Le premier morceau d’un album est un morceau très important. Souvent il donne le ton. Souvent il définit assez fidèlement les intentions d’un groupe. Souvent il montre le chemin et rarement durant ces quelques décennies laissées derrière moi, choses plus niaises et sirupeuses que ce We’re Gonna Make It n’ont été porté à mes oreilles. Le titre, qui entame donc les hostilités de ce
XIII, treizième album des Norvégiens de
TNT, est si naïf avec ces refrains Popy d’une candeur à faire pâlir la nuit la plus obscure, qu’il en devient presque ridicule. Chacune de ses mesures nous arrache un sourire d’écervelé éteins et amers.
L’idée développé au début du paragraphe précédent est, malheureusement, confirmée par la suite d’un album dans la lignée de ce titre initial. It’s Electric, qui porte très mal son nom, continue de nous faire rire. Tout comme la ballade Where You Belong ou Can’t Breathe Anymore. Avec Tears in my
Eyes et ses “ouaouaoua” pénibles et, encore une fois, ridicules on atteint presque des sommets de fadeurs. Des cimes que, fort heureusement, un piètre Catch a Wave nous offrent sans problème. Si le morceau Sunshine n’a pas grand intérêt, il aura au moins le mérite d’avoir un minimum de tenue.
J’avais autrefois fustigé les égarements de ce
Atlantis dont je trouvais, notamment, les écarts proprement caricaturaux. Il avait au moins l’audace de tenter des choses, même si, me concernant, je les trouvais ratées. Ici non seulement c’est raté, mais en plus, ça ne contient presque aucune once de courage ou d’idée ne serait-ce un tant soit peu novatrice. Voire attachante. Pour tout dire en dehors d’un Not Feeling Anything plutôt réussi, d’un sympathique
Fair Warning et d’un People Come
Together étrange mais pas inintéressant, on frôle le drame d’un naufrage complet.
Ronni Le Tekrø peut, tant qu’il veut, clamer son amour pour les Beach Boys ou Queen dont, bien évidemment, on retrouve ici, ça et là, quelques influences, il n’en demeure pas moins un guitariste de
Hard Rock. Du moins me semblait il à l’écoute, par exemple, de
Realized Fantasies. Avec une démonstration aussi éloignée de ce genre, des décisions s’imposent. N’est-il pas temps de changer de nom ? Surtout que, franchement, en plus, porter un patronyme aussi explosif pour nous proposer des disques aussi inoffensifs, c’est juste grotesque.
Passons maintenant à l’autre dossier. Celui concernant Tony Harnell qui, bien évidemment, a quitté le groupe, ou a été renvoyé, avant l’enregistrement de ce
XIII. Il aura été remplacé ici par l’Espagnol Baol Bardot Bulsara dont le timbre a quelques similitudes avec celui de Tony Mills sans ce côté un peu trop fluet qui, personnellement, a du mal à me convaincre. Et même si, me concernant, je reste un inconditionnel du travail d'Harnell, force est de constater que le Madrilène s’en sort remarquablement (ses montées dans les aigus sur People Come
Together sont, par exemple, splendides).
Cela étant, loin de moi l’idée d’ouvrir un interminable débat mais le va et viens d’un chanteur qui depuis 2013, au gré des décisions arbitraires ou des convictions de chacun, au fond je n’en sais rien et, à vrai dire je m’en fiche un peu, ne fait pas très sérieux. Là encore une décision s’impose.
Au final,
XIII est donc un disque plutôt insipide et plutôt moyen. Encore un…
Je ne dirais qu'une chose sur cet album et sur la grande majorité des autres de TNT !! "No comment !"
Sortir un tel pétard mouillé, c'est un comble lorsqu'on se nomme TNT !
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