Vices. Virtues. Visions.

Liste des groupes Metalcore Raunchy Vices. Virtues. Visions.
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Nom du groupe Raunchy
Nom de l'album Vices. Virtues. Visions.
Type Album
Date de parution 14 Novembre 2014
Style MusicalMetalcore
Membres possèdant cet album7

Tracklist

1. Eyes of a Storm
2. Truth Taker
3. Digital Dreamer
4. Never Enough
5. The Castaway Crown
6. Anasthesia Throne
7. Luxuria
8. I, Avarice
9. Frozen Earth
10. Clarity
11. The Singularity Heart

Chronique @ growler

18 Décembre 2014

« Vices.Virtues.Visions. » ne désarçonnera pas les connaisseurs du sextet danois

4 ans après la publication du très bon (jugé comme tel par les fans), « A Discord Electric » a enfin un successeur, intitulé « Vices.Virtues.Visions. », toujours produit par Jacob Hansen (Pretty Maids, Amaranthe). Mais cette période d’hibernation a été propice au changement, puisque les danois ont quitté LifeForce Records et trouvé refuge chez Massacre Records et que, de surcroit, Kasper Thomsen, le charismatique frontman du groupe et doté d’un organe vocal au timbre assez particulier, décida de quitter le navire et sera remplacé par Mike Semesky, initialement chanteur dans la formation de « death prog», The Haarp Machine.

Assurément, « Vices.Virtues.Visions. » ne désarçonnera pas les connaisseurs du sextet danois car la recette est la même que sur le précédent méfait, à savoir un métal hybride composé de parties « death » appuyées, de claviers prédominants, de chants clairs et de refrains entraînants, et, à ce titre, la première composition de l’opus, « Eyes of storm », en est le parfait exemple. Le rythme est entraînant, les couplets sont très ancrés dans le « death » avec une structure hachée et un refrain d’une efficacité redoutable et mémorisable, le tout rehaussé d’un clavier « synthpop » dansant, pour un rendu assez convaincant. D’autres moments de bravoure viennent émailler l’opus comme le break de « Digital dreamer », le riff massif de « Frozen earth » ou le début direct de « The castaway crown » et celui, plus aérien de « Clarity ».

Outre les qualités sus-citées, la technicité des musiciens est aussi à mettre en lumière, avec une mention spéciale à Morten Tof Hasen, qui martèle ses fûts en alternant les rythmiques avec une facilité déconcertante. La mise en son est également à relever, rien ne dépasse, chaque instrument occupe tout l’espace sonore à merveille, sauf peut-être pour les claviers qui tiennent une place trop prépondérante.

Mais en dehors de cela, c’est le vide intersidéral, le néant artistique. D’abord, la pochette, tout simplement hideuse, est en total opposition avec celle qu’arborait son prédécesseur, elle a le mérite d’être en total adéquation avec le contenu et annonce la couleur. Fort d’un « A Discord Electric » qui a connu un adoubement des aficionados du groupe et de la critique en général, Raunchy poursuit sur le même sillon, creusé par ce dernier sans en dévier d’un iota, sauf que « Vices.Virtues.Visions » est quasiment dénué de toute inspiration, les danois n’ont voulu prendre aucun risque et jouer la carte de la sécurité, mais mal leur en a pris, eux qui, à chaque nouvelle livraison, avait le mérite d’éviter une certaine stagnation. De plus, en adoptant cette stratégie de composition, « Vices.Virtues.Visions » devra soutenir la comparaison avec son prédécesseur, ce qui n’est évidemment pas le cas.

Aussi, le remplacement de Kasper Thomsen par Mike Semesky est loin d’être convaincant et ne constitue pas une réelle valeur ajouté à l’ensemble. Le bougre s’en sort plutôt bien sur les parties hurlées ou « growlées » même si son timbre se révèle finalement assez générique, mais en chant clair, le père Mike frôle la catastrophe. En effet, il donne un aspect mielleux et mièvre rédhibitoire pour votre serviteur, comme le commencement de « The singularity heart », le pont de « Clarity », et le refrain pop de « Truth taker ». Sa voix, totalement impersonnelle tire vers le bas les compositions de « Vices.Virtues.Visions. », qui n’avaient vraiment pas besoin de cela. Nous pourrons également noter que des titres alternent en le moyen (« The castaway crown ») et le très mauvais (« The singularity heart »), ajouté à cela des plans quelconques, des parties bancales (le break de « Truth taker », les refrains de « The castaway crown », de « Anasthesia throne » ou de « Never enough ») qui flirtent avec le niveau zéro d’inspiration.

Ces nombreux défauts de taille amènent donc de nombreuses longueurs et, l’écoute intégrale de ce disque, relève du marathon olympique en plein cagnard et sans entraînement. Pour finir, les claviers, certes, unes des marques de fabrique des danois, sonnent assez « kitsch » par moment et semblent directement issu des années 80, mais il faut reconnaître qu’il donne du dynamisme à l’ensemble.

Pas grand-chose à sauver de ce naufrage, « Vices.Virtues.Visions. » s’annonce, pour votre serviteur, comme l’un des bides de l’année. Cet opus est d’une chianli absolu où les bâillements sont légions pendant l’écoute de cet album. Raunchy a clairement cédé à la facilité, reprenant les mêmes ingrédients que « A Discord Electric » mais dénué de toute once d’inspiration. De plus, le chant clair de Mike Semesky, d’une mièvrerie digne des One Direction, finira de noircir le tableau. L’utilité de « Vices.Virtues.Visions » sera néanmoins très utile pour tous les insomniaques, car il peut faire office de somnifère puissant.

Soporifique !!!

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