Thrash Metal >> CHRONIQUES POWER/SPEED/THRASH/HC/DM/BM 83-93
Share to Facebook Share to Myspace Share to Twitter Stumble It Email This More...

   
Samedi 06 Septembre 2025 - 09:17:48

LUDICHRIST : Immaculate Conception (Combat Core ‘86) : Des demos et concert que je connaissais de ce groupe, je dois dire que ce n’était pas vraiment ma tasse de thé, inversement à ce premier LP, qui tue ! La musique est toujours Hardcore, mais farcie de bonnes idées et, bien que ça ne soit pas aussi classe que Straight Ahead ou Agnostic Front, le disque est vraiment bien foutu, à l’image de morceaux complètement dingues comme Murder Bloody Murder ou Fire at the Firehouse. Bourré d’énergie et de fun, Immaculate Conception s’adresse à tous les fans de hardcore. 9/10.
Ramses II – Decibel of Death n°05, mars 1987
.



Dimanche 07 Septembre 2025 - 19:35:16

POST MORTEM – Coroner’s Office (New Renaissance ’86) : Allons d’emblée au fond des choses : cet album est génial ! Dès le premier morceau Armies of the Dead dépassant tout juste la minute, on peut cerner le style de Post Mortem comme un croisement entre le speed et le doom. On distingue de temps à autres des influences à la Trouble, Celtic Frost et Candlemass mais, tout en restant lourd, Coroner’s Office speede beaucoup, avec un soupçon de hard core à la Cryptic Slaughter, pour un résultat prodigieux. Le long morceau I Want to Die, s’étalant sur plus de douze minutes, parait quant à lui tout droit sorti du répertoire de Black Sabbath. Il y a du génie chez Post Mortem.
Korrigan, Troubadour n°05 (1988).



Lundi 08 Septembre 2025 - 09:32:35

 

POWERLORD – The Awakening (Autoprod '86) : Ce mini-LP autoproduit ne ressemble pas pour autant à une tranche de gruyère. Les six titres enregsitrés durant l’été 86 (NDLR : en mars !) sont composés d’un Heavy Metal lourd, rapide et plein de vitalité. Après des débuts sous la bannière du Speed Metal, le groupe américain a choisi une orientation Power Metal, à mi-chemin entre Omen et Manowar. Ses influences speed font toutefois surface, notamment sur le morceau Invasion of the Lords. Troubadour fanzine n°03.

POWERLORD – The Awakening (Autoprod ’86) : Venu tout droit des Etats-Unis, ce mini-LP est articulé autour de six titres. Son problème majeur vient de sa production, petite structure équivaut souvent à petits moyens. Le quatuor fait néanmoins beaucoup de bruit et ses morceaux comme Masters of Death et Invasion of the Lords donnent dans le thrash avec un grand T. 3/5. Speedos, Sang & Sueur fanzine n°01 décembre ’87.

POWERLORD – The Awakening (LP ’86 / Shark ’88)
: Si son disque ne bénéficie pas de la meilleure production possible, Powerlord reste séduisant grâce à la richesse de ses compositions, qui suffisent (pour une fois !) à racheter le groupe. Sans être la révélation du moment, Powerlord gagne à être écouté. À noter que le batteur Bob Gourley aurait joué dans les toutes premières formations de Slayer et Dark Angel, une référence non ? Bref, Powerlord est un groupe étonnant à plus d'un titre et pour cause, il y en a six sur ce mini-LP ! Metal Warriors Magazine n°03, Wallonie, début 1988.

POWERLORD – The Awakening (Autoprod '86 / Shark ’88) : ce disque est la reedition Shark Records de l’album auto-produit en 1986. Ce quatuor américain se situe dans un registre power-metal teinté de speed. Il renferme des morceaux de bravoure comme Masters of Death ou Malice, à conseiller aux amateurs de riffs percutants et rentre-dedans. La production est moyenne mais restitue cependant bien l’énergie déployée par Powerlord. Si vous aimez Omen ou Fates Warning, ce disque s’adresse à vous. Metal on Metal n°04, 1988.

POWERLORD – The Awakening (Autoprod ’86 / Shark '88) : Pour Powerlord, la situation est sensiblement identique à celle de Coven, bien qu’étant doté d’un bagage musical notablement plus faible. Plus rapide que Coven (qui ne s’adonne que très ponctuellement au thrash), mais pas en vitesse de pointe, Powerlord pose le problème de tous ces groupes doués, mais pas innovateurs pour un sou. Jusqu’où doit-on accepter que l’efficacité prenne le pas sur le reste ? Quoi qu’il en soit, The Awakening datant de 1986 (encore un mystère !), la question restera sans réponse. Hervé "S.K." GUEGANO, Hard Force n°19, juin 1988.



Mardi 09 Septembre 2025 - 09:18:47

 

SACRILEGE BC – Party with God (Alchemy Records ’86) : À ne pas confondre avec le groupe anglais, Sacrilege BC déverse un déluge de speed / thrash impressionnant. Des riffs de guitares destructeurs entrecoupés de breaks sauvages, et tout va vite, très vite. Même moi qui ne suis pas un inconditionnel de Speed Metal, je craque complètement.
Alienation n°20, avril/mai 1987.
 

SACRILEGE BC – Party with God (Alchemy Records ’86) : J’eprouve un sentiment partagé à l’écoute de ce disque. Si je l’ai bien aimé au départ, mon enthousiasme est progressivement parti au fil des écoutes. En fait, je réalise que les demos de Sacrilege BC sont bien meilleures. Ceci dit, ne vous méprenez pas, j’apprécie bien Party with Gods, en particulier Time To Die, Slaughterhouse, Cancer et Born of Hell, qui se hissent dans le haut du tableau. 7/10.
Ramses – Decibel of Death n°06, juillet 1987.
    



Mercredi 10 Septembre 2025 - 09:11:50

 

SWEET CHEATER Immortal Instant (Flametrader ‘86) : L’attitude puritaine de votre petite amie commence à vous irriter mais, rassurez-vous, Immortal Instant de Sweet Cheater est le disque qu’il vous faut. En voyant cette pochette sponsorisée par Caran d’Ache, qui représente une statue de Jesus Christ dont les yeux lasers fracassent le sol d’une église pour y graver le logo du groupe, votre compagne vous croira possédé par un démon et priera pour le salut de votre âme.
Mickey le Rouge – ENFER Magazine, mars 1987.



Jeudi 11 Septembre 2025 - 07:23:12

Magnifique papier ! Mdr x 100

On y sent bien l'écoute approfondie par celui qui écrit (j'ose pas dire chroniqueur). Beaucoup d'infos et de précisions sur cet album. Des champions du monde dans ce mag



Jeudi 11 Septembre 2025 - 11:02:40

 

ATTITUDE ADJUSTMENT : American Paranoia (Pusmort ‘86) : Apparu sur la scène Hardcore californienne en 85 avec le demo Dead Serious, puis deux titres présents sur la compilation End to the War Zone, et toute une série de concerts, Attitude Adjustment revient avec son premier LP. Je me demande bien comment Pushead a pu signer ce groupe, car le disque manque cruellement d’originalité dans son ensemble hormis Grey World et Bombs qui arrachent comme il faut. Si le chanteur et le guitariste se défendent bien, c’est loin de suffire. Heureusement que le groupe donne un petit peu plus d’énergie sur scène car sinon on s’emmerderait autant qu’à un concert de Kreator. La production d’American Paranoia n’apporte également aucune pêche, ce qui accentue ses faiblesses. Enfin, nous venons juste d’apprendre que le groupe aurait splitté, aux dernières nouvelles. 6/10. Philippe MMS, Decibel of Storm n°4, février 1987
 

ATTITUDE ADJUSTMENT : American Paranoia (Pusmort ’86) : La très bonne surprise de ce début d’année. Attitude Adjustment balance un LP impressionnant à tous points de vue : un son gigantesque, une production impeccable et une énergie pas possible. C’est du Hardcore ultra speed entrecoupé de breaks plus lents, le tout avec une touche metal pas trop envahissante. La comparaison s’impose avec DRI. Un must ! Alienation n°19, février/mars 1987.
 

ATTITUDE ADJUSTMENT – American Paranoia (Pusmort ‘86) : Issu de la fameuse scène Hardcore de San Francisco, Attitude Adjustment délivre un thrash-speed-hardcore furieux et maîtrisé sur fond de révolte sociale. A conseiller aux amateurs. Domnique, Metalorgie n°08, 1987.


 

 

NEGATIVE GAIN – Back from the Dead (Pusmort ’86) : Negative Gain vient du Canada mais, contrairement à son compatriote MIS, il est très mauvais sur ce disque, alors que son advance tape était sacrément brutale et rapide. Là, c’est chiant comme pas permis et le chanteur craint un max. un mauvais disque à oublier. Note : 3/10. Ramses, Decibel of Death n°09, second semestre 1987.

NEGATIVE GAIN – Back From the Dead (Pusmort ’86) : Plus d’un an de retard pour celui-là, mais ça en valait vraiment la peine. Un putain de thrash canadien qui déroule 21 titres sans aucun déchet. Decayin’ Maggot n°3, 1988.



Jeudi 11 Septembre 2025 - 16:25:21
LeMoustre dit : Magnifique papier ! Mdr x 100On y sent bien l'écoute approfondie par celui qui écrit (j'ose pas dire chroniqueur). Beaucoup d'infos et de précisions sur cet album. Des champions du monde dans ce mag

 

Attends celle de Darkness Descends, ça va te resituer les choses.

 



Jeudi 11 Septembre 2025 - 18:39:30
HorseFucker dit :
LeMoustre dit : Magnifique papier ! Mdr x 100On y sent bien l'écoute approfondie par celui qui écrit (j'ose pas dire chroniqueur). Beaucoup d'infos et de précisions sur cet album. Des champions du monde dans ce mag
 Attends celle de Darkness Descends, ça va te resituer les choses. 

 

Pas possible !? Hé ben ça va être le pompon. Quand même c'est incroyable cette médiocrité 

 



Vendredi 12 Septembre 2025 - 09:00:32

 

BEOWULF – S/T (Suicidal Records ‘86) : Groupe américain, Beowülf vient plus précisément de Venice, foyer de plusieurs groupes comme Excel, LSN et Suicidal Tendencies, et donne lui aussi dans le Hardcore, mais sans la classe d’Excel. Les meilleurs titres de l’album sont à mon sens All I Need et Down ‘til Dead et, bien que ce disque ne soit pas extraordinaire, il est nettement supérieur à la dernière apparition du groupe sur la compilation Welcome to Venice ou à sa demo qui était chiante à un point inimaginable. Cet album se recommande aux amateurs de Hardcore simple et efficace. 6/10. La Glu II, Decibel of Storm n°4, février 1987.

BEOWULF – S/T (Suicidal ‘86) : enfin, après de longues et fastidieuses recherches, j'ai réussi à dénicher le premier album treize titres de ce quatuor de Venice (les voisins de Suicidal Tendencies et No Mercy, entre autres). Tool The Jewel ouvre l’album en plein dans le mille. Dale Henderson a une voix dure qui s'intègre parfaitement dans le style crossover du groupe et il se charge également des parties de guitare avec Mike Jensen. Sur les deux faces, on a droit à rien d’autre que crossover thrash speedcore hyper-dur. L'album est produit par Mike Muir, chanteur de ST, et la pochette signée Michael Seiff est trop belle pour ne pas être évoquée. Un de mes albums favoris à ce jour. 19/20, Lunatic, Noise Metal n°08, Wallonie, printemps 1987.

 

NAPALM – EP (Combat ’86) : Le label Boot Camp de Combat Records nous propose régulièrement sur vinyle des demos de groupes peu connus, et c'est le cas pour cet EP de Napalm. Ce trio new yorkais joue du speed-metal à influences crossover. On ne précise pas lequel des trois messieurs se charge du chant et, tout ce que je sais, c'est que Chris Weidner s'occupe de la basse, que Rex Rossbach détruit sa batterie et que Jeff Rossbach se contente du sale travail de guitare speed. The Monarch ouvre calmement, mais se transforme après un changement de tempo en véritable pièce thrash, suivi de Tunnel Rat / All Out Assault dans la même lignée. Evil Speak est un titre lourd et moins réussi, tandis que Freedom Day est à nouveau sur la bonne voie, avec son crossover au solos éclatants. Napalm se charge de la production avec collaboration de Bob Spencer. Après cet excellent EP, attendons de voir le premier album. Cet EP caut la peine d'être entendu. 16/20, Lunatic, Noise Metal n°08, printemps 1987.