Welcome to the New World

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17/20
Nom du groupe Walk In Darkness
Nom de l'album Welcome to the New World
Type Album
Date de parution 17 Fevrier 2018
Style MusicalMetal Symphonique
Membres possèdant cet album22

Tracklist

1.
 Crossing the Final Gate
 06:11
2.
 Sailing Far Away
 06:07
3.
 Welcome to the New World
 05:33
4.
 Rome
 05:27
5.
 I'm the Loneliness
 04:46
6.
 Persephone's Dance
 05:28
7.
 Flame on Flame
 04:57
8.
 A Way to the Stars
 05:23

Durée totale : 43:52

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Walk In Darkness


Chronique @ ericb4

24 Fevrier 2018

Un second souffle porteur de sérieux espoirs pour la formation italienne...

Porté par un galvanisant premier effort dénommé « In the Shadows of Things » sorti en 2017, le jeune sextet italien revient dans les rangs à peine une année plus tard, et ce, à l'aune du bien-nommé « Welcome to the New World » ; second album full length, où s'enchaînent sereinement 8 pistes sur un ruban auditif de 44 minutes. Tout comme son prédécesseur, cet opus jouit d'un enregistrement de fort bon aloi et surtout d'un mixage bien ajusté, signé Alessandro Guasconi (Virus Studio). Il en émane une auto-production plutôt soignée, mais non aseptisée, témoignant d'une saisissante profondeur de champ acoustique, et dont les finitions ont fait l'objet d'une attention toute particulière. Et ce n'est pas l'artwork de la jaquette d'obédience fantastique, aux forts effets de contraste et au trait affiné, estampé Carlos Fides (connu pour avoir oeuvré auprès d' Evergrey ou encore Almah) qui démentira ce premier constat. De quoi nous installer confortablement à bord du vaisseau amiral...

On y retrouve l'équipage originel créé il y a seulement deux ans, à savoir : Nicoletta Rosellini (Kalidia), frontwoman au chatoyant et pénétrant grain de voix ; Flaming Jack et Shaman aux guitares ; Monk Key à la basse ; Tio Frank aux claviers et Arcanus à la batterie. En qualité d'invités, sont également à bord le puissant grunter Emiliano Pasquinelli (Tuchulcha) et l'émérite violoniste Gabriele Boschi (Winterage). De cette fructueuse collaboration sort de terre une œuvre mélodico-symphonique gothique riche en arrangements, à la dynamique rythmique mesurée, en partie calée sur le schéma de la belle et la bête, dans le sillage du précédent manifeste. Toutefois, le projet s'est étoffé d'un poil, au regard d'une touche prog plus marquée qu'autrefois, et savamment mise en œuvre par la jeune troupe. On décèle alors une œuvre aux compositions finement élaborées, techniquement éprouvées, mélodiquement accrocheuses, où s'harmonisent des sources d'influence aussi diverses qu'Amberian Dawn (seconde mouture), Autumn, Evanescence, We Are The Fallen, Ravenscry, ou encore Lacuna Coil. Allez, embarquement immédiat...

Dans l'ensemble, l'album reste rivé sur une cadence tempérée, recelant quelques pépites, notamment à l'aune de ses mid tempi en voix de contraste. Ainsi, sur une rythmique syncopée, à la façon d'Amberian Dawn, avec un zeste de We Are The Fallen quant à la dissémination de ses harmoniques, l'entraînant « Crossing the Final Gate » ne manquera pas son effet. Ce propos voit grésiller ses riffs au fil des délicats arpèges au piano, parallèlement aux déambulations assurées d'un duo mixte judicieusement négocié, ce dernier parvenant à trouver les clés pour nous rallier à sa cause. Une manière habile de faire cohabiter le Yin et le Yang sur une piste symphonico-progressive à l'exigeant et savoureux tracé mélodique. Plus encore, l'accroche s'opère immédiatement sur le tubesque « I'm the Loneliness » ; son riffing écorché vif, ses suites d'accords immersives à souhait, ses troublants échanges oratoires sont autant d'armes de séduction contre lesquelles il s'avère illusoire de lutter. Sans omettre un entêtant refrain que pourrait bien lui envier Evanescence.

Sur un même modus operandi, lorsque la sirène évolue en solo, le spectacle s'avère non moins attrayant, réservant quelques temps forts. Ainsi, sans prévenir, une basse féline infiltre « Welcome to the New World », mid tempo symphonique gothique à l'avenante mélodicité, à mi-chemin entre Autumn (seconde période) et Evanescence. Les envolées semi-lyriques de la belle ont pour corollaire d'insoupçonnés changements de tonalité, sur une piste dotée d'un tapping martelant et sachant opportunément desserrer la bride, pour repartir de plus belle. Dotée d'oscillants gimmicks guitaristiques arc-boutés sur des riffs acérés et une rythmique aérienne, « Rome », pour sa part, laisse entrevoir une lente mais réelle gradation de l'intensité percussive du convoi orchestral. Aux faux airs d'un Lacuna Coil des premiers émois, ce magnétique passage gagne en ferveur ce qu'il ne perd nullement en nuances mélodiques et offre en prime un radieux solo de guitare en bout de piste.

Mais le collectif italien ne s'est pas arrêté en si bon chemin, ayant élevé d'un cran le niveau de ses prérogatives. Ce faisant, il nous octroie une pièce d'une confondante rigueur d'écriture, ayant pour corollaire une pénétrante interprétation de la déesse. Ainsi, s'impose d'un battement d'aile l'enchanteur low/mid tempo progressif « Persephone's Dance », au regard de ses dévorantes montées en puissance instrumentale et vocale et de nuances mélodiques encore inédites chez nos acolytes. Titre fort en contrastes rythmiques qui n'est pas sans rappeler Gwyllion eu égard à son empreinte vocale, les inflexions de la belle évoquant précisément celles d'Annelore Vantomme, auquel s'ajoute une touche de Lacuna Coil, dans le sillage de « Dark Adrenaline ».

Dans ses instants tamisés, le combo trans-alpin se plaît à câliner le pavillon comme personne, dotant ces passages d'une charge émotionnelle difficile à endiguer. Ainsi, à la manière de Ravenscry, l'enivrant « Sailing Far Away » vient nous cueillir dès le premier couplet, déclenchant dès lors la petite larme au coin de l'oeil. Mais c'est surtout sur le fondant refrain, enjolivé par les touchantes modulations de la maîtresse de cérémonie, que le magie opère véritablement. En outre, on appréciera le fin toucher d'archet au violon tout comme le subtil legato à la lead guitare, qui n'est pas sans rappeler celui de Mike Oldfield. Bref, une somptueuse ballade progressive que l'aficionado de l'exercice ne quittera qu'à regrets. Et comment ne pas succomber au fondant « A Way to the Stars » ? Cette ballade progressive est à l'image d'une mer limpide à la profonde agitation intérieure, attirant le tympan comme un aimant. Un instant privilégié aussi radieux qu'efficace et qui restera longtemps ancré dans la mémoire de ceux qui y auront goûté.

Est-ce à dire que tout va pour le mieux et dans le meilleur des mondes et que l'on aurait déjà dégotté un sans-faute ? Pas tout à fait : si le charme des médiums opère sur le graduel « Flame on Flame », renvoyant à un Lacuna Coil estampé « Dark Adrenaline », on aurait toutefois espéré une ligne mélodique moins en proie à la répétibilité et plus oscillante qu'elle ne l'est. D'autre part, il eût été souhaitable de diversifier les exercices de style (instrumentaux, fresques...), les cadences rythmiques, les atmosphères, voire les joutes oratoires. Quelques carences significatives d'une œuvre certes encourageante, mais pas totalement aboutie.

Comme mentionné plus haut, le projet aurait amorcé une évolution stylistique par l'accentuation de la fibre progressive, et ce, tout en harmonisant les tendances et sans trahir les aspirations symphoniques gothiques premières de nos compères. Une empreinte plus marquée aujourd'hui qu'hier et qui confère à cette rondelle un raffinement et rayonnement supérieurs à son aînée. A l'aune de cette seconde et efficace offrande, bénéficiant à la fois du talent de ses auteurs et d'une production d'ensemble particulièrement soignée, nos six gladiateurs ont donc une belle carte à jouer pour s'imposer parmi les valeurs montantes du metal symphonique à chant féminin...


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