The Destroyers of All

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16/20
Nom du groupe Ulcerate
Nom de l'album The Destroyers of All
Type Album
Date de parution 25 Janvier 2011
Enregistré à MCA Studios
Style MusicalDeath Technique
Membres possèdant cet album74

Tracklist

1.
 Burning Skies
 07:32
2.
 Dead Oceans
 07:01
3.
 Cold Becoming
 06:16
4.
 Beneath
 06:56
5.
 The Hollow Idols
 06:07
6.
 Omens
 08:26
7.
 The Destroyers of All
 10:25

Durée totale : 52:43

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Ulcerate


Chronique @ nsfromhell

26 Juillet 2011
Ulcerate n’est pas un nouveau venu sur la scène Death Metal, déjà les 2 offrandes précédentes du combo de Auckland (NZ) Of Fracture and Failure et Everything Is Fire avait conquis les platines de nombreux Deathers.

Une reconnaissance qui n’était pourtant pas gagnée d’avance, en effet le style du groupe est difficile à appréhender: étrange mix entre Hate Eternal et Immolation pour le côté death et d’Isis et Neurosis pour les longues plages mélancoliques, froides qui parsèment les compositions du trio Néo-Zélandais.

Trio, puisque en effet ne reste plus que du quintet original Paul Kelland qui officie au chant et désormais à la basse, Michael Hoggar la guitare et la tête pensante Jamie Saint Merat batteur mais aussi concepteur de l’artwork énigmatique qui illustre l’album.

On ne le répètera jamais assez mais un album c’est aussi le concept et l’illustration qui va avec, et pour le coup Jamie nous on a concocté pour ce Destroyer Of All une pochette étrange mélange de gris/beige et rouge détonnant dans les pochettes stéréotypé des bacs metal et plus encore Death metal très souvent cloisonné dans une imagerie satanique/gore.

Lorsqu’on découvre The Destroyer Of All la première chose qui frappe avant les baguettes de Jamie Saint Merat sur sa caisse claire, c’est la tracklist de l’album composée seulement de sept morceaux ce qui nous fait craindre un album d’une durée trop juste. Que nenni dès le premier titre Burning Skies avec ses pratiquement six minutes au compteurs on se rend compte qu’un album d’Ulcerate ne s’apprivoise pas facilement. Guitares plaintives entremêlées, lignes de basses majestueuses et jeu de batterie original et très technique, cependant si il peut paraître difficile de rentrer dans l’univers du combo la première fois, quelques écoutes supplémentaires rendent les morceaux plus facile à appréhender. C’est alors que la richesse incroyable de l’album se révèle, profond et tortueux, ce qui nous paraissait être un bloc insondable devient finalement plus intelligible, une espèce de chaos organisé qui peut aussi nous rappeler les voisins continentaux de Portal.

Le feu, la rage développée tout le long de Everything Is Fire (2009) a ici disparu pour laisser place à une ambiance froide voire glaciale, les guitares nous lacèrent comme des lames (Dead Oceans), la basse nous asphyxie ( The Hollow Idols) et cette voix majestueuse mais reculée ne cesse jamais son débit, implacable. On retiendra de cet album les excellents Dead Oceans aux ambiances très inspirées d’Isis, Omen aux riffs dévastateurs et le superbe titre éponyme point d‘orgue de l‘album, de plus de dix minutes. Ceci nous amène à la partie majeure de l’album les ambiances, celles développées ici, véritable voyage aux fonds des abysses où il règne une température glaciale et une odeur de souffre, voyage au plus profond de nous même aussi car de Neurosis, Ulcerate à gardé cet art de mettre les émotions à nues dans leur plus simple expression.

Fermons la parenthèse métaphorique ici, The Destroyer of All à une production soignée avec une batterie mise très en avant, enregistré au MCA studio d’Auckland, Ulcerate à un son moderne: ni trop lisse ni très abrupte comme il tend à se démocratiser dans les œuvres Death metal de nos jours.

The Destroyer of All est malheureusement passé un peu inaperçu en cette année 2011 qui a compté, c’est vrai, les sorties d’Entity et de Phonix Amongst the Ashes ( Origin, Hate Eternal), néanmoins il serait dommage de passer à côté d’Ulcerate et de son death puissant en provenance direct du pays des All Black, mon album de l’année, vous voilà prévenus.

The immortal reflected in dead oceans down by fraitly at their feet.

13 Commentaires

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nsfromhell - 08 Fevrier 2012: Joli Arch, beau pavé, très juste. Je rajouterai juste que Ulcerate fais parti de ses rares groupes qui permet de part ses ambiances fines et ses qualités musicales de permettre à l'auditeur une vrai introspection. La base death que tu évoque tr^7às justement dans tes propos me semble plus présente dans Everything Is Fire, les compos de TDOA sont plus a tiroir, vont plus loin dans la recherche d'ambiance.

Je reviens juste sur l'évocation de Portal dans ma chro vu que pas mal de personne ont semblé le relever. Je trouve qu'il y a une analogie dans ces deux groupes, musicalement ont est pas dans quelque chose d'immédiatement reconnaissable par le clampin de base. C'est le chaos sonore, la déconstruction musicale, qui oblige par ailleurs l'auditeur à récupérer, prélevé dans la musiqueafin de se l'approprier; avec ces deux groupes on est loin du easy listening. Pour moi cela fais déjà une première analogie.
La seconde,et c'est ce qui est évoqué dans la chro, j'aurais pu développé mais je voulais pas faire trop long, c'est la démarche jusqu'au boutiste des deux combos. C'est une tendance d'ailleurs qui j'ai l'impression à tendance à se répandre petit à petit comme Gigan ou Mitochondrion.

Petit pavé pour moi aussi, mais c'est bien que cet album suscite des réactions, Ulcerate le mérite.
ArchEvil - 16 Mars 2012: Je l'ai eu depuis 4 jours, faut que je revienne sur certains trucs. Par rapport au précédent, il tranche nettement. Cette fois-ci, homogénité absolue, la colère semble s'être ténue, la suite logique et parfaite de Everythings is Fire. Après ce death technique suicidaire puant la fin du monde et le no-hope, voici l'ouverture vers le résultat. TDOA est gris gris et gris, jusqu'à la moëlle des os, il est monolithique à en crever, presque plus de cassures, la transition est d'une souplesse qui paraît de prime totalement antagoniste au style de base pratiqué, les pistes se suivent et Ulcerate annihile tout repère, symbolisé par un morceau choc qu'avaient été Caecus, Tyranny ou EIF sur son prédécesseur.

Finalement on perd aussi un peu de vue le talent des gaillards à créer des descentes vertigineuses avec une inspiration et un sens de l'harmonie désarmant, qui touchait une émotion, ce qualificatif qui finit par vous subjuguer. A la place, cet album ressemble dans son entièreté à une longue et douloureuse descentes vers les limbes, le décor est froid, détruit et renifle une odeur d'acier passé à la fraise superposée à celle du cadavre et au sentiment puissant du désespoir. les breaks down tempi sont fondus dans cette masse épaisse et triste. Le travail est cependant toujours bien présent, ce batteur a un feeling monstre encore plus affirmé ici, les enchevêtrements guitare-basse sont encore plus torturés mais garde cette fois-ci un côté monocorde préfigurant un vide abyssal. ce que l'album veut illustrer.
Le tout termine sur cette agonie qu'est le morceau titre. Un bijou.

De ce fait, TDOA est plus difficile d'accès tant il coupe l'accès aux repères établis et s'appuie sur des variations de sons cette fois-ci concentrées sur un seul et même ton, qui lui donnent une allure assez répétitive.

je vais encore devoir le faire tourner pour pouvoir l'apprécier à sa juste valeur, déjà pour passer le cap de la césure par rapport à Everythings is fire.

Atmosfear - 14 Fevrier 2014: Hallucinant cet album, je ne connaissais pas le groupe...étant fan de tous les groupes cités dans ta chronique, pas étonnant que j'accroche, et quel travail sur les rythmiques, top, merci !
-ça va vous paraître excessif, mais pour moi ça vaut 19/20...il y a là une urgence qui me parle beaucoup et un travail de dingue pour sortir du lot (et des influences, qui sont au passage jouissives à ressentir dans la manière dont elles sont intégrées dans un style finalement assez personnel). Vraiment remarquable...pas pris une telle claque depuis longtemps...CD commandé...
PS : Après de nombreuses écoutes, je ne change pas ma note d'un centième...chef d'oeuvre, chef d'oeuvre...son caractère organique, mélodique, tragique, urgent est vraiment marquant et unique...je ne vois rien de tel, et en plus cela me semble bien plus glacial chez Hate Eternal (car je lis cette comparaison souvent) et rien d'aussi abouti (bien que brillant) chez Gorguts (je n'aime pas du tout le son de la batterie par exemple dans le dernier, certes intéressant par ailleurs), par exemple. L'album suivant d'Ulcerate est bien aussi, le précédent également, mais le son et l'esprit de celui-ci me paraissent vraiment optimaux pour ce qu'ils semblent vouloir faire...Chapeau, je ne m'en lasse pas...
NICOS - 28 Octobre 2016: Mouais. Je le trouve un cran en dessous du précédent. Atmosphère atmosphère....oui mais il ne doit pas y avoir que ça. Ca me fait penser un un death atome indus. Bref, il sont doué, mais je trouve ça chiant, peu inspiré ( oui c'est répétitif), et surtout mou du genou.
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