Sea of Ignorance

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16/20
Nom du groupe Brutality
Nom de l'album Sea of Ignorance
Type Album
Date de parution 22 Janvier 2016
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album34

Tracklist

1.
 Sea of Ignorance
 04:38
2.
 48 to 52
 06:15
3.
 Fatal Cure
 03:00
4.
 Tribute
 03:44
5.
 Perpetual Resolution
 03:57
6.
 Barbarically Beheaded
 03:36
7.
 Shores in Flames (Bathory Cover)
 11:14
8.
 End of Days
 03:17

Durée totale : 39:41

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Brutality


Chronique @ BEERGRINDER

06 Fevrier 2016

When Brutality is back

Ayant plié boutique à la fin des années 90 juste avant l’explosion de la deuxième génération du Death Metal, Brutality avait retenté le coup quelques années plus tard en 2002 pendant l’avènement des Nile, Origin et autres Hate Eternal. Cette première reformation se solde par un échec et les floridiens lâchent de nouveau l’affaire après une démo qui ne leur permet pas de se voir offrir un deal via un label.
Mais Scott Reigel et ses acolytes repiquent au truc et Brutality renaît une fois de plus en 2012 avec le line up intégral de Scream of Anguish, et cette fois ci le redoutable MCD Ruins of Humans (2013) laisse présager un retour aux heures glorieuses.

Le full lenght Sea of Ignorance (2016) est la suite logique, et les floridiens ont pris désormais les choses en main concernant le fonctionnement du groupe via leur propre label Ceremonial Records, en collaboration avec Repulsive Echo pour l’Europe.
Le décor post apocalyptique de la pochette sur fond de catastrophe industrielle et d’esclavage médiatique du peuple, surfe quand même dangereusement avec le cliché, mais elle a l’avantage de coller aux paroles et de former un concept global cohérent.

Le style Brutality saute aux oreilles dès le titre d’ouverture Sea of Ignorance, avec ce riffing caractéristique simultanément acéré et aéré, un Scott Reigel au chant toujours aussi puissant, et les leads semi mélodiques typiques du combo.
La mélodie justement, semble légèrement plus présente qu’auparavant, notamment sur le titre Tribute, qui comme son nom l’indique est un hommage aux groupes ayant marqué les musiciens. Parmi les autres évolutions notables, le jeu de batterie du nouveau venu Ruston Grosse est plus rapide, plus axé sur les blast beat que celui de son prédécesseur, à l’image des accélérations supersoniques de 48 to 52, mais parallèlement son jeu est moins caractéristique, moins axé sur les variations que Jim Coker. D’un côté cela donne un souffle nouveau au quintette, mais d’un autre ça le fait ressembler à un groupe conventionnel, ce que n’est absolument pas Brutality !

La modernisation de leur production divisera aussi sans nulle doute les aficionados des floridiens, avec une batterie à la double pédale plus précise, mais sans que cela ne sonne artificiel à mon sens. Il en va de même pour le son de guitare, un petit peu plus précis et moins rugueux que par le passé.
On peut aussi se poser la question de la pertinence de reprendre ici le très long Shores In Flames de Bathory, 11 minutes soit un quart de l’album c’est beaucoup, on aurait préféré à la place deux ou trois autres compositions de la trempe de Ruins of Human, et ce Shores In Flames épique en bonus à la fin de l’album, car il dénote sérieusement avec le reste de la galette. Certains vont sans doute évoquer une volonté de gonfler artificiellement la durée de l’album, mais cela ne nous regarde pas….

Si certains faits sont ici soumis à débat, la présence de morceaux remarquables ne l’est pas, outre l’entêtant Sea of Ignorance, Perpetual Resolution notamment impose une section rythmique béton de Jay Fernandez et plusieurs sections à headbang avec un gros travail de Ruston Grosse à la double pédale. End of Days est aussi judicieusement placé à la fin, avec le volume qui diminue sur un long solo mélancolique en guise d’outro.

Au moins Brutality n’a pas essayé de refaire un Screams of Anguish ou un When the Sky Turns Black bis qui aurait de toutes façons fait pâle figure par rapport à l’original. Malgré quelques facilités et une inspiration un petit peu en deçà de Ruins of Humans, Sea of Ignorance montre un Brutality convaincant, qui peut faire encore mieux pour le prochain album.

BG

4 Commentaires

14 J'aime

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jack_owen - 07 Fevrier 2016: En tous points d'accord avec la chronique, du coup mon commentaire ne sert à rien à rien si ce n'est à remercier le chroniqueur, concis et précis comme d'habitude.
Etterna - 13 Fevrier 2016: Un album qui me plait assez bien dans son ensemble, dommage qu'il soit si court. (En ne comptant pas la reprise de Bathory)
NICOS - 29 Mai 2016: Mouais...ca fait un peu death melo. Packaging minimaliste, 28 Mn de compo hors la reprise ( surprenante pour du Brutality), je suis quand a moi un peu déçu. Ils auraient presque pu sortir le CD sous un autre nom.
VENOM59 - 14 Août 2022:

J'aime bien la musique de Brutality, avec les paroles c'est bien foutu et bien cohérent, c'est sombre et pessimiste, brutal avec un propos réaliste et intelligent et des solis adaptés qui vont avec.

Par contre 48 to 52 doit parler de l'élévation  de la température qui n'épargnera ni les riches ni les pauvres, mais je ne sais pas de quel endroit sur terre ils parlent ..

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