Der Tag an dem die Welt Unterging

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Nom du groupe We Butter The Bread With Butter
Nom de l'album Der Tag an dem die Welt Unterging
Type Album
Date de parution 14 Mai 2010
Style MusicalMetalcore
Membres possèdant cet album63

Tracklist

1.
 Der Anfang vom Ende
 01:47
2.
 Der Tag an dem die Welt unterging
 03:34
3.
 Oh Mama mach Kartoffelsalat
 02:20
4.
 Alptraumsong
 03:21
5.
 Superföhn Bananendate
 03:01
6.
 3008
 01:52
7.
 Glühwürmchen
 03:52
8.
 Sabine die Zeitmaschine
 03:09
9.
 Der kleine Vampir
 03:28
10.
 13 Wünsche
 03:09
11.
 Schiff Ahoi
 00:36
12.
 Wir gehen an Land
 02:24
13.
 Mein Baumhaus
 02:20
14.
 Feueralarm
 03:18
15.
 Das Ende
 03:51

Durée totale : 42:02

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We Butter The Bread With Butter


Chronique @ Arachnid

14 Mai 2010

Un album culte, unique et inédit (...)

Après avoir retourné la tête des auditeurs et s’être approprié en un temps record un nombre incalculable de fans, les petits prodiges de We Butter the Bread with Butter sont donc de retour avec leur second album.

On se souvient tous de Das Monster aus dem Schrank, premier opus fracassant et quasi-parfait, alliant le deathcore au grindcore électronique, le tout dans un délire nettement parodique. De breakdowns destructeurs en mélodies inoubliables, les deux Allemands avaient su combiner leur indéniable talent à créer un univers sonore qui leur est propre et leur dextérité purement impressionnante. Quand on pense que le duo avait tout enregistré eux-mêmes, chez eux et avec du matos peu reluisant, on se dit que le respect est indéniablement forcé. Désormais labelisés sous Redfield Records, les deux compères en remettent une couche de façon quasi-différente. Explications…

Si Das Monster aus dem Schrank proposait une multitude de compos courtes mais complètes, aux mélodies purement mémorables et au style indéfini, cette deuxième galette, sobrement intitulée Der Tag An Dem die Welt Unterging (Le jour où le monde s’est éteint) se diffère de son prédécesseur par un style beaucoup moins délirant et beaucoup plus « sérieux ». Quand je dis sérieux, j’entends par là que le côté grindcore parodique n’est plus aussi mis en avant, remplacé par des titres plus longs, des structures plus recherchées et un clavier plus symphonique qu’électronique. Le son en est d’ailleurs mieux mixé, label oblige. La voix de Tobi est toujours aussi reconnaissable entre mille, bien que le Teuton limite ses gruiks fracassant au profit d’un mélodieux scream percutant comme jamais.

Ainsi, dès les premières écoutes, on peut se retrouver (comme moi au départ) assez déstabilisé par ce changement de ton. En bon puriste, on pourrait même affirmer que « ça n’est pas du We Butter the Bread with Butter ». Et pourtant… Après moult et moult écoutes, Der Tag An Dem die Welt Unterging s’avère être une nouvelle tuerie, un disque plus mâture, peut-être plus personnel aussi, mais sans oublier ce côté résolument déconneur qui ne s’est pas échappé des deux gaillards. On peut donc voir dans leurs titres cet aspect franchement rigolo comme "Oh Mama mach Kartoffelsalat" (Oh maman a préparé une salade de pommes de terre), "Sabine die Zeitmaschine" (Sabine la machine à remonter le temps) ou encore "Der kleine Vampir" (Le petit vampire).

Les titres sont tout comme son prédécesseur extrêmement variés : on passe du deathcore/grindcore classique avec "3008" et "Feueralarm" à la partie de rigolade mélodique sur "Superföhn Bananendate" ou encore "13 Wünsche". Mais ce qui ressort de ce deuxième album est une vague impression, une impression de thème parfaitement respecté et étalé de façon étrange sur l’ensemble de ces quinze titres : l’apocalypse. Un thème glauque donc, que l’on ne peut apercevoir qu’après plusieurs écoutes, l’ambiance apocalyptique se refermant lentement dans notre esprit à la fin de l’album. Pour se faire, We Butter the Bread with Butter ont bien tout préparé et encadre leur univers à travers une introduction et un final, tous deux respectivement nommés "Le début de la fin" et "La fin". Se mêlent donc avec cohérence riffs assassins en allers-retours, saccades lourdissimes et mélodies à la fois électroniques et symphoniques. Le tout donne donc une nouvelle identité au groupe, plus mâture et surtout plus classique.

En effet, l’influence de la musique classique baigne sur toute la galette, ce côté envolé, féérique et à peine désuet, mélangé à la brutalité du chant qui alterne comme à son habitude chant médium rauque, screams black, grunts caverneux et pig squeals bourrins (mais beaucoup moins typés deathcore JFAC). Les riffs sont moins mémorables que sur Das Monster aus dem Schrank mais tout aussi puissants, allant droit au but, notamment grâce à des saccades rythmées et des soli majestueux. Le sens du riffing et la structure sont donc maitres durant ces 42 minutes. Des structures plus complexes pour des morceaux parfois plus longs…

Chose également géniale : certains titres sont empreints de mélodies tristes, en témoignent les atmosphères mélancoliques de "Alptraumsong" ou encore "Der Kleine Vampir". Des ambiances ancrées dans ce fameux thème de fin du monde que le groupe a voulu montrer. L’album s’écoute donc en boucle inlassablement, muni d’une force émotionnelle écrasante, doté d’un pouvoir hypnotisant nous ramenant à un constat indéniable : ce disque nous prouve définitivement que We Butter the Bread with Butter sont de vrais musiciens capables d’alterner les genres et les variantes avec une aisance déconcertante, capables d’émouvoir, de faire danser, headbanger, mosher, pogoter, le tout avec le sourire. Si jeunes et déjà si brillants…

Bref, au final, les Allemands (qui forment désormais un VRAI groupe après avoir récemment fait intégrer trois nouveaux membres) sont revenus avec ce qu’on attendait le moins : une surprise. Là où on pensait réécouter un Das Monster 2, ils nous envoient un opus radicalement différent dans la forme, plus complexe et plus décomplexé, à la fois plus adulte et toujours aussi gamin, un album ambigu dont on ne peut se lasser. Un album culte, unique et inédit, dont le style peut désormais clairement s’apparenter non plus à du deathcore ou du grindcore/électro mais bel et bien à du « We Butter the Bread with Butter ». Mille fois bravo !

17 Commentaires

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Spirit_Of_Deathiny - 26 Novembre 2010: Bof pas sur qu'ils arriveraient à faire un truc génial...
Arachnid - 27 Novembre 2010: Un clip à cette heure-ci est impossible, Tobi (le chanteur) étant parti du groupe :/
Postfucking - 28 Novembre 2010: Mais on a aucune idée de pourquoi d’ailleurs, sa me dégoute un peu ça ...
kichi - 18 Janvier 2011: merci pour la chronique vraiment un groupe énorme au multiple influence est talentueux .
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Commentaire @ JackRackam

26 Janvier 2011

Ce groupe n’a pas froid aux yeux et fait tomber toutes les murailles séparant les genres !

Il y a deux ans, We Butter the Bread with Butter (WBTBWB pour les intimes) avait fait l’effet d’une bombe avec un premier album délibérément foutraque. Das Monster aus dem Schrank n’avait pas vraiment d’égal à l’époque, et cette drôle de mixture sonore m’avait rapidement intrigué, puis séduit. Cependant, je craignais tout de même que ce groupe ne soit qu’un feu de paille, un petit album et puis c’est tout. Eh bien, non, le successeur du Monstre de l’Armoire est là, et je peux vous dire que nos amis allemands nous ont gâtés !

En effet, plutôt que de tomber dans la redite, WBTBWB a su mettre à profit les deux dernières années pour nous proposer un album plus abouti, moins potache (même si certains morceaux restent tout de même assez fendards, comme les mélodies électro de « Oh Mama Mach Kartoffelsalat » et de « Superföhn Bananendate »), et cette évolution est tout à fait bénéfique au groupe. En effet, elle lui permet simplement de passer du statut de projet parodique à celui de représentant le plus original de cette vague de combos mêlant allègrement Metalcore et bidouillages électroniques. Les morceaux sont variés, alternant gros riffs et ritournelles électro, explorant même de nouveaux horizons (« Der kleine Vampir » et ses beats tout droit sortis du rap allemand). Ce groupe n’a pas froid aux yeux et fait tomber toutes les murailles séparant les genres

Une nouvelle fois, WBTBWB ne fera pas l’unanimité. Selon votre degré d’ouverture d’esprit, vous trouverez cet album soit génial, soit insupportable. N’attendez plus, donnez une chance à ce petit chef-d’œuvre.

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