Colored Sands

Paroles
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
Nom du groupe Gorguts
Nom de l'album Colored Sands
Type Album
Date de parution 30 Août 2013
Produit par
Enregistré à Wild Studio
Style MusicalDeath Technique
Membres possèdant cet album94

Tracklist

1. Le Toit du Monde 06:33
2. An Ocean of Wisdom 07:20
3. Forgotten Arrows 05:42
4. Colored Sands 07:55
5. The Battle of Chamdo 04:42
6. Ennemies of Compassion 07:03
7. Ember's Voice 06:48
8. Absconders 09:08
9. Reduced to Silence 07:38
Total playing time 1:02:49

Chronique @ HeadCrush

17 Octobre 2013

Un album immense sonnant le retour au premier plan de nos cousins de l'autre côté de la planète.

Gorguts pour moi, c'est Obscura. N'y voyez pas là un dénigrement des précédents albums ou de ceux qui l'ont suivi , juste un référentiel personnel, les titres d'Obscura m'ont littéralement hanté, ces cordes fugaces sur Earthly love et d'autres subtilités éparpillées dans le tourbillon de férocité créé par ses 12 titres...
Je ne m'en suis jamais totalement remis, je ne veux d'ailleurs pas m'en remettre.

A tort ou raison, j'ai euh..."bypassé" From Wisdom to Hate dans lequel je ne me retrouvais pas et voici que 12 ans plus tard, apparait ce Colored Sands. Entre nous, dire que j'ai été surpris serait un pur euphémisme en rien comparable au fait d'écrire que j'ai littéralement immédiatement été dévoré par une invraisemblable curiosité.
12 ans, je le répète soit, une tranche de vie me concernant et du coup, une montagne de questions surgissant avec à son sommet, une prédominante: que contient cet album ?

La réponse est simple et complexe à la fois, la simplicité pourrait se résumer à écrire que ce disque c'est du Gorguts à 100% mais bien sur, développer ce que cela peut signifier est la partie complexe mais, sachez que quoi qu'il en soit, ce disque peut être résumé à un seul mot: IMMENSE.

Gorguts plus vieux de ces douze années semble avoir mis toute la maturité acquise dans cette période au service de la composition des 9 titres composant cet album, même si ils continuent à évoluer dans la catégorie Death technique de part précisément l'aspect évolué de ses compositions et ce chant puissant, leurs titres sont devenus complexes, structurés ( Le toit du monde) ont gagné en puissance et adoptent parfois un côté mystique (An ocean of wisdom) tout en gardant une "patte" reconnaissable entre mille, l'intro et la première partie de Forgotten arrows en sont des exemples éclatants.

Le son est exceptionnel tout au long de cet album, les parties très élaborées jouées par les guitares sont soutenues par des lignes de basse et une batterie avec un équilibre frisant la perfection du coup, le son est d'une compacité donnant l'impression d'un pain dans la gueule que l'on verrait arriver avec une hallucinante lenteur et clarté. Immense.

Gorguts joue le jeu à sa façon tout au long de cet album d'une longueur relativement inhabituelle pour ce genre de disque puisque dépassant l'heure, et ils y ont visiblement, pris BEAUCOUP de plaisir, dans les détails tout d'abord comme les dernières secondes de Forgotten arrows ou l'intro du monumental Coloured sands qui donne le nom à cet opus, véritable pièce maitresse d'un disque qui ne souffre d'aucune faiblesse.

Le disque est très ambiancé, cela fait partie de son charme, les titres nous emmènent au gré de leurs évolutions aussi nombreuses que surprenantes, ces titres, vont de 5 (Forgotten arrows) à plus de 9 (Absconders) minutes, autant vous dire qu'ils se sont donné les moyens de nous faire partager le voyage dans les grandes largeurs avec des moments de pure folie (Colored Sands, Absconders, Reduced to silence) qui pour autant ne prennent pas le pas sur d'autres moments comme l'intro de The battle of chambo et ses violoncelles poignants.

Nous tenons là, un disque Immense, j'ose le mot bien que je ne l'emploie qu'avec parcimonie. Cet album est hors normes, il parvient sans créer de fracture avec ceux qui les aiment depuis leur débuts, à être novateur dans son approche bien que fidèle à ce qu'il a toujours été et ce parti pris est de mon point de vue, respectable.

Je vais finir cette chronique en écrivant si je puis dire à coeur ouvert: j'en suis à de très nombreuses écoutes et un sentiment prédomine: ce disque à été fait par des musiciens qui, de façon très claire, l'ont composé sans arrière pensée commerciale.
La longueur des titres le soin minutieux apporté à chaque détail ce qui de fait, ne le rend pas accessible dès la première écoute, loin s'en faut, en fait un album à part, une offrande aux fans bien sûr mais aussi, à tout VERITABLE amoureux de cette musique complexe, torturée, envoûtante que peut être le Death technique.

Colored Sands ne se laisse pas apprivoiser sans effort mais, lorsque enfin, vous l'aurez dompté, un seul mot brûlera votre cervelle, et ce mot sera: merci.

22 Commentaires

10 J'aime

Partager

 
El_Totor - 20 Janvier 2014: Je n'ai pas encore assez écouté l'album (5 ou 6 fois seulement) mais c'est assez étrange. Je reconnais que tout est parfait dans ce disque, qu'il n'y a pas une note à jeter, qu'il est à la fois riche et technique tout en cherchant toujours l'efficacité et l'ambiance, jamais d'esbroufe inutile. Mais il appartient à un style de death, le vrai death metal diront peut etre certain, auquel j'ai toujours été hermétique ! J'aime plein de style de death différents, j'aime les riffs destructeurs, les morceaux qui donnent envie de tout casser, d'headbanguer, qui vous font voyager dans les astres ou vous donnent l'impression d'être un barbare en train de mettre à feu et à sang un village de civils innocents ! Gorguts, au contraire, c'est un style de death qui donne l'impression de danser un slow avec un cadavre en putrefaction, les pieds dans une boue pleine d'asticots et d'ossements... C'est vraiment parfait dans son genre, intellectuellement je trouve ça très intéressant, mais je n'ai jamais eu de plaisir à écouter ! Je suis vraiment attristé que ça ne me touche pas :) J'ai un peu le même problème avec incantation, alors que j'adore immolation pourtant, je n'ai jamais accroché car trop sombre, trop dense, trop lourd, on est 6 pieds sous terre, c'est un groupe culte, mais impossible pour moi... Je dois être une midinette :)
HeadCrush - 20 Janvier 2014: Putain... MERCI pour ce commentaire. Rares sont ceux ou celles qui prennent le soin de s'exprimer aussi sincèrement et explicitement. Je comprends ce que tu dis, ce n'est pas une musique qui se laisse "aimer" facilement, leur genre est assez "cérébral". Au fond tout n'est qu'émotion, même si comme tu le fais très bien dans ton commentaire, il est possible d'analyser un disque ou la musique contenue, au fond, la vérité vraie, celle qui fait que l'on va l'aimer ou non, c'est ce que cette musique nous fait ressentir hors parfois, il ne se passe rien. Ça fait de nous des humains je pense.
 
El_Totor - 20 Janvier 2014: Oui, la musique reste d'ailleurs une sorte de mystère. Qu'est ce qui fait qu'un air, tout style confondu, entre dans la tête de (presque) tous et devient un carton international ? Qu'est ce qui différencie un classic de Slayer ou Sepultura d'un autre morceau de ces mêmes groupes ? Des fois, j'ai l'impression qu'un gravity grind suffit à certains pour aimer un morceau ou, au contraire, que 50000 notes enchainées suffisent à faire du mec un grateux génial, mêmes quand elles n'ont rien à faire ensemble... J'ai l'impression que les groupes qui ressortent le plus sont malgré tout ceux qui ont une identité, une musique personnelle, un truc à dire et que 70%, aussi bons soit ils, demeurent de peu d'intérêt. Comme je disais, je n'inclus pas Gorguts dans cette dernière catégorie, ils ont vraiment un truc, une patte, simplement leur musique m'oppresserait presque plus qu'elle ne me plait.
Atmosfear - 21 Décembre 2016: Quelqu'un sait si le morceau de musique classique (teintée de contemporain) est écrit par le groupe ou écrit par un compositeur contemporain pour l'occasion et qui ? merci d'avance
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire