Après deux albums purement Black
Metal,
In Battle a connu un flottement et revu son line-up, Otto Wiklund le batteur fou parti du groupe (et hélas parti tout court depuis 2006 à même pas 30 ans), John Östlund Sandin est de retour au micro et c’est Hans Karlsson de
Diabolical qui est recruté en tant que second guitariste auprès du patron John Östlund Sandin.
La question dans ce cas de figure est de savoir si le groupe va continuer dans la même veine. Compositeur principal toujours présent, logo inchangé, pochette cryptique, on peut penser que
Soul Metamorphosis (2003) va reprendre vers un Black viking et rapide comme sur
The Rage of the Northmen, et bien…
Pas du tout !
Au lancement de Pionneers of a
Dead Future nous sommes plus de
Morbid Angel que de
Marduk, et oui, un Death
Metal massif nous roule sur la gueule avant que nous ayons le temps de comprendre. Vous prenez
Vomitory (flagrant à 2:00), vous ajoutez un soupçon de mélodie par endroit, un batteur monstrueux de puissance et de technique, et le tour est joué.
Parlons-en un peu du batteur parce que c’est primordial, pour un peu on oublierait que le très bon Otto Wiklund n’est plus de la partie, mais c’est parce qu’il a été remplacé par un type encore meilleur : un certain Nils Fjellström, connu jusqu’ici pour son travail dans le groupe Death / Doom
Chastisement. Wiklund était rapide et endurant, mais Fjellström s’il n’est pas encore connu sous le pseudo Dominator l’est aussi, mais de surcroit il est extrêmement précis, cogne très fort, varie bien et est impérial à la double-pédale : déjà le boss du game.
Le redoutable morceau
Soul Metamorphosis est taillé sur mesure pour lui, il peut y faire l’étalage de toute sa classe.
Ce MCD à une coloration polonaise, avec cette fois une grosse production du Necromorbus Studio qui magnifie la puissance des compositions et rappelle parfois la Pologne de
Hate-
Vader-
Behemoth (dans le chant de John Sandin également) mais avec cette légère mélodie Back qui rappelle les origines musicales et territoriales d’
In Battle. Frölén prouve ici qu’il est capable de composer du Death
Metal aussi bien que du Death, peut-être mieux.
Avec l’avantage d’être compacté sur un quart d’heure, ce quatre titres est d’une intensité peu commune et nous montre une reconversion vers le Death
Metal parfaitement réussie, et ce sans la moindre transition, très fort.
BG 03/12/2025
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