Everything Is Fire

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17/20
Nom du groupe Ulcerate
Nom de l'album Everything Is Fire
Type Album
Date de parution 07 Avril 2009
Produit par Jamie Saint Merat
Enregistré à MCA Studios
Style MusicalDeath Technique
Membres possèdant cet album75

Tracklist

1.
 Drown Within
 06:43
2.
 We Are Nil
 05:41
3.
 Withered and Obsolete
 06:10
4.
 Caecus
 06:26
5.
 Tyranny
 05:23
6.
 The Earth at Its Knees
 05:45
7.
 Soullessness Embraced
 06:36
8.
 Everything Is Fire
 07:52

Durée totale : 50:36


Chronique @ BEERGRINDER

30 Avril 2009
Avec des bombes récentes comme Cleptocracy (Kill The Client) et Oracles (Fleshgod Apocalypse), Willowtip Records n’est pas en reste en ce moment et parvient peu à peu à jouer des coudes et s’incruster parmi les labels incontournables en matière de Death et Grind aux côtés de Relapse ou Unique Leader. Ce deuxième Long Play des jeunes néo-zélandais devrait asseoir un peu plus leur notoriété.

Après déjà un bon premier album de Death brutal ne négligeant pas quelques pérégrinations modernes, Ulcerate revient en effet avec un Everything Is Fire (2009) sensiblement différent de Of Fracture and Failure, mais tout aussi attrayant sinon plus…Tout d’abord décrire le son dans les sorties actuelles de brutal Death devient quasiment inutile, étant donné que la plupart en sont dotées d’un énorme et écrasant, mettant toute la puissance en avant, sachez simplement que c’est encore le cas ici avec une production équivalente à Of Fracture and Failure (cf chro pour plus de détails). Une autre chose qui demeure chez Ulcerate est l’artwork étrange avec une pochette… expérimentale pour rester poli. Toutefois pour ceux que cette imagerie bizarre dérange, il est fortement conseiller d’aller au delà de vos premières impressions (qui ont été aussi les miennes) et de s’immerger dans l’univers métallique puissant et oppressant des néo-zélandais.

Si la vitesse d’exécution, la technique et le pilonnage en règle à la batterie est toujours de mise, ceci est moins systématique qu’auparavant, ces passages dissonants déjà présents sur Of Fracture and Failure sont repris ici, mais sont plus souvent intégrés dans des parties lentes où les rythmes lancinants du guitariste Michael Hoggard agissent de façon presque hypnotiques. D’ailleurs le titre d’ouverture Drown Within ne démarre réellement qu’au bout de 2 minutes après une longue intro dissonante et lente façon Neurosis, les chansons se sont ainsi considérablement rallongées pour souvent dépasser les 5 ou 6 minutes.Les passages rapides sont heureusement toujours aussi efficaces et même un peu plus, les blast-beat sont moins omniprésents que par le passé mais n’en sont que plus redoutables lors de leur entrée en scène, et Jamie Saint Merat montre toujours une endurance très respectable à la double pédale et une rapidité qui l’est tout autant. A ce titre We Are Nil est peut-être le morceau du disque le plus proche de Hate Eternal de par son intensité : Ulcerate n’a pas coupé les ponts loin s’en faut, avec ses racines brutales puisées du côté de Hate Eternal, ils y ont simplement ajouté ce côté dépressif et lent à la Neurosis pour un mélange des plus réussie, montrant que le combo est en train de se forger un sacré caractère.

Les musiciens développent à loisir leurs thèmes sur ces longs titres, et la judicieuse alternance des parties dépressives et rapides (parfois les deux mêlées) permet d’apprécier le disque sans risque d’ennui en cours de route.De plus les hommes de Paul Kelland (ayant ici repris le chant en plus de la basse) ne se contentent pas d’appliquer leur formule paisiblement, ils pondent de véritables tueries qui scotchent littéralement au mur, notamment Caecus dont la partie centrale est aussi lente et suicidaire que le début est brutal, pour ensuite repartir dans un crescendo dont le final est proche de la vitesse lumière. Parmi les titres marquants on notera Tyranny et son riff principal absolument incroyable, hypnotique de bout en bout. Finissant qui plus est sur la chanson éponyme, Everything Is Fire lacére le crâne à coup de blast et de notes distordues où le mot oppressant prend une fois de plus tout son sens. Avec son Death Metal violent et simultanément noir et dépressif Ulcerate pourrait bien se faire une place au milieu des cadors comme Nile ou Origin : à suivre de très près pour l’avenir.

Quand à ce Eveything is Fire qu’en est-il ? Du brutal Death dépressif ? Du Dark Stoner Death Metal? Du Funeral Brutal Doom? Ouais et bien ne rigolez pas on en est pas si loin, en tout cas à écouter avec un minimum de lumière et un max de Vodka à disposition…Un potentiel infini pour une musique surpuissante et singulière.

BG

13 Commentaires

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Molick - 10 Avril 2011: Découvert en concert où j'ai été bluffé. L'album est vraiment excellent, le mot que tu emploies dans la chronique qui me parait le plus représentatif est "hypnotique". Par contre j'adore leurs artworks, les pochettes je les trouve géniales ^^
ArchEvil - 11 Janvier 2012: Y a un truc que j'ai trouvé un peu fou, c'est que cet album soit désormais absent du marché européen.

Enfin, commandé en US import, ça fera le prix mais avec les quelques extraits écouté, je sens que je vais pas regretter. l'un de ces groupe de brutal plutôt soigné dans le son mais aux plans richissimes et pourtant monolithiques à crever et bourrés de spleen. Neurosis est tout près, et la comparaison avec le groupe de Rutan est très pertinente, ils exploitent le même type de mur du son impitoyable, même si plus nuancé. Purée, cette scène NZ est tout de même pas mal...

J'aurais pu commander directement le suivant sorti l'année dernière, qui m'aurait été moins cher, mais des titres de celui-ci comme l'éponyme doivent obligatoirement se matérialiser chez moi.

Et Willowtip, entre les Kill the Client et Illogicist est vraiment éclectique.

Quant à l'artwork, je l'ai trouvé sympa aussi, du moins sur la toile.

Je posterais un commentaire plus construit une fois que la bestiole sera arrivé ici.

Thx
BEERGRINDER - 11 Janvier 2012: Il ne se trouve pas sur le marché européen? Possible, je dois t'avouer que je me fournis principalement outre Atlantique niveau Death Metal, donc pour moi ça ne change pas grand chose. J'ai vu les deux derniers albums à 12$ pièce chez Sevared notamment.

Au passage Of Fracture and Failure est un très bon album également, on y sent déjà nettement leur patte, même si il est moins abouti que ce Everything is Fire.

Tu ne regretteras pas ton achat, c'est évident.
ArchEvil - 28 Janvier 2012: C'est vraiment drôle. J'arrive chez mon disquaire ce matin, toute ma commande est là, mais lorsque vient le moment de me donner Everything is Fire ( celui que j'attendais le plus ), on me dit " je vous conseille de couper le sticker au cutter et le garder car il vient d'être supprimé de la vente aux USA également. Dans quelques années, il vaudra cher"... en fait je viens de comprendre que mon disquaire n'a pas tant de contacts que ça car l'album est toujours dispo chez On Parole et Sevared. Bref...



Bon, le skeud a tourné toute la journée, journée ou tout est devenu gris. Faut croire qu'il m'a imprégné.



Genre le meilleur de through silver in blood ( mais vraiment le meilleur hein ) armé de la puissance dévastatrice du death brutal. Rutan a certainement du adorer cet album, clairement.



Ces mecs sont déjà techniquement des pros. Caecus est une putain d'épreuve. Des signatures rythmiques qui partent dans tous les sens... Mais ce qui passionne les plus, c'est ce don de l'harmonie glaciale et virale, souvent un riff atmosphérique qui joue sur les tons, le résultat est terrifiant. D'autant plus que les mecs ne sont pas avares en plans qui déchirent, et aussi ce talent pour créer des progressions vertigineuses.



Enfin, reste que le climat qui sort de ce skeud est abyssal. Et ce n'est pas la prod qui aide mais bien ces riffers killers. Avec un death metal écrit, bourré de plan subtils, inspirés et intelligents, ils bonifient l'essence de leur death metal, ils lui offrent une alternative en plus et pondent un gros missile.



Aller, encore quelques éloges : Un bassiste digne de Edwardson et le riffing le plus polyvalent que j'ai pu entendre depuis longtemps.



J'pense qu'il va tourner un petit temps. Pour la peine : Merci.

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