Stabwound Intercourse

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Nom du groupe Gorgasm (USA)
Nom de l'album Stabwound Intercourse
Type MCD
Date de parution Mars 1998
Style MusicalDeath Brutal
Membres possèdant cet album38

Tracklist

Re-Issue in 2008 by Sevared Records with 6 bonustracks.
1. Necrosodomy 02:32
2. Disembodied 03:01
3. Stabwound Intercourse 02:10
4. Coprophiliac 02:45
5. Horrendous Rebirth 03:23
6. Clitoral Circumcision 02:27
Bonustracks (Re-Issue 2008)
7. Corpsified
8. Stabwound Intercourse
9. Infernal Devourment
10. Severed Ecstasy
11. Horrendous Rebirth
12. Commence the Butchery
Total playing time 16:18

Chronique @ Behemoth49

06 Mai 2011

en à peine six morceaux pour seize petites minutes, Gorgasm parvient à frapper un grand coup

En tant que fan de brutal death metal, vous avez certainement entendu parler de Gorgasm, ou tout du moins de son chef d’œuvre, si je puis dire, « Masticate to Dominate » sorti dans les bacs en 2003. Cependant la route fut longue avant de parvenir à une telle reconnaissance au sein de la scène. En effet Gorgasm se forme dès l’année 1994, sous l’impulsion des trois membres fondateurs qui ne sont autres que Tom Tangalos, Damian « Tom » Leski (guitare/chant) et Russ Powell (basse/chant). La formation est ensuite complétée avec l’arrivée, et ce après une première démo sortie en 1996, d’un véritable batteur en la personne de Derek Hoffman. C’est sous cette forme que le quatuor sort son premier ep en 1998 intitulé « Stabwound Intercourse », sous la houlette de Sevared Records.

Avec un tel nom de groupe, une telle pochette et un tel titre, cet ep ne laisse que peu de surprises quant au style pratiqué par nos quatre jeunes musiciens. Au menu donc, un brutal death violent et accrocheur tout en sachant rester mélodique, le tout accompagné par une atmosphère résolument gore et aux paroles faisant l’éloge de petits plaisirs de la vie tels que la nécrophilie, le viol ou le cannibalisme. Si vous voulez une preuve visuelle, prenez la pochette dont je m’épargnerais volontairement la description …
Le premier morceau au nom plus qu’évocateur, « Necrosodomy », débute par un sample mettant l’auditeur immédiatement dans l’ambiance. En effet, des mouches qui volent masquent des bruits dont il ne vaut mieux pas connaitre la provenance précèdent le déluge de violence qui s’apprête à s’abattre sur nos oreilles. C’est donc parti pour à peu près seize minutes de brutal death sans compromis. Pour ce qui est des influences je dirais Suffocation pour l’aspect technique, Dying Fetus pour les quelques passages catchy et entrainants (certains diront moshparts …) et Cannibal Corpse qui n’aurait certainement pas renié de telles ambiances.

Les morceaux sont en majorité très courts (moins de trois minutes), mais cela suffit pour se rendre compte du talent de la bande, que ce soit au niveau technique ou bien des compositions. Les influences sont certes présentes, mais la jeune formation s’est déjà forgée une réelle identité qui leur est propre, et cela s’entend. Ca blast à tout va, les riffs sont excellents et très entrainants, les solis sont techniques tout en ne délaissant pas l’aspect mélodique. Les morceaux sont riches et diversifiés, à l’image d’un « Horrendous Rebirth » alternant un excellent break et un magnifique solo. « Disembodied » s’impose également comme une future référence du groupe avec ses riffs entrainants, son alternance de voix et son final de tueur.

Parlons en désormais du chant, ou plutôt des chants. En effet la particularité du combo est d’incorporer en son sein trois chanteurs. Et le rendu est pour ainsi dire plus que positif ! En effet, le guttural, le criard et le « porcinet » se mélangent à l’intérieur de cet ep. Mis à part le fait que cela rend l’ensemble vocal tout sauf linéaire, la rapidité d’enchainement (telle une sorte de « question-réponse ») et l’alternance des intonations donnent encore plus de richesse et de variété aux compositions.
Pour ce qui est de la production, on peut tout simplement dire qu’elle est énorme, puissante et collant parfaitement à l’atmosphère gore créée par le groupe. Dernière particularité de cette galette, l’importance de la basse, très mise en avant, élément assez rare pour être signalé au sein de la sphère brutal death.

Ainsi donc Gorgasm, en à peine six morceaux pour seize petites minutes, parvient à frapper un grand coup en cette année 1998. Les influences sont peut être encore un peu trop marquées, les compositions manquent peut être encore un peu de peaufinage mais la marque des grands est déjà présente. Le groupe ne sera pas propulsé au devant de la scène à la suite de cet ep, loin de là, mais cette sortie laissera présager que le meilleur est à venir. Et ce fut le cas car quatre ans après sortait le très bon « Bleeding Profusely ». Mais ce fut réellement en 2003 que Gorgasm eu la reconnaissance qui leur était due suite à la sortie de « Masticate to Dominate », devenu aujourd’hui une des références en matière de brutal death metal.

15/20

1 Commentaire

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conspiracy49 - 06 Mai 2011: Merci pour la chronique,
il est grand tant que j'écoute se groupe qui m'a l'air bien sympa!!
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