Soldier of Fortune

Paroles
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
16/20
Nom du groupe Loudness
Nom de l'album Soldier of Fortune
Type Album
Date de parution 1989
Style MusicalHeavy Metal
Membres possèdant cet album89

Tracklist

1. Soldier of Fortune 03:56
2. You Shook Me 04:42
3. Danger of Love 05:02
4. 25 Days from Home 04:22
5. Red Light Shooter 04:50
6. Running for Cover 04:21
7. Lost Without Your Love 04:56
8. Faces in the Fire 04:08
9. Long After Midnight 04:39
10. Demon Disease 04:35
Total playing time 45:33

Chronique @ grogwy

29 Juin 2018

Un Loudness plus américain que jamais

Après avoir sorti neuf albums (sept studios et deux live) dont l'excellent "Disillusion" (1984), l'incontournable "Thunder in the East" (1985), et le très bon "Lightning Strikes" (1986) le groupe japonais (mais installé aux Etats-Unis depuis 1985) Loudness (où plutôt son guitariste-leader-virtuose Akira Takasaki) se sépare de son vocaliste Minoru Niihara, et le remplace par l'américain (et ex-Obsession) Michael Vescera.

Il faut dire que le dernier album du groupe, le moyen "Huriccane Eyes" (1987), n'a pas vraiment convaincu le public américain (190ème place au Billboard) qui avait pourtant fait un bon accueil à "Thunder in the East" (74ème place) et "Lightning Strike" (64ème place).

Bref rien de tel qu'un changement de line-up pour se remettre d'aplomb, et repartir du bon pied.

Produit par le duo Max Norman et Roger Probert, "Soldier of Fortune" atterrit dans les bacs le 17 septembre 1989.
Accompagné de l'ex-claviers de Dio Claude Schnell, Loudness propose sur ce dixième disque un succulent Heavy Metal Mélodique Américain en direction des fans de Black 'N Blue, Dokken, Icon, et surtout d'Yngwie J. Malmsteen's Rising Force, en particulier ceux déçus par l'orientation un peu trop A.O.R. (Adult Oriented Rock/Album Oriented Rock) de "Odyssey" (1988).
En effet dès "Soldier of Fortune" Loudness nous offre un morceau puissant et mélodique sur lequel Akira Takasaki greffe de superbes parties de guitares qui, tout en étant moins imprégnées de musique classique et moins démonstratives, n'ont rien à envier à celles du virtuose suédois.
Si l'influence d'Yngwie J. Malmsteen's Rising Force (avec des claviers plus discrets) perdure sur "Danger Of Love" et "Running For Cover", avec "You Shook Me" Loudness balance un percutant Heavy/Glam Metal qu'il a agrémenté d'une touche de Mötley Crüe/Cinderella.
D'autres influences apparaissent tout au long de l'album, dont celle de Whitesnake sur l'entraînant "Red Light Shooter" où certaines lignes de guitares d'Akira Takasaki rappellent celles de John Sykes sur l'exceptionnel "Whitesnake" (1987).
Afin de (re)conquérir le public Américain, Loudness propose avec "Twenty-Five Days" un titre calibré pour les radios F.M. et avec "Lost Without Your Love" l'inévitable ballade qui doit figurer dans tout bon disque de Heavy Metal Mélodique qui se respecte.
Si la singulière voix de Minoru Niihara (ainsi que son accent) permettait à Loudness d'être immédiatement reconnaissable celle, plus classique, de Michael Vescera donne l'occasion à la formation d'Akira Takasaki de se débarrasser (provisoirement) de cette encombrante étiquette de "Groupe japonais jouant du Heavy Metal" (c'est d'ailleurs la raison de son intégration).
Une volonté de changement pleinement assumée, notamment avec des morceaux comme "Faces In The Fire" et "Long After Midnight" sur lesquels Loudness ressemble davantage à une formation californienne qu'à un groupe originaire du Pays du Soleil Levant.
L'album s'achève avec "Demon Disease" qui voit Loudness renouer avec les tempos rapides sans pour autant dépasser les limitations de vitesses comme ce fut le cas avec le formidable "Esper" (sur "Disillusion"), le meilleur titre jamais composé par Akira Takasaki et Minoru Niihara.

Le changement opéré par Loudness est une réussite car "Soldier of Fortune" reçoit de bonnes critiques, et se vend bien (sans pour autant atteindre les chiffres de "lightning Srikes").

En 1991 le groupe sort "On the Prowl", un album composé de trois morceaux inédits ("Down 'N Dirty", "Playing Games", et "Love Toys") accompagné de huit autres réenregistrés (et parfois renommés) :

-"Never Again" (anciennement "Silent Sword")
-"Deadly Player" (anciennement "Lonely Player")
-"Take It Or Leave It" (anciennement "Milky Way")
- "Girl"
-"Long Distance" (anciennement "Long Distance Love")
-"In the Mirror"
-"Sleepless Nights"
-"Find A Way" (anciennement "To Be Demon")

En pleine tournée américaine Michael Vescera quitte Loudness pour rejoindre (provisoirement) Yngwie J. Malmsteen's Rising Force (il enregistrera par la suite deux disques avec ce groupe en 1994 et 1995), et est remplacé par l'ancien chanteur d'EZO Masaki Yamada.

Depuis cet épisode le line-up de Loudness est toujours resté 100% japonais.

Petite anecdote : en 1990 le groupe canadien de Thrash Metal Sacrifice sort un album intitulé "Soldiers Of Misfortune" avec une pochette ressemblant étrangement (mis à part la couleur) à celle de "Soldier of Fortune".
Une coïncidence ?



4 Commentaires

5 J'aime

Partager
Deminion - 29 Juin 2018:

J'ai cet album, mais ce coté plus mélodique m'a vite fait retourner sur la paire Disillusion/Thunder in the East mentionné plus haut.

Faudrait que je me repenche dessus un de ces quatres. Merci pour la chronique.

 

samolice - 29 Juin 2018:

Merci pour la chro. Ca m’a donné envie de ressortir le skeud, ce qui ne m’est pas arrivé depuis longtemps car, dans mes souvenirs, le groupe s’est un peu perdu avec cet album « américanisé », comme tu le dis fort justement.

Donc une écoute plus tard, je n’ai guère changé d’avis. La plupart des titres ne sont pas mauvais mais aucun ne me file la trique. Et puis la personnalité du groupe est tellement absente. 

Tu penses à Malmsteen sur « Danger of love » ou à Whitesnake sur « Red light shooter » ? Ben moi, direct j’ai Dokken en tête (et un peu le « Lay it down » de Ratt aussi sur ce dernier). Le jeu de guitare est tellement proche de Lynch que c’en est déroutant pour qui apprécie Akira. Idem pour « Long after midnight », l’un de mes titres préférés de l’album malgré ce manque évident de personnalité.

Et quand Loudness se frotte à l’A.O.R.avec « Twenty Five Days from Home », c’est le drame. Pas un problème en soi si le titre est bon. Mais là non, désolé, je peux pas. Et comme « Lost without your love » est gnan gnan gavant (bien différent du gnan gnan charmant), je lâche un peu l’affaire j’avoue.

Reste un bon « Soldier of fortune » et un très sympa « Demon disease » en cloture d’album où l’on retrouve enfin le style Loudness.

 

 Enfin, j’espère que Vescera ne se vexera pas si j’écris que je ne suis pas un immense fan de son chant, trop passe partout à mes oreilles. Minoru pouvait parfois faire rigoler mais sa personnalité était évidente.

Loudness s’est américanisé ? Oui, aucun doute. A trop chercher le succès, on ne récolte parfois pas grand chose…

 

Bref, pas plus convaincu aujourd’hui qu’hier. Un album correct mais qui au final prend tout le temps la poussière sur mon étagère. Et va continuer à la prendre. Un parmi de très nombreux autres d’ailleurs.

jamz - 29 Juin 2018:

Ecouté une fois, et poubelle. Pas aimé le chanteur.

BARONROUGE - 29 Juin 2018:

Une bonne " Kro " pour rien , je rejoins l'ami " jamz " , in the trash  , de plus nos Nippons avec presque 30 skeuds dans les rizières , il y a de quoi chopper une constipation qui risque de faire exploser les Hémorroides , mais bon , on ne va pas revenir sur l'histoire du du groupe , eux aussi on sombrer dans la vague " Made in US " avec un chanteur à deux balles et de plus sans aucune originalité , risible et ridicule pour le groupe --------------- bref Loudness faut faire le tri , même avec " Minoru " ils ont essayé toute les formules magiques du " Metal en Fusion" pour revenir sur le devant de la scène , mais quoi qu'il en soit ce groupe ne lâche pas la barre , perso seul une dizaine de skeuds valent le detour , à vous de plonger et de faire votre choix -------------------- ect-ect .

    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire