La Grèce…la mythologie...et les Gorgones. Trois infâmes bonnes femmes, dont Méduse, à la chevelure de serpents et au regard pétrifiant. Voici donc sur quoi porte le concept de l’album «
The Gorgon Cult » du groupe
Stormlord, pourtant Italien et non Grec…quoiqu’il en soit le culte voué aux Gorgones (et à la « charmante » Méduse en passant…) est porté par du black symphonique alliant agressivité et mélodies.
A l’entente de « Black Sympho », un nom surgit brutalement : celui de
Dimmu Borgir. Oui, m’enfin ce groupe n’est pas le seul à faire ce style de métal mais il est certainement un des plus connus. Oui mais le rapport ?
Stormlord s’en rapproche beaucoup et de ce fait ne possède rien de bien original ou d’innovateur. Il est clair qu’avec certains jeux de claviers, certaines intonations de voix, certains riffs et coups de double pédale, «
The Gorgon Cult » a tendance à ressembler un peu trop à ce que nous avait offert Dimmu avec « Puritanical Euphoric Misanthropia »…
Bien, alors, on a du
Dimmu Borgir version
Stormlord, du recyclé…?
Pas vraiment. Même si le chant prend des intonations à la Shaggrath ou à la Dani
Filth de Cradle of
Filth dans les aigus les plus poussés, le reste se veut très agréable à écouter, du début à la fin, sans lasser l’auditeur.
Avec le premier titre introducteur instrumental, le groupe nous plonge directement dans un univers mystique et sombre, juste avec un fond musical bien glauque, accompagné de murmures et d’un chœur masculin ancien…jusqu’au deuxième titre « Dance of
Hecate », son digne successeur, partant sur les chapeaux de roues avec ces riffs immenses, cette batterie et cette magnifique mélodie enchanteresse, digne des plus grands groupes de métal symphonique à la
Nightwish ou
Epica.
A mesure que les titres passent, on se retrouve littéralement bercés par une multitude d’harmonies et de riffs intéressants, « Under the Board » ou « Memories of
Lemuria » peuvent parfaitement en témoigner : les guitares mélodiques et énergiques à souhait apportent beaucoup d’air frais à la musique tout en donnant plus de profondeur aux claviers omniprésents et surtout irremplaçables.
Si le titre éponyme «
The Gorgon Cult » surprend par son côté sombre, porté par quelques notes tristes et mystérieuses de piano, des guitares bien lourdes, une symphonie grandiloquente, une voix alternant aigue et grave sans difficulté et une batterie aux multiples jeux, blast, double pédale et j’en passe, « Medusa’s
Coil » se veut lui plus agressif et apocalyptique, le chant étant plus torturé, les graves plus accentués, plus caverneuses, les riffs monstrueux, les harmonies plus sombres…
Au final, les Gorgones nous auront bien pétrifiés de plaisir tant la musique se veut belle et intéressante. On arrive sans peine à faire abstraction des similitudes avec
Dimmu Borgir, car une fois plongés dans l’album, on n’a plus vraiment le temps de penser, ça passe drôlement trop vite et on en veut encore…
Stormlord fait réellement en sorte que chaque titre soit un vecteur pour nous transporter de plus en plus dans une Antiquité grecque, aux confins du mystique et de l’obscurité…
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