The Guessing Game

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Nom du groupe Cathedral
Nom de l'album The Guessing Game
Type Album
Date de parution 26 Mars 2010
Labels Nuclear Blast
Enregistré à Chapel Studios
Style MusicalDoom Metal
Membres possèdant cet album110

Tracklist

DISC 1
1. Immaculate Misconception 02:25
2. Funeral of Dreams 08:28
3. Painting in the Dark 06:18
4. Death of an Anarchist 07:13
5. The Guessing Game 03:09
6. Edwige's Eyes 07:09
7. Cats, Incense, Candles and Wine 06:02
DISC 2
1. One Dimensional People 02:31
2. Casket Chasers 06:41
3. La Noche del Buque Maldito 05:47
4. The Running Man 08:46
5. Requiem for the Voiceless 09:51
6. Journey's into Jade 10:37
Total playing time 1:24:57

Chronique @ GLADIATOR

15 Avril 2010
Quelle mouche a donc piqué Cathedral en cette année 2010 ?


The Guessing Game, ou le "jeu de la devinette"... Quelle direction musicale et stylistique le groupe a-t-il décidé de prendre avec ce nouvel album-fleuve ?
A l'écoute de ces deux galettes, nous sommes bien en peine pour répondre précisément à cette interrogation tant l'ensemble est surprenant et déroutant.

Depuis Forest of Equilibrium, leur célèbre premier album d'une lourdeur malsaine et maladive, Cathedral nous a habitué à un Heavy-Doom souvent très original et d'une efficacité jamais démentie, s'inspirant autant de Black Sabbath que des groupes progressifs et psychédéliques des glorieuses seventies.
Mais The Guessing Game marque une nouvelle étape dans la carrière de ce géant du Metal , et risque de déstabiliser et peut-être même de contrarier ses fans les plus acharnés.
En effet, Cathedral a choisi de pousser l'aventure psychédélique encore plus loin, en enregistrant un double-album ou son Doom-Metal originel est noyé dans de longues suites à vocation expérimentale. Alors il vous faudra faire preuve d'une grande ouverture d'esprit pour "affronter" cette oeuvre, redoutable autant par sa longueur (85 mins) que par son contenu hors-norme et décalé.

On ne retrouve le "style Cathedral" qu'épisodiquement avec "Painting in the Dark" et "Edwige Eyes", le plus rapide "The Basket Chasers" nous rappelle l'abum "The Ethereal Mirror", et le pachidermique "Requiem for the Voiceless" nous remémore le sinistre "Forest of Equilibrium".
Les autres titres s'inspirent plus du Rock Progressif. Ainsi, le morceau "The Guessing Game" pourrait avoir été composé par Genesis en 1972 et "Cats, Incense, Candles and Wine" ressemble à une composition du groupe Iron Butterfly (combo américain de Hard-psyché du début des années 70). On nage même en pleine expérimentation sonore avec "The Running Man" et cet album double se termine par "Journey into Jade", pendant lequel le groupe revient sur sa carrière ces vingt dernières années et se demande que deviendra sa musique dans le futur...

Heureusement, la guitare de Gary "Gaz" Jennings (grosse distortion) est présente un peu partout, des sons de claviers "vintage 70" viennent napper régulièrement les mélodies et Lee Dorrian s'en donne de nouveau à coeur-joie, n'hésitant pas à modifier sa voix au gré des compositions, laissant libre-cours à sa folie délirante.

D'une manière générale, les fans de Cathedral seront décontenancés par le côté expérimental un peu trop marqué de cette nouvelle oeuvre. Ceux qui désireront malgré tout s'intéresser à The Guessing Game devront s'armer de patience, car de nombreuses écoutes seront certainement nécessaires pour maîtriser et apprécier ce "jeu de la devinette".

The Guessing Game est par ailleurs l'œuvre d'un groupe qui doute, qui cherche quel chemin emprunter pour continuer à exister. Même si l'album n'est pas d'égale qualité sur toute sa longueur (1 ou 2 titres sont très dispensables), il faut un certain courage pour proposer en 2010 une telle plongée dans l'inconnu. Cathedral ose se remettre en question, et se met en danger car la réussite commerciale de ce projet est très incertaine...


Toutefois, The Guessing Game est un disque audacieux, fantasque, parfois difficile à suivre mais jamais ennuyeux. Cet opus plaira aux fans du Cathedral le plus progressif, mais également aux nostalgiques d'une période ou toutes les expérimentations artistiques étaient admises, et même encouragées.

16/20 avec quelques réserves. Écoutez avant d'acheter.

Gladiator.

28 Commentaires

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MCGRE - 29 Octobre 2010: Album superbe(comme ta chronique GLAD)a écouter au casque dans le noir,effet garantie
polopoulet - 14 Mai 2011: ayant pris le temps de l'ecouter de NOMBREUSES fois, je peux enfin le dire, c'est pour moi leur meilleur album à ce jour.
FBD5367 - 27 Juin 2011: Album totalement psychédélique !
À la limite, il pourrait ne pas figurer dans le Metal.
Attention ! J'aime cet album, ce n'est pas la question.
Est-il prog', expérimental ?
Je reviens sur le terme psychédélique ; on se croirait dans les 70s.
Après écoute de cet opus, c'est comme si j'avais fumé un gros pétard... Je n'ai absolument plus rien envie de faire, à part une sieste.
rikkit - 14 Septembre 2011: ah merde... Je crois qu'on tiens là un des meilleurs album qui nous ai était donné d'ecouter, quiconque tombe sur ce double album l'achéte sans reflechir. tout implement genial... un bon fantastique dans le temps, mais merde !!! Qu'est-ce c'est genial !!!!! funky, progy, psyché, mais pas si metal que ça au final, on est vraiment dans le stoner rock ici, avec bien sur un ou deux petit riff doomy.
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Chronique @ Coercition

17 Octobre 2010
L'écoute attentive et répétée des autres recueils de Cathedral -et un certain fanatisme, je l'avoue- ont-ils ôté de moi mon sens critique, du moins à ce qui touche au domaine du Stoneux mou et sucré ? Je crois au moins avoir été entamé, si j'en juge à l'état intermédiaire bizarre dans lequel me plonge The Guessing Game- une niaiserie assumée qui pourrait rebuter le Funeral doomeux qui n'a consenti à se réveiller que pour écouter-et adorer-Forest of Equilibrium, comme le metalhead lambda qui se retrouvait finalement dans le groove toujours métallique des autres albums ? Le fan de Cathedral répond : décevant ou moins direct dans ses parties metal c'est indéniable, mais finalement Cathedral n'a fait que donner pour une fois une vue imprenable sur tout le ringardisme kitsch de sa musique, en la concentrant dans un album où il lui donne le premier rôle. Maintenant, cette chochotterie peut s'exprimer dans de nombreuses formes, déjà devinées par des sorties tel le cultissime « Huhhy Bear Oh Yeah » de Utopian Blaster, cela reste et restera toujours le Cathedral que nous connaissons, mais il n'appartient qu'aux fans de le reconnaître. Vous ne devriez donc pas être trop désappointés si Cathedral coule déjà dans vos veines (et de toutes façons soyons honnêtes, vous devriez alors écouter cet album, même s'il était exécrable...).
Fusion curieuse entre les intros atmosphériques ascendantales enfouies sous vingt ans de poussière remontant à Forest of Equilibrium, que l'on a voulu intégrer pleinement aux compos, et à faire essaimer l'essai inédit pour le groupe qu'était le récent et hasardeux The Garden, éclaté en de moins ambitieuses chansons d'une longueur conventionnelle, mais diversifiées en elles-mêmes, en poussant un peu la gratte de côté. Mais pour ceux qui en auront vite marre, ces thèmes sont souvent repris de façon 100% metal à la fin des morceaux. La guitare rappellera d'ailleurs pas mal Carnival Bizarre, tandis que Dorrian pousse de plus en plus de minauderies d'un goût limite même pour du Cathedral, avant de se rattraper en graillonnant bien du fond de la gorge; ce qui ne gâche d'ailleurs pas forcément tout, le refrain de Casket Chasers est ainsi surpuissant malgré le chant clair qui l'accompagne. Finalement cet album n'est pas vraiment prog comme ses détracteurs le proclament pour agiter la bête noire du rockeur cérébral et pas cool, il alterne juste acoustiques (qui se voient parfois attribuer le refrain !) et riffs heureusement groovy comme on l'attend. Bien relaxant, avec des passages parlés, du second degré en veux-tu en voilà (singeries moqueuses de la partie de Dorrian sur le refrain de Funeral of Dreams, d'ailleurs quelle flûte majestueuse et mélancolique à mi-chanson !), pyschédélique, soli toujours énormes (même quand on ne les attend plus ils débarquent comme la cavalerie !), seules les cavalcades rythmiques où la basse qui gargouille de l'estomac est mise à l'honneur, ont un peu baissé un qualité depuis le bourrin et catchy The Garden of Unearthly Delight. Au pire on dira que Cathedral s'est concentré sur l'essentiel en nous livrant une nouvelle pelletée de refrains fastoches et entrainants.
Les paroles sont par contre l'élément décevant de l'album pour moi (hé oui, il y en a un ! Et pourtant c'est presque soulageant, après l'accueil mitigé de cet album) : paroles vaguement politisées (Death of an Anarchist, mais qu'est-ce qu'on en a à foutre ?) et métaphysiques parlant du temps qui passe et de la société, bye les sorcières en délire, le LSD et les inquisiteurs qui se la pètent, voilà un sérieux bien convenu et qui ne va pas chercher bien loin, même si on reconnaît forcément que Dorrian n'essaye pas de se foutre de notre gueule et qu'il parle vrai... On reste quand même toujours sur l'impression désagréable que les gars ont vieilli, et que ça joue sur leur inspiration. Puis, ce Cats, Incense, Candles & Wines, ils ont l'air sérieux ! Les cathedraux ne se moquent plus d'eux-mêmes mais que des autres, voilà peut-être là où réside la différence qui résume l'album, et c'est bien dommage...
L'artwork est quand même là pour couronner le tout et nous dorloter un peu en nous rappelant que si la musique change, Cathedral ce sera toujours en première impression une magnifique peinture de Dave Patchett (qui travaille avec la bande à Dorrian depuis le début et n'a loupé le coche qu'à une seule occasion), peinture qui ira même prolonger la musique et nous laisser vagabonder et rêvasser dans des espaces décalés que la musique, déjà suffisamment mystique et partant dans tout les sens, n'aurait pas explorés. Les albums de Cathedral ont sur le livret d'un côté les paroles (qui cette fois fait d'ailleurs très tapis disco, je vous laisse la joie de la découverte), de l'autre la peinture dans son ensemble, dont on n'a qu'un avant-goût bien restreint avec la petite face du boitier ! Patchett réussi une splendide pochette, et montre qu'il excelle aussi bien dans les ambiances froides et spectrales d'un Forest of Equilibrium, dans le morbide presque Boshien de Carnival Bizarre et dans le brouillard de The Garden que dans cette pochette moite, sereine, tropicale, et toujours aussi onirique. L'avoir donc sous les yeux en écoutant cette offrande !

Titres indispensables : Casket Chasers, Painting in the Dark, Funeral of Dreams

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