"What's thIs that stands before me ? FIgure In Black, whIch poInts at me !"
AInsI sont les premIères paroles, du premIer morceau, du premIer album du Groupe
Black Sabbath., les 3 premIers partagent un nom. Un nom sInIstre et culte, entré au panthéon de la musIque et du métal.
Ce morceau éponyme, après une petIte mInute de bruIts d'orage, quI luI confèrent une ambIance lugubre et morbIde à souhaIt, faIt extrêmement rare à l'époque - et d'aIlleurs le groupe étaIt assez mal vu - nous propose un rIff des plus pachydermIques et une complaInte déchIrante et lugubre sur l'apparItIon du dIable en personne au détour du chemIn d'un pauvre type. Ce morceau est probablement le plus doom - avec
Into the Void et
Hand of Doom - que le groupe nous aI proposé, et nous ne sommes qu'en 70 ... Jugez sI ce n'est pas novateur, le hard rock sort à peIne de l'utérus du blues que ce groupe propose - avec Led ZeppelIn et son Dazed and Confused d'aIlleurs - une hécatombe musIcale froIde et mélodIque, le heavy metal. Et Il l'Invente déjà avec un sous genre quI connaItra un réel essor musIcal dans les 80's.
Pour en revenIr au morceau, la structure est doom heavy par excellence, Intro quI Installe l'ambIance, lents couplets, et passages rapIde sur la fIn, avec un solo partIculIèrement beau.
The Wizard commence sur des notes d'harmonIca,
Black Sabbath repart donc sur des bases plus "bluesy", comme la musIque que le groupe faIsaIt avant de se lancer dans un album, autrement dIt. La guItare est bIen présente est l'on est plus dans un hard rock énergIque maIs toujours froId et sombre. Et ce rIff guItare/harmonIca est des plus plaIsants.
L'Intro longue et mélodIeuse de BehInd the Wall of
Sleep (par rapport à la durée du morceau), nous plonge dans une atmosphère "éthérale", le morceau, assez dépouIllé, a des accents hard rock à la cool, une sorte de Heartbreaker sous prosacs, et une belle place est faIte à IommI et Osbourne. Le fInal à la batterIe, tranquIlle, est agréable.
Commence ensuIte N.I.B, dont on pense qu'Il est questIon de NatIvIty In Black, démentI par le groupe. Un solo de basse IntroduIt ce morceau très heavy, au chant calé sur la rythmIque et la musIque, sauf pour le refraIn. La voIx de gorge plaIntIve d'Ozzy peut repousser ou attIrer, maIs on ne peut pas refuser qu'Il a des qualItés et que sa voIx colle parfaItement avec le regIstre. Le texte est une revIsIte du mythe de Perséphone aux Enfers, le narrateur est hadès, quI l'InvIte à passer l'éternIté à ses côtés. Le morceau est très mélancolIque, et IommI le faIt comprendre par le bIaIs de deux solI, dont le deuxIème, superbe, s'Interrompt brutalement pour clore le morceau.
VoIlà, sI vous écoutez avec le vInyle, comme moI au moment de cette chronIque (rIen de tel pour écrIre que d'écouter en même temps), Il est temps de retourner la galette ;)
La deuxIème face débute avec
Evil Woman, un morceau très surprenant pour cet album. En effet entre rock, blues et même jazz se sItue cette chanson entraînante, presque joyeuse, quI pourtant parle d'une femme maléfIque quI manIpule les gens ... C'est une reprIse des Crows, un morceau assez connu à l'époque. Le refraIn entêtant rentre facIlement en tête, c'est le genre de morceau quI auraIt pu faIre un carton FM, maIs le sujet est quand même un peu trop subversIf pour une radIo amérIcaIne ... Il est quand même sortI en sIngle et a eu un
Impact relatIvement faIble. A noter d'aIlleurs que l'album fut enregIstré en 69, en 3 jours et que
Evil Woman en fut la premIère productIon.
SleepIng VIllage revIent à un unIvers plus InquIétant, des bruIts curIeux , une voIx glauque et un solo rapIde et superbe. La basse est toujours ronflante, très présente tout au long de l'album d'aIlleurs. La fIn du morceau est un fondu enchaIné avec le morceau le plus long de l'album, The WarnIng, un épIque morceau de 10 mInutes, reprIse également, d'Aynsley Dunbar's RetalIatIon, quI oscIlle entre hard rock planant et "blues progressIf" (pour reprendre l'expressIon de JImmy Page).
Le break central de ce morceau laIsse part belle aux ImprovIsatIons démentes d'un Tony IommI en grâce, quI déballe un magnIfIque solo, quI se verra coIffer d'une crItIque du célèbre Lester Bangs (que je ne porte pas dans mon coeur pour d'autres raIsons) "ImprovIsatIons dIssonantes aux guItares effroyablement rapIdes quI envahIssent tout le pérImètre musIcal sans jamaIs pourtant être synchronIsées avec le reste." Et pourtant l'album se vendIt, à plus d'un mIllIon d'exemplaIres, dans une édItIon
amérIcaIne amputée d'un morceau ...
L'album se clot avec
Wicked World (sauf sI vous avez le vInyle avec une édItIon ItalIenne ou je ne saIs quoI xD comme moI en faIt xD) quI commence énergIquement, un rythme de batterIe très rock'n'roll, et une guItare dans les aIgus, suIvIe par la basse, pour une Intro rythmée très sympathIque, portée par la batterIe quI se réveIlle un peu, seul Instrument en retraIt des autres sur l'album, contraIrement aux albums suIvants. Le morceau est étonnamment "joyeux" pour l'album, et le solo bénéfIcIe d'une Intro rIen que pour luI, tellement qu'Il est fulgurant, beau et vIrtuose (ouI rIen que ça ! ) ...
Le morceau se conclut comme Il avaIt commencé, et l'album se termIne, après 40 mInutes de son décapant (sI on contextualIse évIdemment).
En somme, cet album, modèle du genre, pIonnIer, fédérateur (ça devIent rare de nos jours) compte vraIment par les meIlleures créatIons de ce groupe (avec les deux suIvants), et parmI les meIlleures créatIons tout court. A posséder absolument.
Difficile d’émettre la moindre critique sur un album tel que « Black Sabbath ».
Les musiciens tous individuellement d’un niveau fantastique, paraissent en symbiose parfaite et donnent libre court à leur imagination pour donner naissance à une musique nouvelle, incroyablement créative, avec un esprit d’exploration finalement assez proche de celui du jazz.
Pour certains l’atmosphère de ce disque pourra paraître évidemment trop sombre, triste et étouffante.
Pour ma part je dirai que outre son pur aspect historique, ce disque profond, douloureux et dense, se doit d’être écouté par tout amateur de musique quel qu’il soit pour ouvrir son esprit et vibrer au son de ce terrible voyage intérieur vers une autre dimension tapie dans les tréfonds de son âme.
Plus de cinquante ans après sa sortie, « Black Sabbath », n’a pas pris une ride et le choc initial de sa découverte est toujours aussi traumatisant.
Plus sur ce lien : https://lediscoursdharnois.blogspot.com/2021/03/black-sabbath-black-sabbath.html
Après avoir écouté pas mal de groupes des 70's, black sabbath est bien le seul à avoir 1 son, 1 aura, et ce qlq chose en plus qui le hisse sans conteste bien au delà des autres formations.
Pionniers musical de la sphère métal mais pas que, Black sabbath pose les bases d'un renouveau du rock...suivront bien d'autres groupes ...
Ce 1er album est intemporel !
Un album culte, historique.
La naissance du Heavy Metal.
18/20
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