Break the Silence

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16/20
Nom du groupe Beyond The Black
Nom de l'album Break the Silence
Type Album
Date de parution 09 Janvier 2026
Labels Nuclear Blast
Style MusicalMetal Symphonique
Membres possèdant cet album21

Tracklist

1.
 Rising High
Ecouter03:12
2.
 Break the Silence
Ecouter04:23
3.
 The Art of Being Alone (ft. Lord Of The Lost)
Ecouter04:19
4.
 Let There Be Rain
Ecouter03:46
5.
 Ravens
Ecouter03:43
6.
 The Flood
Ecouter03:52
7.
 Can You Hear Me (ft. Asami of Lovebites)
Ecouter04:10
8.
 (La Vie Est un) Cinéma
Ecouter03:14
9.
 Hologram
Ecouter03:30
10.
 Weltschmerz
Ecouter03:34

Bonus
11.
 In the Shadows (Live at Wacken Open Air 2025)
 05:43
12.
 Hallelujah (Live at Wacken Open Air 2025)
 04:59
13.
 The Flood (Unplugged Version)
 03:54
14.
 (La Vie Est un) Cinéma (Unplugged Version)
 03:27

Durée totale : 55:46

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Beyond The Black



Chronique @ ericb4

17 Janvier 2026

Un sixième élément empreint d'une communicative ferveur et d'un soupçon d'originalité...

Après un subtil et audacieux « Horizons », embrayé trois ans plus tard par « Beyond the Black », un fringant effort rock'n'metal mélodique multi-facettes, que pourra bien nous réserver, cette fois, le combo teuton à l'aune de son sixième élément, répondant au nom de « Break the Silence » ? Signé comme son devancier chez le puissant label allemand Nuclear Blast, ce nouvel élan sera-t-il à même de nous surprendre à son tour, au point de fédérer l'aficionado des premières mesures, alors acclimaté à un heavy symphonique bouillonnant, comme celui, sensible aux vibes pop rock'n'metal mélodique plus volontiers insufflées par les dernières compositions ? Cela étant, les dix plages de cette livraison pourraient-elles traduire une plus sérieuse envie d'en découdre de la part de la troupe d'outre-Rhin, quelque douze années suite à sa création ?

Dans cette nouvelle aventure nous embarque l'équipage de la précédente traversée au grand complet, à savoir : la talentueuse et expérimentée chanteuse à l'angélique filet de voix Jennifer Haben, les fins guitaristes/vocalistes Chris Hermsdörfer (Serenity, ex-Visions Of Atlantis) et Tobi Lodes (ex-Winterstorm), ainsi que Kai Tschierschky (feu-God's Second Son) à la batterie. De cette indéfectible collaboration naît une œuvre rock'n'metal mélodique aux touches folk, symphonique et électro gothique, non sans d'inédites sonorités au programme des réjouissances. Dans ce dessein, ont été sollicitées, pour l'occasion, les empreintes vocales de Chris Harms (Lord Of The Lost, ex-Philiae, guest chez Feuerschwanz, Dawn Of Destiny, Meteora, Nachtblut...) et d' Asami (Lovebites) ; sans oublier Gergana Dimitrova – chanteuse folk bulgare, membre "The Mystery Of The Bulgarian Voices" Choir et de "Eva Quartet", et guest chez feu-Korozy – aux choeurs. Excusez du peu !

Réputé pour le soin apporté à chacun de ses mouvements quant à leur production d'ensemble, l'exigeant quartet allemand n'aura pas dérogé à sa règle pour le dernier-né. Co-produit, mixé et mastérisé par Mark Nissen et Hardy Krech (multi-instrumentistes/vocalistes occasionnels et producteurs (Beyond the Black, Kissin' Dynamite)) – déjà impliqués à cet effet sur chacun des albums précédents – l'opus jouit, à son tour, d'une qualité d'enregistrement difficile à prendre en défaut doublée d'une belle profondeur de champ acoustique, et d'un mix parfaitement ajusté entre lignes de chant et instrumentation. D'optimales conditions d'écoute, incitatives à un parcours d'un seul tenant des 37 minutes du ruban auditif de la galette. Il ne nous reste plus qu'à lever l'ancre du navire, pour un parcours que l'on souhaite parsemé d'ilots enchanteurs...


Une fois encore, c'est au cœur d'une ronde de saveurs exquises que nous immerge la troupe allemande, ce à quoi nous sensibilise déjà ses pistes les plus éruptives. Ainsi, c'est d'un battement de cils que les sémillantes séquences d'accords inondant le vitaminé « Rising High » aspireront le tympan du chaland ; recelant un refrain catchy mis en exergue par les limpides inflexions de la déesse, parallèlement infiltré de tribales incantations masculines et recelant un bref mais fuligineux solo de guitare, et non sans renvoyer à la vivacité percussive d'un « Is There Anybody Out There? », le ''tubesque'' up tempo rock'n'metal mélodique ne relâchera pas son étreinte d'un pouce. Plus proche encore de ce dernier quant à son caractère enjoué, le frétillant et solaire « Hologram », pour sa part, happera sans mal le pavillon à la lumière de l'infiltrant cheminement d'harmoniques qu'il nous invite à suivre. Inoculé de breaks opportuns investis d'un fin picking à la guitare acoustique, alors prestement balayés par de bondissantes reprises sur la crête d'un refrain que l'on entonnerait à tue-tête, et dans une dynamique proche d'un vrombissant « Into the Light », le fougueux et troublant « Break the Silence » ne saurait davantage être éludé.

Tout en sauvegardant une cadence soutenue, nos acolytes ont également fait montre d'un souci d'élargissement du champ des possibles stylistiques, non sans quelque mérite à la clé. Aussi c'est au cœur d'une onde électro gothico-symphonique que nous plonge le mid/up tempo « The Flood », nous immergeant par là même au sein d'un inhabituel organique paysage de notes tout en livrant un refrain immersif à souhait, mis en habits de lumière par les poignantes ondulations de la princesse. Bref, une prise de risque, en soi, parfaitement assumée et relevée de main de maître par le collectif.

Sur un même modus operandi, la troupe nous octroie, par ailleurs, et pour la première fois de sa carrière, un message musical investi de paroles harmonisant deux empreintes linguistiques bien distinctes. Bien lui en a pris ! Ce qu'atteste « Can You Hear Me », up tempo metal mélodique moderne, au regard d'un vibrant duo féminin en voix claire unissant les angéliques modulations de la frontwoman et celles, plus acidulées mais non moins puissantes et en langue nippone, d' Asami. Une originale fusion oratoire et linguistique se dessine, dont l'efficace et redoutable refrain s'en fait l'écho.

Quand le rythme de ses frappes se fait un poil moins véloce, le combo trouve à nouveau, et sans ambages, les clés pour nous assigner à résidence. Ce que révèle, tout d'abord, l'intrigant mid tempo progressif « The Art of Being Alone », eu égard ses enchaînements intra piste ultra sécurisés et à un duo mixte en voix claire en parfaite osmose, les fluides impulsions de la sirène venant ici se lover dans les serpes oratoires d'un Chris Harms au top de sa forme. Dans cette énergie, difficile également d'esquiver l'énigmatique « Let There Be Rain », tant au regard des saisissantes incantations disséminées par la choriste Gergana Dimitrova, conférant à cet enivrant méfait cette touche folk qui en fonde précisément son caractère, qu'en ce qui a trait à ses truculentes et innovantes séries d'accords ; et ce ne sont ni ses insoupçonnés changements de tonalité ni son flamboyant solo de guitare qui nous débouteront de ce hit en puissance, loin s'en faut.

Dans un même élan, la formation teutonne a à nouveau habillé son propos de paroles recelant un inattendu pluralisme linguistique. Ce que prouve le félin et synthétique mid tempo « (La Vie Est un) Cinéma » ; ainsi, des couplets finement ciselés, entonnés dans la langue de Shakespeare, se voient ici relayés par d'entraînants refrains, oralisés, eux, dans la langue de Molière. Témoignant, une fois encore, d'une heureuse fusion linguistique et s'écoulant au fil d'une ensorcelante ligne mélodique où se greffent les pénétrantes volutes d'une interprète bien habitée, le sensuel mouvement ne se quittera qu'à regret.

Au moment où nos compères nous mènent en de plus apaisantes contrées, ils en profitent pour nous adresser leurs mots bleus les plus sensibles, non sans parvenir à générer la petite larme au coin de l'oeil. Ce qu'illustre, en premier lieu, « Ravens », ballade progressive tout en profondeur et des plus enivrantes, que n'auraient sans doute reniée ni Within Temptation ni Xandria. Sous couvert d'une guitare acoustique aux abois et recelant une mélodicité toute de fines nuances cousue, où se meuvent les délicates oscillations de la maîtresse de cérémonie, et égrainant d'inédites sonorités, l'instant privilégié comblera, à n'en pas douter, les attentes du féru de moments intimistes. Plus introspectif, l'aérien « Weltschmerz » se pose, lui, tel un low tempo éminemment éthéré et empreint de tristesse, que souligne un larmoyant violon ; combinant judicieusement langues allemande (sur les passages a-rythmiques) et anglaise (sur la seule et poignante accélération), et encensé par les déchirantes patines de la diva, l'atmosphérique passage aimantera non moins le tympan du chaland.


Au terme d'une croisière aussi mouvementée que palpitante, un doux sentiment de plénitude nous étreint. Variant savamment ses phases rythmiques, ses ambiances comme ses joutes oratoires, cette fois, diversifiant parallèlement ses exercices de style tout en jouissant d'une ingénierie du son coulée dans le bronze, sans pour autant accuser une quelconque baisse de régime, ce nouvel élan poussera assurément à une remise en selle sitôt l'ultime mesure envolée. Dans la lignée atmosphérique de son devancier, ce mouvement affiche néanmoins son caractère propre, à commencer par l'insoupçonnée et heureuse fusion linguistique à laquelle il nous convie. Et si les fresques symphonico-progressives et autres instrumentaux manquent encore à l'appel, tant la finesse de plume et l'habile technicité instrumentale convoquée que la féconde inspiration mélodique de ses auteurs sauront compenser cette relative carence. Au-delà de ne cristalliser qu'un trait d'union entre mouvances d'hier et d'aujourd'hui, s'esquisse ici un sixième élément empreint d'une communicative ferveur et d'un soupçon d'originalité...

Note : 16,5/20

4 Commentaires

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MetalSonic99 - 18 Janvier 2026:

Chronique magnifiquement écrite (comme d'habitude), pour un album que je suis justement en train d'écouter depuis quelques jours puisque le concert en Belgique à Anvers ce 4 février approche !

Autant dire que ça tombe à pic !

Je rejoint également ton avis dans son ensemble car de bout en bout, cet album est excellent. Néanmoins, la piste qui se détache est pour moi  "Let There Be Rain". Ce titre, je l'écoute quasi en boucle (surtout en trajet voiture).
Bref, encore un superbe disque de Beyond The Black comme il en est de coutume!

ericb4 - 18 Janvier 2026:

Merci pour ce retour! Quelle chance de pouvoir assister à un de leurs concerts! D'autant plus que cet album s'avère de plus en plus intéressant, pour ne pas dire magnétique, au fil des écoutes. Avec, en prime, un poignant duo avec Chris Harms, qui n'a pas dû t'échapper, je pense!

Quoi qu'il en soit, si l'évolution actuelle de ce projet n'est pas sans réserver quelques surprises aux habitués de la première heure, notamment en termes de style et de langue, elle a le mérite de pouvoir ouvrir plus largement le champ de l'auditorat du groupe. Bref, une excellente sortie du début de cette année 2026! 

MetalSonic99 - 18 Janvier 2026:

Oui j'avoue voir des concerts à chaque fois je me dit que c'est un privilège! L'avantage de la musique Metal en Belgique c'est que le prix des places est très abordeble car généralement on ne dépasse pas la capacité de 1200 personnes! 
'Pour ma part, ce sera la deuxième fois que je les verrai! 
 

Oui oui bien sûr j'ai vu le duo avec Chris Harms laugh qui reste un chanteur que j'apprécie énormément! Ses featuring avec de grands noms sont toujours géniaux (que ce soit avec LOTL ou en invité comme c'est le cas ici).

Bien évidemment, je te rejoins sur les surprises comme le titre "(la vie est un) cinéma" ou le refrain m'a vraiment surpris! Elle chante super bien en français, on ne ressent pas trop l'accent! 
 

Bref, un groupe qui ne cesse de surprendre et de monter en puissance!

Theoldmansaid666 - 06 Fevrier 2026:

Une cacophonie qui est à la fois :

- une compilation de ce que BTB a fait de meilleurs lors de ses précédents albums, dont la trè belle voix de Jenifer Haben qui dans cet album n'apporte plus rien, quand on connait si bien le groupe
- désormais de l'électro partout, à mon sens  très mal venue
- Chris Harms que j'adore dans le style de Lord of The Lost, mais qui n'a aucune originalité à apporter pour BTB, au contraire
- Un certain Asami en feature qui est une véritable catastophe

Une énorme déception !

A suivre : un prochain pop album électro/ Pop ?

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