Voici enfin le successeur du terrible
Death and the Black Work. Cet album avait marqué les bases de la musique de
Nightbringer et tous ceux qui ont pu l’écouter ont tout de suite vu que l’on avait en face de nous un groupe hors normes et très loin de ce que le Black
Metal traditionnel pouvait nous proposer. Deux ans après,
Nightbringer revient avec
Apocalypse Sun et l’inspiration ne semble pas faire défaut aux Américains. Car pour proposer un nouvel album du même genre que
Death and the Black Work je pensais revoir le groupe plutôt dans trois ou quatre ans tant cet album était complexe et chaotique.
Nightbringer commence à se forger une réputation et il veut montrer à ses fans qu’il y est bien vivant et qu’il peut combler son retard de début de carrière (entre 1999 et 2006 le groupe a sorti seulement deux splits).
Bon déjà en ce qui concerne la pochette,
Nightbringer a fait de gros efforts. Si celle de
Death and the Black Work n’était vraiment pas terrible, celle-ci est vraiment à l’image d’
Apocalypse Sun (même si je la trouve hyper moche). Cette lumière au centre représente le soleil et cet homme avec son sceptre avec au bout une représentation d’un soleil noir représente l’apocalypse. Le tout à l’intérieur de ce qui semble être un monastère ou une église prise dans les ténèbres. Donc une très belle représentation de ce titre sur cette pochette. Mais la musique penche plutôt du côté de l’apocalypse que du soleil (je pense que vous vous en doutiez).
Déjà la première chose qui saute aux yeux c’est la production. Celle de
Death and the Black Work n’était vraiment pas terrible alors que celle d’
Apocalypse Sun est excellente. Là on peut distinguer toutes les subtilités de l’album et de mieux suivre les dissonances des deux guitares car comme son prédécesseur,
Apocalypse Sun est un album complexe, voir encore plus complexe que
Death and the Black Work. Par contre la basse n’arrive pas à se faire entendre sauf sur les passages moins violents (comme sur l’album précédent finalement). Le gros point positif c’est le son de la batterie. Il est bien plus percutant que sur
Death and the Black Work. Ici les blasts et les passages en double pédale sont bien plus précis et la production renforce énormément le côté violent et agressif de la batterie. Les claviers sont bien mis en valeur eux aussi. On a l’impression de se retrouver dans une cathédrale (comme sur la pochette).
La musique en elle-même ne change pas vraiment.
Nightbringer nous offre plus ou moins un
Death and the Black Work nouvelle génération mais encore plus noir et encore plus violent. Faut pas vous attendre à un album moins dissonant, au contraire les dissonances sont plus nombreuses et la production les mets bien en valeurs. Le premier morceau I Am I s’ouvre sur une petite introduction à la guitare pas très rassurante et qui nous montre bien que
Nightbringer n’a pas changé et qu’il sait toujours faire du Black
Metal à sa manière. Petit à petit la musique et l’ambiance se mettent en place et finalement ça explose. Comme sur l’album précédent un mur du son se met en place et il est impossible de le traverser. Mais une fois lancé, vous êtes pris au piège jusqu’à la fin et vous souhaitez que cela se finisse rapidement. Et lorsque la fin du morceau semble s’approcher et que l’on pense en avoir fini,
Nightbringer enchaine directement sur Supplication Before The Throne Of Tehom histoire de bien mettre à genoux son auditeur. Ce morceau encore plus violent et encore plus dissonant que le premier vous plongera dans des recoins très obscurs (le passage avec les claviers est tout simplement magnifique). Après déjà ces 13 minutes, on demande simplement une pause, ce que
Nightbringer semble nous offrir au début de
Serpent Of The
Midnight Sun. Mais avec un groupe comme celui-ci, faut s’attendre à tout et ce qui semblait être une pause va vite se transformer en un véritable cauchemar. Après, l’album navigue entre morceaux plus lents et atmosphériques (notamment Excitium:
Litany Of The Devouring
Earth aux influences presque doom) et morceaux violents et ultra rapides (on retiendra l’énorme Nephal: the Seat of Pan-Daimonium avec ses mélodies qui ont de quoi rendre fou). D’ailleurs c'est un album de fou.
Apocalypse Sun est plus qu’un bon album, c’est un chef d’œuvre. Toute personne ayant écouté cet album ne peut pas être indifférent à la musique de
Nightbringer. Soit on aime soit on n’aime pas mais on est obligé de reconnaitre que le groupe a un immense talent. Tout en restant fidèle aux thèmes du Black
Metal,
Nightbringer a su innover et évoluer pour nous proposer quelque chose d’unique. Un groupe à suivre de très très près.
Faudra peut-être que je me penche sur le groupe...
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