The Reign of Darkness

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Nom du groupe Annotations Of An Autopsy
Nom de l'album The Reign of Darkness
Type Album
Date de parution 18 Janvier 2010
Produit par
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album78

Tracklist

1. And So It Begins... 01:09
2. In Snakes I Bathe 03:51
3. Born Dead 03:31
4. Bone Crown (ft. Erik Rutan of Hate Eternal) 03:31
5. Emptiness 04:11
6. Catastrophic Hybridization 05:51
7. VII : the Horror, the Destruction... 02:30
8. Impale the Sun 03:54
9. Portrait of Souls 03:33
10. Cryogenica 05:09
11. Into the Black Slumber 08:23
Total playing time 45:33

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Annotations Of An Autopsy


Chronique @ Arachnid

22 Mai 2010

Avec cette manie d’orienter le deathcore par du death metal, AOAA nous livre un album plat (...)

Après une première démo qui a incroyablement bien tournée, mettant en scène les fameux titres cultes "Welcome to Sludge City" ou encore "Gore Gore Gadget", Annotations Of An Autopsy s’est vite fait remarqué grâce à son deathcore virulent composé d’un chant clairement reconnaissable, de pig squeals destructeurs, de breakdowns fracassant et surtout de riffs mémorables. Ainsi, le groupe a pondu en 2008 son premier album et a bien réussi son coup, les morceaux étant encore plus excellents, le tout avec une production dantesque. Par la suite, le combo tourne au maximum, assurant une promo gigantesque. Puis, AOAA signe chez Nuclear Blast et opte pour un deuxième opus qui s’annonçait comme destructeur. Voici donc II - The Reign of Darkness, avec sa somptueuse pochette signée Pär Olofsson, déjà responsable des œuvres d’art que sont les covers de Abysmal Dawn ou encore The Faceless pour ne citer qu’elles. Bref, qu’avons-nous de beau à nous mettre sous la dent excepté l’extérieur ?

Pour commencer, une intro tout ce qu’il y a de plus classique : un silence auquel vient se caler des sons de mitraillettes, de... Bref, c’est la guerre et ça annonce que ça va être la destruction et le règne des ténèbres et blablabla. Heureusement courte, elle s’enchaine avec "In Snake I Bathe", un concentré de brutalité et de sonorités purement death metal. Un roulement de tomes, un léger blast et c’est parti pour quasiment 4mn de bonheur : les riffs sont bons, même très bons, s’enchainant avec fluidité et efficacité, le tout dans une structure idéale et au son à la fois propre et sourd. Le chant de Steve Regan n’a pas une once de scream si ce n’est pour appuyer une ou deux fois des growls bien énervés, un chant bien gras donc, idéal pour allier au style musical. Les allers-retours typés et les passages lourds sont vraiment excellents, bien suivis par une batterie véloce et endurante (mais toutefois moins impressionnante que le jeu de Lyn Jeffs, parti se lâcher sur Ingested). Le chant scandé sur la fin, ce fameux « I am pure fucking hate ! » calé sur les saccades, reste en tête : en voilà un excellent titre pour commencer ce deuxième opus.

Enthousiaste comme jamais, j’attaque donc naturellement la nouvelle piste… et mon pénis redescend d’une traite de son érection. "Born Dead" est le genre de compo tellement basique qu’on se demande ce qui s’est passé pendant la composition de l’album. Contrairement au morceau précédent, c’est plat, ça sonne death metal classique, mille fois entendu avec des riffs presque ringards, un chant peu inspiré, de la double et des roulements en pagaille certes, un solo et basta. Troisième piste et je crains déjà le pire.

Et le pire est venu. Tout l’album s’écoute avec difficulté, sans aucun enthousiasme : c’est morne, ennuyeux, sans aucune personnalité et encore moins avec cette touche AOAA qui faisait le charme des précédents opus. Car si Before the Throne of Infection n’était pas extraordinaire en soi, il avait tout de même une bonne identité, des riffs mémorables et de nombreuses chansons fantastiques ("Sludge City", "Prosthetic Erection", "Human Dust"). Ici, on devra se contenter de deux ou trois titres à tout casser, quelques morceaux qui se démarquent du reste de la galette mais qui, écoutés simplement, sonnent basiques et peu originaux. Les titres sont par exemple le sympathique "Bone Crown", titre qui sonne quelque peu comme du vieux AOAA mélangé à leur nouveau son, démarrant par un semi-chœur criant « I am Hell ! » et revenant une nouvelle fois en fin de morceau, avec du bon blast, des riffs typés deathcore à l’ancienne et des saccades en triolets précises et pesantes. La présence en guest d’Erik Rutan de Hate Eternal n’apporte pas grand-chose en revanche.

On retiendra également le titre suivant, "Emptiness", qui possède deux/trois passages assez sympathiques, principalement mélodiques, ou encore l’autant excellent qu’inégal "Cryogenica" qui mélange riff principal mémorable, aérien, envolé, passionnant à l’écoute mais hélas étalé sur un morceau qui tarde en longueur et qui possède un passage groovy tout bonnement inapproprié, placé en plein milieu de la galette et qui ruine donc la crédibilité brutale du morceau.

Ainsi, Annotations Of An Autopsy font du death metal ; c’est bien mais ça sert à rien, The Reign of Darkness manquant cruellement de pêche, d’identité, de ce petit quelque chose qui nous fait dire que ça vaut le coup. Pour dire vrai, on peut dire qu’ils ont évolué mais on peut également dire qu’ils ont sacrément régressé niveau bonnes trouvailles de riffs. Je ne saurai expliquer avec précision la sonorité de ces riffs mais écoutez-vous ne serait-ce qu’un ou deux albums de death et vous avez au préalable entendu The Reign of Darkness.

Au final, avec cette manie d’orienter le deathcore par du death metal, Annotations Of An Autopsy nous livre un album plat, sans saveur, ennuyeux même. Aussitôt commencé, aussitôt zappé. J’ai beau l’écouter plusieurs fois, l’album provoque en moi d’innombrables bâillements. Résultat : ma plus grosse déception de l’année et un regret total de mon achat. Fans de Before the Throne of Infection et de "Sludge City", passez votre chemin, vous économiserez assurément.

2 Commentaires

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enthwane - 23 Mai 2010: Très bonne chronique pour un album fade et sans aucune originalité. Production entendue et réentendue, ils deviennent encore plus lourdingues que durant leur période Deathcore.
slutcore - 14 Janvier 2011: album vraiment bof juste 3 musique sont potable.
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Commentaire @ Moulinex

02 Avril 2010
Présenté comme un groupe de Deathcore, on se rendra vite compte que ce n'est plus le cas. Dans le premier titre, le final nous rappelle que Morbid Angel n'est pas loin. Ce qui est étonnant c'est que ce morceau est le seul à bénéficier de cette influence.

Le reste de l'album est plus deathcore traditionnel. La surprise vient de la caisse claire. Mise en avant par rapport aux autres instruments, elle rappelle le mixage de certains groupe de grind, donnant une impression de rapidité supplémentaire lorsqu'elle est employée.

Si une certaine lassitude commence a se faire entendre chez les néophytes du genre, un interlude de black métal dépressif vient nous désarçonner.

La suite, elle aussi, change de registre en passant du death tout ce qu'il y a de plus classique, à une double grosse caisse. Tout ceci est valable jusqu'à l'avant dernier titre où le groupe change encore une fois son fusil d'épaule. Un death bien plus lent, plus lourd, mid tempo, vient conclure un album somme toute agréable à écouter.

La production elle aussi nous prend à contre-pied. Le groupe ne cherche jamais à imposer les basses pour attirer un public suivant les tendances. Au contraire, le son semble dater d'il y a quelques années sans pour autant être faible ou ringard. Sans être absolument indispensable, AOAA réalise un secon album de bonne facture.

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The_Black_Doll - 03 Avril 2010: Je suis assez d'accord avec ta chronique mis à part quelques points où je ne suis pas d'accord, en particulier pour le fait que tu dise que le reste de l'album suivant le premier morceau fasse dans le deathcore traditionnel. Je n'ais trouvé qu'une sonorité death metal virant parfois au death metal brutal. Je suis encore une fois déçus en découvrant encore une fois qu'une autre groupe refuse de garder son orientation musicale, AOAA possèdait une forte personnalité, même je trouvais leur deathcore peu facile d'accès mais j'ais réussit à y apprécier à sa juste valeur.
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