Spirit on a Mission

Liste des groupes Hard Rock MSG Spirit on a Mission
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Nom du groupe MSG
Nom de l'album Spirit on a Mission
Type Album
Date de parution 20 Mars 2015
Labels In-Akustik
Style MusicalHard Rock
Membres possèdant cet album18

Tracklist

1. Live And Let Live
2. Communion
3. Vigilante Man
4. Rock City
5. Saviour Machine
6. Something of the Night
7. All Our Yesterdays
8. Bulletproof
9. Let the Devil Scream
10. Good Times
11. Restless Heart
12. Wicked
Bonustrack
13. Yin & Yang

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MSG


Chronique @ frozenheart

10 Mai 2015

Le retour du grand blond à la guitare en V...

Michael Schenker a roulé sa bosse dans divers groupes tels que Scorpions et UFO et a mené une carrière solo en dents de scie, due notamment à de nombreux changements de personnel et à des abus en tous genres. Suite à l'album « Bridge The Gap » sorti en 2013 et plutôt bien accueilli, à 60 ans, le blond germain nous revient en très grande forme, plus posé et en paix avec lui-même. Et ce, pour nous livrer un deuxième volet, encore sous le même patronyme que son prédécesseur, avec l'album "Spirit on a Mission".

Quant au line-up du groupe, il est toujours composé de la section rythmique légendaire de l'âge d'or du groupe Scorpions, à savoir : Hermann Rarebell à la batterie, Francis Buchholz à la basse, très en forme eux aussi, sans oublier Wayne Findlay, claviériste et guitariste émérite, secondant Michael Schenker tout le long de l'album sur de nombreux duos de guitare, dévoilant ici un talent certain pour la composition de titres modernes et inspirés. Ajoutez à cela Doogie White au chant (ex : Rainbow, La paz, Cornerstone et Tank), au timbre assez particulier et quelquefois approximatif, exit Tank... Néanmoins, pour ma part, White ne remplacera jamais Gary Barden ou Graham Bonnet, voire même, Robin Mc Auley, dans un registre plus FM. Michael Schenker aurait-il, dès lors, trouvé une formation sur le long terme ?

Découvrons ensemble cet album composé de douze titres, déployés sur cinquante minutes, aux rythmes et aux atmosphères variés. Commençons par les plus rapides, tel que "Live and Let Live" qui, à la fois puissant et rageur, ouvre superbement l'opus. Cette formule fait merveille tout le long de l'album. Quant à Hermann Rarebell, il s'éclate comme un gosse derrière ses fûts avec ce jeu en double pédale. Le titre s'achève par un duo de guitares signé Schenker/Findlay. Quelle classe! Sans oublier le super entraînant "Rock City", aux textes faciles, je le conçois, mais à l'ambiance musicale absolument jouissive. On remarquera aussi "Bulletproof", autre titre sortant du lot, avec une approche plus directe au solo de guitare sept cordes de Findlay, ajoutant un plus au style de Schenker. D'autres titres, non moins dynamiques et intéressants, sont disséminés ici et là sur cette galette, à l'image de "Something of the Night", piste au son de guitare étrange et inhabituel venant de Schenker, mais conservant ce jeu fluide et ces sonorités que nous lui connaissons, non sans rappeler Hendrix.

Nous avons droit également à des titres plus mélodieux et tempérés, comme les poignants mid tempo "Vigilante Man" et "communion", où Doogie White s'en sort avec les honneurs dans ce registre. Quant à "Let the Devil Scream", il s'inscrit dans un registre à la limite du Heavy, avec un riff syncopé et incisif, nous rappelant le jeu de Zackk Wilde (Black Label Society et ex-Ozzy Osbourne). Toutefois, ce titre s'avère finalement assez lassant car s'éternisant inlassablement sur la fin. Je vous citerai aussi volontiers le titre "Saviour machine", que je trouve être le meilleur morceau de l'album, aux guitares pleines de feeling, aux riffs curieusement Heavy et mélodieux. Michael Schenker, encore une fois, est accompagné à la guitare sept cordes par Wayne Findlay, qui abat un travail énorme aussi bien en rythmique qu'en solo. Ce même titre nous dévoile une ambiance étouffante suivie d'un break tout en nuances et en légèreté, pour mieux nous prendre à la gorge par un final agressif.

J'allais oublier les titres "Wicked", avec un groove inhabituel du registre de Schenker, et "All Our Yesterdays", mid tempo à l'atmosphère nous rappelant, par moments, Dio sur l'album "The Last In Line". Pas vraiment les meilleures pièces de l'album, mais ayant toutes deux leurs charmes.

Quant à évoquer la pochette de l'opus, l'artwork minimaliste témoigne d'une réelle faute de goût, finalement pas si inhabituelle que cela sur les albums de Schenker. Autant dire que le groupe a misé sur bien d'autres éléments pour convaincre de l'efficacité de son album.

Avec "Spirit on a Mission", Michael Schenker enfonce le clou un peu plus, poursuivant son chemin avec un album pas parfait, mais composé de titres forts et hauts en couleurs, restant dans le style et la continuité de son excellent prédécesseur "Bridge The Gap". Un grand retour du Mad Axeman, plus vivant que jamais. En espérant que la retraite soit encore loin!

7 Commentaires

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frozenheart - 11 Mai 2015: Merci à tous pour vos commentaires ! J'espère que ce nouvel album sous le nom "Temple of Rock" relancera la carrière de Michael Schenker et pour longtemps.

Par contre Sonadenn, je te souhaite bon courage vu le nombre de bon albums qui parsème la discographie du guitariste.
 
David_Bordg - 20 Mai 2015: excellent gratteux et grande carriere!!
samolice - 26 Mai 2018:

Merci pour la chro.

A mon goût, l’album démarre parfaitement avec trois bons premiers titres, « Vigilante man » notamment, qui est superbe. 

Avec « Let the devil scream », « Saviour machine » est le morceau qui me branche surement le moins. Ces guitares hyper heavy, je me demande si l’accordage est standard d’ailleurs, ne conviennent guère au Michael que j’apprécie. D’ailleurs tu parles de Zakk Wylde dans ton texte, et effectivement, je le verrais très bien ici  balancant les mêmes riffs mais avec ses harmoniques artificielles caractéristiques de son style en plus. Voici donc deux titres qui ne m’auraient pas surpris sur les derniers (mauvais) albums d’Ozzy. 

Comment sais tu qui joue les soli sur les morceaux, je ne vois rien à ce sujet sur le livret ? Je pense que je reconnais le style de Schenker mais pour ceux de Findlay, j’avoue ne pas savoir car Michael est capable de jouer dans pas mal de styles différents.

 

Superbe aussi « All our yesterdays », dont les lignes de chant peuvent effectivement faire penser à certaines de RJ Dio, bien vu. D’ailleurs, je trouve que Doogie White, dont je ne suis pas un grand fan, s’en sort parfaitement sur ce disque.

J’apprécie également « Bulletproof » et le Purple-ien « Restless heart ». Au final, cela donne pour moi une moitié d’album très réussie et une autre plus convenue. Ce qui n’est pas si mal.

frozenheart - 26 Mai 2018:

@samolice: pour répondre à ta question sur les solis de Findlay, je ne me souviens plus trop, mais il me semble que la source, devais venir d'un interview de Schenker dans un mag.

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