Automata II

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Nom du groupe Between The Buried And Me
Nom de l'album Automata II
Type Album
Date de parution 13 Juillet 2018
Style MusicalDeath Progressif
Membres possèdant cet album11

Tracklist

1.
 The Proverbial Bellow
 13:16
2.
 Glide
 2:13
3.
 Voice of Trespass
 7:58
4.
 The Grid
 9:45

Durée totale : 33:12

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Between The Buried And Me


Chronique @ Groaw

27 Juillet 2018

Maîtres d’un art extravagant et prodigieux

Nul besoin de vous présenter Between The Buried And Me. Neuvième galette déjà pour notre quintuor devenu en quelques années un pilier principal d’un death progressif toujours aussi sensationnel, déconcertant, débordant d’imagination et de passion. Même si en cette année, Automata I n’aura pas forcément marqué les esprits avec une musique un peu brouillonne, sur un air de déjà-vu, nos musiciens n’ont clairement pas dit leur dernier mot et reviennent quelques mois plus tard avec la suite du précédent opus : Automata II.

Une toile qui a été annoncé comme étant complètement méconnaissable, totalement inexpérimenté, une histoire riche en rebondissements où beauté et mélodicité ne font plus qu’un. Des eaux inexplorés remplies d’épreuves qui montrent une nouvelle fois l’envie de démarcation de la part de nos Américains. Seul quatre mélodies sont présentes sur ce nouveau décor audacieux. Ce que l’on peut redouter le plus, c’est d’avoir une suite logique de la première partie, sans réelles sensations, ni réelles satisfactions ce qui offrirait une immense déception d’une formation qui a toujours montré richesse et imprudence. Ne tombons pas tout de suite dans les aprioris et laissons la musique nous emporter.

The Proverbial Bellow : quand harmonie et progressif font bons ménage

Une intro qui nous rappelle Option Oblivion, un travail vocal misant sur une certaine mélancolie, une certaine solitude, différentes transitions variant entre douceur, inquiétude, rage et contrariété, des percussions caractériels, alternant vélocité et délicatesse, ce premier morceau surprend par son élégance, son aisance et sa virtuosité. Des ravissantes influences font leur apparition : King Crimson sur les touches plus funk ou encore Dream Theater sur les moments les plus affûtés. BTBAM ne s’approprie pas les éléments, il les fusionne pour créer une véritable osmose. Un certain conte s’invente au fur et à mesure du tableau pour offrir à l’auditeur un premier rôle. Il n’écoute pas seulement un récit, il le ressent comme s’il la vivait. Tommy montre une nouvelle fois son habileté à varier puissance et sensibilité. Le solo de guitare est le splendide bouquet final : à la fois frissonnant et majestueux, il nous subjugue tant par sa profondeur que par son agilité.

Glide : l’ambiance « à la Française »

Une ambiance assez déchirante avec un accordéon pleureur qui viendra s’accentuer sur les quelques notes au piano, une voix qui semble être perdue, faisant étrangement penser à Matthew Bellamy avant de totalement basculer sur un style beaucoup plus jazzy, entrainant et séducteur, cette seconde narration mêle désespoir et mélancolie avec optimisme et folie. La confusion avec Muse est presque inévitable, qu’il s’agisse du jeu de percussions sur des airs de Supremacy, sur le vocal de Tommy, sur les touches de piano ayant quelques fausses apparences de Sunburn ou sur le côté progressif marqué et assumé. Il ne s’agit pas d’une imperfection, bien au contraire, le tout démontre une nouvelle fois la capacité à nos musiciens d’explorer de nouveaux horizons et à nager sur différents styles musicaux.

Voice The Trespass : irrésistible swingance

Contrairement aux deux dernières perles, le troisième trésor se présente sous la physionomie des premières pièces de Diablo Swing Orchestra : des aspects 90’s, des allures boogie-woogie, très exaltants et orgasmiques et une envie de se renouveler en proposant des instruments plutôt inédits comme le xylophone même si on le retrouve dans d’autres nouvelles. On a également un petit goût de Mr.Bungle et de None Of Them Knew They Were Robots, qu’il s’agisse de l’intro ou même de la frénésie de Tommy ce qui ajoute une perspective expérimental qui est la bienvenue. Là où le groupe aurait pu copier sur les deux formations, une nouvelle fois notre quintuor arrive à trouver un équilibre parfait entre technicité, esthétisme et excentricité ce qui donne une histoire unique et délicieuse.

The Grid : un final invraisemblable

Un départ déprimant et psychédélique, des mélanges blues, un solo de guitare complètement ahurissant, nul doute qu’avec ce dernier souvenir, nos musiciens rendent un parfait hommage à l’un des plus grands groupes de tous les temps : Pink Floyd. On peut d’ailleurs facilement parler d’un Pink Floyd du 21e siècle, impressionnant de personnalité, captivant et surprenant. Le solo de guitare nous donnera tellement de frissons que l’on sera pris par l’émotion et les larmes. Nous avons le droit à un morceau très agressif, parsemés de touches plus charmantes de guitare acoustique et de piano, ce qui offre une fin digne des artistes les plus remarquables.

Le verdict final : un tableau stupéfiant et poignant

Même si Automata I se montrait un peu décevant sur son manque de fantaisie, Automata II remonte clairement le niveau avec quatre gracieuses féeries cachant leur lot de surprises. Provocateur mais gracieux, notre quintuor continue son aventure dans la complexité et dans l’envoutement. Maîtres d’un art extravagant et prodigieux, BTBAM démontre une nouvelle fois son authenticité et dévoile une facette sortant des sentiers battus qui démontre que le groupe en a encore dans le ventre.

9 Commentaires

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TheReverend13 - 28 Juillet 2018:

Voice of Trespass : "une nouvelle fois notre trio arrive à trouver un équilibre "
Conclusion : "Provocateur mais gracieux, notre trio continue son aventure dans la complexité et dans l’envoutement"

Groaw - 29 Juillet 2018:

Ok, j'ai été aveugle sur ce coup-là, c'est corrigé.

TheReverend13 - 29 Juillet 2018:

Pas de soucis :)

JeanEdernDesecrator - 13 Août 2018:

C'est vraiment super buen, ca foisonne de partout, ça me rappelle Mars Volta mélangé a plein de trucs. En plus, l'album esr a 3euros, la carte bleue a été de sortie 

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