World of Silence MMXVII

Paroles
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
16/20
Nom du groupe Borealis (CAN)
Nom de l'album World of Silence MMXVII
Type Album
Date de parution 27 Janvier 2017
Labels AFM Records
Style MusicalPower Mélodique
Membres possèdant cet album12

Tracklist

Band's self-released 2008 debut re-recorded and re-mixed in its entirety.
1.
 Lost Voices
 06:09
2.
 Midnight City
 06:16
3.
 From the Fading Screams
 05:26
4.
 Forget the Past
 06:01
5.
 Eyes of a Dream
 06:57
6.
 World of Silence
 04:42
7.
 The Afterlife
 06:20
8.
 Divine Answer
 05:24
9.
 The Dawning Light
 05:10
10.
 Black Rose
 05:54

Durée totale : 58:19

Acheter cet album

 $8.98  11,89 €  6,97 €  £8.12  $18.45  14,92 €  10,77 €
Spirit of Metal est soutenu par ses lecteurs. Quand vous achetez via nos liens commerciaux, le site peut gagner une commission

Borealis (CAN)


Chronique @ MetalSonic99

07 Septembre 2024

Essayez l'impossible afin d'améliorer votre travail - Bette Davis

En général, il est assez difficile d'écrire quoi que ce soit sur les rééditions d'albums, puisque le problème majeur sur ce genre de sujet est que tout a déjà été à peu près dit dans la chronique originale. Fort heureusement, ce « à peu près » permet d’en dire un peu plus puisqu’il y a tout de même quelques différences par rapport à ladite version originale car il existe de rares cas où cela est possible ; et dans ce nouveau « World of Silence », la clé de tout cela est la partie « MMXVII » rajoutée dans le nom de cet opus.

En effet, sorti à l'origine en 2008 en tant que premier album auto-publié de nos talentueux Canadiens, le premier « World of Silence » fut à l'époque un début fantastique car il adoptait un style très ancré dans des influences de style proche de Vanishing Point, Kamelot, Vanden Plas et compagnie ; mais c’est surtout la comparaison avec Evergrey et son chanteur Tom Englund qui était la plus bluffante étant donné la similitude qui s'en dégageait, et ce, tant au niveau vocal que musical. À la suite de cela, le groupe put décrocher un contrat d'enregistrement avec la sortie de cette auto-production puisqu'elle avait attiré l’œil de Lion Records, ce qui leur permit alors de sortir un second disque en ayant cette fois les moyens d'y mettre plus de qualité.

Quelques années plus tard (et après avoir sorti un troisième opus), l’histoire de ce « Remake » a débuté par des pourparlers avec AFM Records afin de simplement rééditer ce premier album. Cependant, le combo canadien a plutôt préféré le réenregistrer dans son intégralité au lieu de le remixer (comme cela se fait habituellement) dans le studio du batteur Sean Dowell.
A l’évidence, il ne s’agit pas de réévaluer l'album tel qu'il est puisqu’il sera toujours un classique, mais le réenregistrement a clairement nettoyé le son pour qu'il soit plus net et plus brillant afin qu’il soit désormais plus en accord avec notre époque grâce au progrès dans les techniques et les équipements d'enregistrement. Ce faisant, dans sa forme 2017 (d’où les chiffres romains dans le nom de l'album), cet opus est devenu plus puissant, et le résultat final est absolument époustouflant puisque le groupe a mis une fois de plus l'accent sur la mélodie, l'harmonie et le groove tout en offrant parfois de la lourdeur et un rythme tonitruant.

Or donc, tout démarre de façon remarquable avec un "Lost Voices" au tempo élevé et détonnant, qui avance avec rythme et assurance, surtout lorsque s'ouvre assez puissamment le refrain, à l’instar de celui de "Midnight City" au rythme rebondissant pourvu d’accents sombres d'Evergrey, tandis que Vanishing Point occupe une place importante (principalement dans le département vocal) sur "From the Fading Screams".
De surcroit, le reste du disque ne s’écarte pas trop de cette voie puisque "The Afterlife" voit Marinelli monter encore d’un cran dans cette nouvelle version de ce titre déjà épique à l’époque de sa sortie originelle, tandis qu'à contrario, "Divine Answer" apparaît plutôt ostensiblement doux, mais il reste malgré tout très prenant.

Par la suite, il convient également de mentionner la construction lente de "Eyes of a Dream", où le duo symphonique couplé d’une batterie encore plus accrocheuse se fait entendre, tout comme la chanson titre qui démarre avec un coup de guitare répété et une batterie à double pédale, tandis que "The Dawning Light" a un début merveilleusement effronté et mélodique constituant, encore à ce jour, la base de l'un des meilleurs morceaux de cet album.

Du reste, inutile d’en décrire davantage, puisque vous l’aurez compris, le réenregistrement est beaucoup plus fort, beaucoup plus puissant et, surtout, beaucoup plus sombre que lors de sa première naissance. Indiscutablement, cela démontre la croissance et le développement que le groupe a réalisés depuis sa naissance, et faire jouer les deux versions de l'album consécutivement montre exactement pourquoi le groupe a choisi de suivre la voie du réenregistrement plutôt que de simplement le remastériser.

En définitive, cette nouvelle édition de ce disque exceptionnel contient de nombreux riffs forts, intenses, couplés d'un excellent travail de guitare et de solos techniques savoureux avec beaucoup de sensations, tout en étant accompagné d’un excellent travail de batterie, de claviers, et d’un chant qui n’a rien perdu de sa superbe.
Bref, que vous possédiez ou non l’album original, si vous êtes fan du groupe, vous ne devez pas passer à côté de l’occasion de vous le procurer car vous serez vraiment surpris de son amélioration générale, et ce, même si l’on peut comprendre que certains préféreront toujours son aîné par pure nostalgie. 

0 Commentaire

4 J'aime

Partager
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire