Wieder Geil!

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Nom du groupe We Butter The Bread With Butter
Nom de l'album Wieder Geil!
Type Album
Date de parution 22 Mai 2015
Labels AFM Records
Style MusicalMetalcore
Membres possèdant cet album18

Tracklist

1.
 Ich mach was mit Medien
 03:05
2.
 Exorzist
 04:04
3.
 Anarchy
 04:01
4.
 Berlin, Berlin!
 03:59
5.
 Bang Bang Bang
 02:26
6.
 Gib mir Mehr
 04:13
7.
 Rockstar
 03:30
8.
 Thug Life
 03:03
9.
 Warum lieben wir nicht Mehr
 04:06
10.
 Zombiebitch
 03:26

Durée totale : 35:53

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We Butter The Bread With Butter


Chronique @ dakefhi

18 Mai 2015

Un bel esprit jeune

Difficile de quitter des yeux ce chat aussi hypnotisant qu'hypnotisé... Qu'a donc gobé le félin pour être dans cet état ? On n'en a pas grand-chose à carrer, j'en conviens. Ce qui nous intéresse, c'est plutôt ce que contient en soi le déjà quatrième album des Allemands de We Butter the Bread with Butter, « Wieder Geil ! », qui fait, toutes proportions gardées, à nouveau honneur à l'ouverture d'esprit musicale et à l'efficacité d'une audace enjouée.

L'introduction de « Ich Mach Was Mit Medien » nous place, en effet, en droite lignée du mélange musical caractéristique des enregistrements précédents du groupe : We Butter the Bread with Butter conçoit un deathcore indus avec des éléments issus des musiques électroniques, au sens très large du terme.

Et pour cause ! Les Teutons ne se contentent pas d'user de samples ou de textures synthétiques pour se donner du « style ». Dans une optique beaucoup plus harmonieuse et de fusion comme l'était l'excellent « Herzeleid » de Rammstein, ils digèrent les humeurs musicales des temps présents en incorporant des systèmes aussi divers que le hardcore/hardstyle (« Exorzist »), le hip-hop (« Berlin, Berlin ! »), la trap (« Bang Bang Bang »), et du brutal dubstep qui fait mal (« Thug Life ») sans que cela ne paraisse hors de sujet, contrairement à des groupes comme Eskimo Calboy qui font hausser le sourcil.

Ces touches disparates se fondent avec brio à la recette du deathcore festif alliant lourdeur et groove tel qu'on l'écoute chez Attila, car tous ces styles savent se rejoindre dans leur énergie, tantôt dans leurs rythmiques particulières (le groove du hip-hop), tantôt dans leur violence (les temps très marqués du dubstep ou du hardstyle comme le sont ceux des breakdowns). Il y a des pincées plus mélodiques et plus dominantes sur la deuxième partie de l'album avec une récurrence des chants clairs et des phrases plus accessibles mais, dans l'ensemble, « Wieder Geil ! » envoie quand même du lourd et de quoi se taper la tête contre les murs (ou contre le headbanger à-côté de vous dans la fosse) et l'ensemble du disque jouit d'un dynamisme communicatif.

« Wieder Geil ! » est jeune, actuel, ancré dans une époque et des influences que WBTBWB parvient à harmoniser envers et contre toutes les oreilles obtuses. Peu de galettes peuvent s'en vanter, dans le même registre fait par des groupes d'un âge équivalent. Le talent est injuste.

5 Commentaires

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dakefhi - 19 Mai 2015: Merci Icare ! Je suis très curieux de les voir en live si l'occasion se présente un jour dans nos contrées.
Solahtar - 19 Mai 2015: Belle chronique, je ne peux plus attendre de recevoir mon CD à la maison !
Daraconis - 19 Mai 2015: J'avais pas trouver Goldkinder si terrible que ça après l'excellent Der Tag An Den Die Welt Unterging, mais j'irai jeter un oeil à cet album, ta chronique me donne espoir.
Molick - 29 Mai 2015: Perso je le trouve meilleur que Goldkinder, plus équilibré.
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Chronique @ kiss33

01 Juin 2015

On retrouve une certaine folie

Ah "We Bread The Butter with Butter", véritable phénomène dans le monde de l’électrocore, aux côtés de The Browning, Eskimo Callboy… Après deux albums qui ont beaucoup fait parler d’eux, avec des rythmiques rapides, des chansons très courtes, des pig squeals - en fait on était dans une espèce d’électrogrind qui, pour ma part, ne m’attirait pas tellement - le groupe change de line up avec le départ de Tobias Schultka qui, jusque là, assurait le chant entre autres et formait un duo avec Marcel Neumanq. Sont recrutés plusieurs musiciens pour former un véritable groupe et un chanteur en la personne de Paul Bartzsch. Le groupe ne change pas totalement mais considérablement d’orientation dans l’album « Goldkinder », la seule chose restant vraiment étant les sonorités électroniques.

Qu’en est-il de « Wieder Geil ! » ? C’est une nouvelle étape dans la vie de ce (encore) jeune groupe allemand. Déjà on retrouve une certaine folie qui était moins présente sur Goldkinder, album qui était pour ma part très bon, mais plus sage, avec des ballades, des morceaux assez ambiants, bref, des pauses dans l’album. Celui là est plus direct, plus violent, les passages ambiants existent toujours, mais ne font pas l’objet de morceaux à part entière, exit les ballades aussi. Paul excelle dans le chant deathcore et donne une vraie lourdeur aux morceaux. Je parle de folie, le morceau « Bang Bang Bang » est vraiment LE morceau totalement fou de cet album, excentrique je dirais avec ses rythmes saccadés, ces screams alternativement bas et hauts sans queue ni tête, juste pour le plaisir de crier, cette voix modifiée faisant office de transition entre deux moments plus violents, un pur moment jouissif.

On remarque toujours l’utilisation des sonorités électroniques, toujours utilisées à bon escient je trouve, soit seules dans des moments « interludes », comme dans le single « Ich Mach Was Mit Medien », soit en accompagnement des riffs comme dans « Thug Life » ou le mélange fait merveille, avec en prime un des quelques passages aériens de l’album.

Au niveau de la langue, on est toujours dans une alternance relative entre l’anglais et l’allemand, volonté à la fois de s’exporter tout en gardant une certaine attache ? Beaucoup de groupes allemands ont dû faire leur choix, Caliban chante en anglais, tout comme Eskimo Callboy, Rammstein en allemand, mais très peu ont pris la position du « ni ni ».

Cet album est donc une nouvelle marche franchie pour le groupe, qui a souhaité alourdir sa musique, continuer son évolution entamée sur la galette précédente « Goldkinder », avec un line-up stable (de plus en plus rare de nos jours) et une recette qui fait mouche.

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