Une année après le bon
Screams of Anguish,
Brutality retourne aux Morrisound Studios pour les sessions de son second album, remplaçant au passage le guitariste Jay Fernandez par Bryan Hipp. Fidèle au groupe,
Nuclear Blast commercialise
When the Sky Turns Black fin
1994, avec une illustration certes plus réussie que l’insipide du précédent disque, mais sans grande personnalité.
Dans la veine de son prédécesseur, When The Sky distille un deathmetal floridien certes traditionnel, à mi-chemin entre
Monstrosity et
Malevolent Creation, mais fichtrement bien exécuté.
Jim Coker maîtrise parfaitement blast-beats et roulements, délivrant des rythmiques carrées, soutien idéal aux riffs acérés de
Dom Gates et Bryan Hipp. Enfin, Scott Reigel possède un guttural fichtrement impressionnant, accroissant le dynamisme et la profondeur des morceaux.
Composé par le trio
Acres /
Gates / Hipp, et impeccablement mis en valeur par la production claire & massive de
Jim Morris, When The Sky lâche ainsi un deathmetal solide, aux morceaux puissants et équilibrés, à l’image des très bons Foul Lair et Shrines Of The
Master. L’album contient également deux interludes acoustiques s’intégrant très bien à l’ensemble, ajoutant une atmosphère fine très appréciable. En considérant enfin son excellent instrumental (Violent Generation) et sa reprise judicieuse de
Black Sabbath (Electric
Funeral), When The Sky possède réellement de nombreux atouts pour convaincre.
Présent pourtant depuis 1986,
Brutality ne connaît pas le succès de ses voisins
Morbid Angel,
Deicide ou
Malevolent Creation, faute à ses albums parus trop en retard (le premier datant 1993), à une époque où le deathmetal US cumule les stéréotypes et affronte déjà les prémices de son premier déclin. En effet, alors que la Norvège redéfinit les bases du metal extrême en
1994, avec l’explosion d’
Emperor,
Satyricon ou
Immortal,
Brutality distille quant à lui un death floridien de qualité certes incontestable, mais d'une recette éprouvée n’intéressant malheureusement à l'époque plus qu’une poignée d’irréductibles deathsters.
Fabien.
Enfin, pour les amoureux des deux premiers albums de la formation, je recommande In Mourning. Sa pochette ne m'avait pas poussé à l'acheter à l'époque, et pourtant Brutality y joue un Death Metal ultra carré, dans la parfaite lignée de ses précédents efforts.
Fabien.
Mervi Fab pour cette enieme decouverte....
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