Ha je vous jure, il y a vraiment des fois où il vaut mieux garder ses thunes au fond de la poche où tenter sa chance au loto ! Y'en a encore qui vont dire que je ne sais pas apprécier le vrai black métal à sa juste valeur, c'est peut-être vrai, mais être "true" ne doit pas non plus servir d'excuse à la médiocrité...
Cet album est la troisième réalisation de ce groupe originaire d'Ukraine, après deux démos et un album aux chroniques largement flatteuses. Entre temps, soit le groupe a égaré son inspiration au sommet d'une montagne, soit je ne capte définitivement pas l'esprit des compos, parce que pour faire court, je me suis royalement fait chier !
Astrofaes évolue donc dans un black métal basique de chez basique, parfois légèrement mélodique (si l'on veut), et rassemble tous les clichés possibles du style : voix écorchée sans personnalité qui agresse très vite les tympans et se révèle plutôt pénible, riffs aigus grattés à 100 à l'heure et interchangeables d'une compo à l'autre, et son chargé d'écho au rendu assez glacial, ce qui colle assez bien à la pochette enneigée. C'est d'ailleurs je crois le seul point positif que je retiendrai, c'est lège !
Durant les deux premiers morceaux, j'ai gardé espoir que les choses s'améliorent et que les musiciens nous pondent l'ambiance ou le passage prenant qui relèvera le niveau. Malheureusement le ridicule est atteint avec le troisième titre "Secret Of
The Eternal Forests" et ses riffs grotesques et totalement amateurs, je me suis alors fait une raison et j'ai écouté le reste, sans trop savoir pourquoi d'ailleurs.
Les compos, qu'elles soient rapides ou plus posées, sont donc insipides, et le groupe ne se rattrape pas par une bonne maîtrise des instruments. La mise en place est parfois approximative, les breaks sont laborieux, les accélérations poussives, les gens de chez Adipocère seraient-ils sourds ? Cet album est d'une platitude affligeante et se révèle tout simplement misérable. A ranger dans la catégorie "à oublier".
La musique de
Astrofaes est probablement sensée nous évoquer la pureté et la rudesse de contrées montagneuses et nous ouvrir l'esprit sur les dures conditions de vie des lutins ukrainiens en hivers sous 60 cm de neige (c'est galère quand on mesure 50 cm). Désolé mais pour moi, entre deux soupirs d'ennui, j'ai plutôt tendance à m'ouvrir l'esprit sur ce que je vais bien pouvoir bouffer le soir tellement leur musique est passionnante !
Au revoir
Astrofaes, demain je t'aurai oublié...
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