Athenian Echoes

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17/20
Nom du groupe Nightfall (GRC)
Nom de l'album Athenian Echoes
Type Album
Date de parution 01 Septembre 1995
Labels Holy Records
Enregistré à Praxis Studio
Style MusicalDeath Mélodique
Membres possèdant cet album73

Tracklist

1.
 Aye Azure
 04:51
2.
 Armada
 04:45
3.
 Ishtar (Celebrate Your Beauty)
 07:55
4.
 The Vineyard
 05:50
5.
 I´m a Daemond
 07:39
6.
 Iris (and the Burning Aureole)
 04:58
7.
 My Red, Red Moon (Emma O)
 05:05
8.
 Monuments of It's Own Magnificence
 07:09

Durée totale : 48:12


Chronique @ BEERGRINDER

13 Mars 2008
Tout vient à point à qui sait attendre. Ce proverbe sied à merveille à nos athéniens qui, après deux tentatives mi-figues, mi-raisins, sont enfin dans les petits papiers des dieux de l’Olympe. Malgré tout, cette galette de metal n’a pas été conçue par Héphaïstos, déjà occupé sans doute à forger quelques chars pour leurs collègues asgardiens de Panzerchrist, les petits protégés d’Arès (c’est logique).

Nightfall reprend donc la direction du Praxis studio ou ils avaient déjà mis en boîte un an auparavant le très convaincant mini Eons Aura. Cette fois Philippe et Holy Records ont enfin donné les pleins pouvoirs à Mike Galiatsos et ses compères en débloquant un budget conséquent nécessaire à l’élaboration d’une production digne de ce nom. Rien qu’à la pochette, bien plus travaillée et engageante que celle de Macabre Sunsets, on devine qu’avec Athenian Echoes (1995) ils jouent désormais en première division.

Les impressions de la cover n’étaient pas trompeuses, après une intro légère au clavier dans la tradition Nightfall, Aye azure démarre en trombe. Tel Poseïdon soufflant sur les océans, la furie mélodique des guitares se déchaîne, et met le fidèle auditeur habitué à leur précédentes prods sur le cul. On est en effet bien loin des approximations de Macabre Sunsets.
On reconnaît immédiatement le style mélodique des grecs mais tout y a pris une ampleur titanesque, y compris la voix.

Comme à leurs habitudes les grecs pratiquent la diversité et Armada aurait pu tout autant figurer sur un album de heavy-metal, un très bon titre épique et guerrier que ne renierait pas Stormwarrior de nos jours, exceptions faites du chant et des intenses blasts de Costas Savidis.
Vient ensuite un temps fort d’Athenian Echoes : Ishtar, titre de huit minutes qui au niveau des lyrics est une ode à la déesse de la beauté (Ishtar=Aphrodite). La chanson est introduite par une étrange partie de Folklore oriental, pour ensuite enchaîner sur des riffs mélancoliques dont Nightfall à le secret. On trouve aussi sur Ishtar des ambiances electro bizarres, hélas prélude à la suite de leur carrière, mais nous n’en sommes pas là et ici les utilisations en sont faites avec parcimonie et à bon escient.

Nightfall se plait à varier les plaisirs et The vineyard, (hum, hum ? Adorateurs de Dionysos ?) après un début très carton, déroule dans un doom metal mélodique et atmosphérique vraiment original. Il règne sur Athenian Echoes une ambiance vraiment à part et l’intermède étrange de I’m a daemon le confirme. Ce morceau est d’ailleurs le plus brutal de l’œuvre : toute la panoplie y est déployée : blasts ininterrompus, riffs intenses et orchestrations épiques et guerrières (une petite touche de Bal Sagoth) à la gloire d’Athéna.

Mais l’apogée de l’album est Iris, titre à la dimension gothique presque tragique dans les paroles, et toujours un côté mélancolique des guitares, avec cette fois-ci un passage à la « In the nighside eclipse » au niveau des claviers. Efficace, prenant et enchanteur.

Et bien, me direz-vous! Un chef d’œuvre alors ? Hélas pas tout à fait, la faute aux deux derniers titres du CD un peu moins inspirés, et où Ephtimis Karadimas met de côté la voix extrême. Sans ce bémol, la note aurait pu monter jusqu’à 17/20.
Cependant ne boudons pas notre plaisir d’écouter cet Athenian Echoes car en observant la suite de leur carrière, Zeus doit s’arracher ses longs cheveux blancs.

Quel dommage que les grecs n’aient pas persévéré dans cette voie de métal extrême novateur et aient préféré se vautrer avec Dionysos dans les orgies romaines de Lesbian Show. D’ailleurs à ce propos, j’ai en ma possession (rassurez vous, c’est un CD promotionnel) Diva Futura, et une chronique de ce machin pourrait être amusante également…

BG

9 Commentaires

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eulmatt - 13 Mars 2008: Je suis pas loin de penser que c'est l'album unique à vraiment posséder de Nightfall.
Et comme le dit Sargeist, la scène grecque a vraiment apporter une approche nouvelle à l'atmosphère typée dans les années 94-96, avec Septic Flesh, Rotting Christ (nouvelle version)et donc Nightfall.
Cette chro je l'attendais et je ne suis pas déçu, j'adhère !
steelhardos - 14 Mars 2008: Encore une belle chro d'une toute aussi belle oeuvre , bravo BG.
Cependant je te trouve un peu sévère avec l'album d'après : "Lesbian Show" , sûr il est moins bon mais plusieurs titres sont jouissifs à mort.
BEERGRINDER - 14 Mars 2008: Oui mon jugement est un peu dur, mais sur Lesbian Show on sentait trop la volonté de s'éloigner du death-metal, et ça avec moi ça ne pardonne pas.
JeromeG - 04 Janvier 2020:

C'est le seul album du groupe que je me suis reprocuré. L'avant dernier titre "My red, red moon" est bien intégré au tout je trouve, seul le dernier titre défile sans aucune saveur à mon goût. C'est un album auquel je tiens par nostalgie avant tout, l'arrivée de la scène grec a été un puissant voyage...

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