce que je voulais dire je préfère un groupe qui épuise un concept même si c'est un peu redondant surtout quand celui-ci se trouve dans une timeline et un univers créer par la formation. Après c'est vrai qu'avec cette album la formule est pousser à bout et ils ont besoin de renouvellement mais sa reste un groupe assez unique donc je pense pas que le changement à besoin d'être énorme
Je donne un exemple Whispered un groupe de death mélodique avec une thématique samourai je pense qu'il ont pas mal utiliser le concept et je suis prêt a parié que le prochain va être critiquer pour sont manque de changement mais en même temps peu de groupe exploite cette thématique a part Mergingmoon, Black Kirin qui je pense sont très peu connu.
Je dit juste qu'il faut être plus tolérant avec les groupes qui arrive a sortir du lot grâce à un univers.
Mais cela n'empêche pas que Mechina doit évolué après 6 ans et que cette album marque leurs limites sur cette histoire.
même si j'ai conscience que c'est contradictoire je pense que notre seuil de tolérance doit être différent pour les formations unique.
Après chacun est juge.
Matai - 17 Janvier 2017: Bah après ça dépend de la façon dont ils exploitent leur concept. Tant que c'est bien fait, avec des évolutions, de l'émotion et des trucs qui changent, le groupe peut utiliser le même concept pendant 10 ans ça ne me pose pas de soucis. Mais si ça tourne en rond sur chaque album et que c'est trop poussé quitte à s'auto-plagier, là je suis moins tolérante :p
FallenWorld - 08 Avril 2017: Je n'ai pour ma part écouté que Progenitor avant celui-ci et je dois dire qu'il est plutôt cool cet album. Original vis-à-vis de tout ce que j'écoute (deux petites chansons au piano fort sympathiques).
Je remarque tout de même un effet de redondance que j'avais déjà remarqué dans Progenitor, chaque chanson semble tourner en boucle, attention je ne dis pas que les chansons se ressemblent trop, mais qu'au sein même de chaque chanson les riffs et les refrains particulièrement longs donnent cet impression.

Sinon toujours aussi bien, une voix claire (autotunée?) grandiose, etc.
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