X

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Nom du groupe Royal Hunt
Nom de l'album X
Type Album
Date de parution 20 Janvier 2010
Style MusicalPower Progressif
Membres possèdant cet album23

Tracklist

1. Episode X (Arrival) 01:59
2. End of the Line 04:50
3. King for a Day 04:49
4. The Well 04:52
5. Army of Slaves 06:00
6. Shadowman 05:35
7. Back to Square One 05:25
8. Blood Red Stars 06:21
9. The Last Leaf 04:25
10. Falling Down 04:16
11. Epidose X (Departure) 01:06
Total playing time 49:38

Chronique @ AlonewithL

21 Juillet 2010

Le « X » désignerait-il l’emplacement d’un trésor?

« Royal Hunt » sillonne les mers, et décide enfin d’accoster au rade en 2010. L’équipage débarque avec un bien curieux présent. Un « X » bien mystérieux, fait de l’entrecroisement de deux épées sur les armoiries du groupe, trône en tête de ce nouvel album. Qu’est-ce que celà pourrait bien dire? Serait-ce le X en chiffre romain représentant le nombre 10? Cela parait juste, car l’album en question est le 10ème album studio de la formation. D’un autre côté, se positionner uniquement sur une telle affirmation ne semble pas suffisant pour élucider le mystère. Et puis que vient faire ce rafiot de frégate échoué sur la couverture, et quel rapport avec notre énigmatique « X »? Le « X » désignerait-il l’emplacement d’un trésor? Rien que d’y penser on songe déjà aux beaux doublons d’or dont on pourrait y glisser nos doigts, puis les entendre teinter. Il faut donc prendre des pelles et nous mettre à creuser. « X » contiendrait-il l’or tant espéré? Au pire il est possible que nous ne tombions à la place que sur quelques capsules de bière danoise. De toute façon, nous n’allons pas tarder à découvrir ce que celà cache.

« Royal Hunt » fait une arrivée au port remarquée sur l’intro de la première piste. On croirait apercevoir un navire fantomatique avec cette forte impression cacophonique des synthés et des guitares. La lueur inquiétante cernant la coque du vaisseau parvient à s’estomper par des notes de piano, un chant doux et soigné, accompagné d’un léger fond d’orgue. Tout ceci est bien prometteur. On attend impatiemment la suite. Le synthé rougit à nouveau, et lance le titre suivant, « End of the Line », véritable entrée en matière. Les guitares agissent par détonations et s’agrippent avec dextérité sur la piste. Ici guitares et synthés se relayent ou marche ensemble, la main dans la main. Ce qui ne sera pas observable dans les autres titres. Les instruments seront en conflit continuel, avec une très nette domination des claviers qui créeront un fond sonore particulièrement mis en avant, ainsi que de nombreuses mélodies, sur des airs complexes, étranges et envahissants. Ils s’occuperont même parfois de la partie rythmique, au dépend des guitares, qui ont peine à lutter. Cela s’illustre parfaitement sur les morceaux « The Well » et « Back to Square One ». Les guitares auront leur revanche au bout de leurs cordes sur « King for a Day » et plus distinctement encore sur « Army of Slaves » avec quelques riffs bien placés et beaucoup d'indolence. « Army of Slaves » adopte un style proche d’un bon hard rock, sous l’action, tout de même des synthés qui ne veulent rien céder. « Falling Down » est également l’exception qui confirme la règle. On y remarque l’emballement fougueux du rythme des guitares se démarquant des sons tortueux des claviers sur la majorité des titres précédents.

Et le chant dans tout ça? Mark Boals assure un chant chaleureux, tout en aisance. Il est le plus souvent doux, jouant de sa voix légèrement mâchée, mais quand l’occasion se présente, notamment lors des refrains, il pousse sa voix et la porte au plus haut. Le chant, c’est l’élément positif qui tente de se démarquer dans la guerre que mène les claviers aux autres instruments. Sur « Army of Slaves » (toujours lui), le chant de Mark agit tel un faisceau, éclairant de façon variable la piste, intensifiant sa lumière au refrain. Ce chant est assez souvent victime lui aussi de la folie dominatrice du synthé. Sur « Sadowa » et « Blood Red Stars », tout débute harmonieusement avec une entame au chant. « Blood Red Stars » privilégie les alternations de chœurs, entre chœurs d’hommes et chœurs féminins. Après l’entame, la musique prend le pas et fait taire le chant pour un long moment, s’engageant sur des arrangements sinueux et envoutés. Lorsque le chant revient à la charge, la musique s’affable et garde une certaine distance. Là où le chant à la part belle, c’est sans aucun doute sur « The Last Leaf ». En même temps c’est un titre ballade, adoptant un tempo lent de slow. La musique parvient malgré tout à s’intensifier et à déborder. Le chant y est sirupeux, et parvient à contenir les débordements de la musique à l’aide d’autres voix dans de grandioses mélopées.

« Sixth Sense » est un titre instrumental bonus, offrant sans nulle doute une meilleure fin que le court « Episode X (Departure) » s'appuyant sur la même vision fantomatique que l’intro. On s’émerveille de l’effervescence du synthé et de ses effets scintillants. Une guitare acoustique frêle s’ajoute à cela. La musique de fond prend en volume, jusqu’à ce que la batterie fasse son apparition, suivi d’une guitare qui casse l’ambiance. Les claviers en puissance sont pris en joug par les guitares, qui en profitent pour lancer quelques cavales sur la piste.

Sous ce « X », un joli petit coffret a été déterré, contenant quelques jolis petites pépites. Les morceaux sont intenses et d’une réelle densité musicale. Cependant la richesse du jeu des instruments, ajouté à cela par leur lutte fratricide, apporte une certaine confusion que l’on arrive mal à anticiper, rendant les pistes peu malléables, comme si nous tâtions des formes ectoplasmiques en tumulte. Dans un autre sens cela permet de constituer quelque chose qui reste de manière permanente assez inattendu, nous émoustillant à chaque fois. « X » est le trésor d’un bateau fantôme. Il y trouve richesse et frayeur. Donc plus à la portée des vieux loups de mer.

15/20

3 Commentaires

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DragonMaster - 22 Juillet 2010: Ha ha pas mal la chronique, j'ai eu bien du plaisir à la lire. Je vais peut-être jeter un coup d'oreille sur cet album.
NagaShadow - 23 Juillet 2010: En effet, chronique sympa !
Je vais me pencher sur l'album et sur le groupe ! :)

p.s: "X" ( le titre de l'album) pourrait aussi faire penser au siècle ou "se déroule" les chansons... piraterie et bateaux fantômes... légendes, je penses souvent narré à l'époque...

Enfin voilà c'était pour rebondir sur ton introduction vraiment sympa
! ;-]
AlonewithL - 23 Juillet 2010: Arrrrh! Si tu regarde très attentivement l'album (celà ne saute pas aux yeux)tu verras le navire au milieu des grandes termitières urbaines. C'est la nostalgie sans doute d'une époque. Libre à tous d'avoir un avis sur le X, c'est pourquoi j'ai semble t-il tenté dans éclairer certains sens possibles, voir de laisser libre court à l'imagination avec mon histoire de carte au trésor. Je pense que c'est ce qu'à voulu le groupe.
Merci à vous pour vos encouragements! J'ai de plus en plus de mal à écrire, mais celà ne se voit pas trop apparemment.
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